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Mis à jour : il y a 28 min 46 sec

PS5 : prix, date de sortie, manette, jeux... Tout ce qu'il faut savoir

sam, 19/09/2020 - 16:10
Sommaire

La Playstation 5, ou PS5, est la prochaine génération de console de Sony, après la PS4 sortie en 2013. Annoncée en juin 2020, elle sera disponible le 19 novembre à partir de 399 euros. Le point sur son design, ses différents modèles, ses accessoires et ses jeux.

Quelle est la date de sortie de la Playstation 5 ?

La PS5 sortira le 19 novembre en France. En 2013, la PS4 était sortie le 29 novembre en Europe. Faut-il craindre une pénurie ? C'est visiblement l'inquiétude de Sony. Selon l'agence Bloomberg, Sony, qui s'attend à une hausse de la demande en raison du coronavirus, avait décidé d'augmenter ses capacités de production. Mais l'entreprise fait face à des problèmes d'approvisionnement en composants. Pour cette raison, elle prévoit de produire 4 millions de consoles de moins, soit 11 millions d'unités au total, d'ici le 31 mars 2021. Un volume similaire à celui de la PS4, qui avait connu des ruptures de stocks à sa sortie en 2013.

Quel est le prix de la PS5 ?

La PS5 coûte 499 euros, ou 399 euros dans sa version Digital Edition sans lecteur Blu-Ray. Selon Bloomberg, citant des sources en interne, le coût de fabrication de la PS5 est de 450 dollars, ce qui nécessiterait de vendre la console à 470 dollars pour réaliser les mêmes marges que sur la PS4. Mais toujours selon Bloomberg, Sony a même envisagé de vendre la console à pertes, afin de s'aligner sur les prix de son concurrent Microsoft et compte sur les abonnements à son service de jeu en réseau et sur les ventes de jeux dans son magasin en ligne pour réaliser des bénéfices.

Manette de la PS5 La manette de la PS5. © Playstation

Comme à chaque sortie de console, Sony met aussi à jour sa manette. Baptisée DualSense, la manette de la PS5 est plus légère et aura une meilleure autonomie que celle de la PS4, selon Sony. Ses gâchettes arrière devraient permettre différentes intensités de pression, ce qui pourra trouver des applications dans certains jeux. Pour la première fois, les boutons "triangle", "rond, "carré" et "croix", inchangés depuis la PS1, perdent leurs couleurs. La manette dispose d'un micro intégré, ce qui permettra de parler sans avoir de casque. Sony a également conçu une station permettant de connecter deux manettes à la verticale pour les charger, sans que l'on sache pour l'instant si elle sera vendue séparément de la console. Elle est vendue 69,99 euros (une seule manette est fournie à l'achat de la console). A noter que les manettes de PS4 sont compatibles avec la PS5.

Le journaliste Geoff Keighley a pu prendre en main pour la première fois la manette de PS5 lors d'une diffusion en direct le 17 juillet sur YouTube. La vidéo ci-dessous (en anglais) permet de mieux se rendre compte de sa taille en conditions réelles, et en comparaison avec la manette de la PS4. Le journaliste a également pu tester la manette sur le jeu Astro's Playroom. Selon lui, la manette de PS5 est légèrement plus lourde, mais plus facile à prendre en main grâce à sa plus grande taille. Il met également en avant la qualité du fameux retour haptique de la manette, une sorte de vibration améliorée qui procure différentes sensations en fonction des actions effectuées (sur Astro's Playroom, il a pu ressentir la différence entre traverser une tempête de sable et un sol enneigé).

PS5 Digital Edition

La PS5 Digital Edition est une version moins chère (399 euros, contre 499) de la console sans lecteur Blu-Ray. Cela veut dire que tous les jeux de la console devront être achetés en version numérique et téléchargés. Moins coûteuse à produire, on peut supposer que cette version de la console sera moins chère. D'autant que Sony y trouve aussi un intérêt économique : l'absence de lecteur Blu-Ray rendra impossible les prêts de jeux entre joueurs ainsi que l'achat de jeux d'occasion. Elle incitera aussi davantage à acheter ses jeux sur le magasin en ligne de Sony depuis la console.

La PS5, disponible en précommande ?

Les précommandes de la PS5 se sont tenues le 17 septembre. Les stocks des marchands en France se sont épuisés en moins de 24 heures. Sony avait promis de prévenir à l'avance de leur date. "Nous vous ferons savoir quand les pré-commandes arriveront. Ce ne sera pas à la dernière minute", assurait Eric Lempel, directeur marketing de Playstation, à la chaîne YouTube The Game Awards. "Nous vous préviendrons quand vous pourrez précommander, donc s'il vous plait, ne vous sentez pas obligés d'aller faire la queue devant les magasins tant que vous n'avez pas reçu d'indication officielle sur le processus". C'est pourtant exactement l'inverse qu'a fait Sony, annonçant l'ouverture immédiate des précommandes lors d'une conférence en ligne.

La PS5 est-elle compatible avec les jeux de PS4 ?

Sony a expliqué que les jeux de PS4 seraient compatibles avec la PS5, qu'il s'agisse de jeux physiques ou numériques. Cependant, chaque jeu devra être adapté individuellement par son éditeur et selon son bon vouloir. Dans un premier temps, une centaine de jeux parmi les plus populaires de l'histoire de la PS4 seront concernés, avant un élargissement jusqu'à 4000 titres, affirme Sony. Les jeux de PS1, PS2 et PS3 ne seront pas compatibles avec la PS5. Outre cette rétrocompatibilité, un nombre plus limité de jeux achetés sur PS4 pourront bénéficier d'une mise à jour gratuite vers leur version pour PS5, permettant ainsi d'augmenter leurs performances, au lieu de simplement lancer un jeu de PS4 sur une PS5. A noter que si le jeu de PS4 était en version physique, il faudrait disposer d'une PS5 avec lecteur Blu-Ray pour être éligible à la mise à jour. Voici la liste des jeux concernés :

  • Assassin's Creed Valhalla
  • Control Ultimate Edition
  • Cyberpunk 2077
  • Destiny 2
  • DiRT 5
  • Doom Eternal
  • Far Cry 6
  • FIFA 21
  • Madden NFL 21
  • Marvel's Avengers
  • The Elder Scrolls Online
  • Watch Dogs Legion
  • WRC 9
  • Yakuza : Like a Dragon
PS5 VS Xbox Series X

La PS5 fera face à la concurrence de la Xbox Series X, la nouvelle console de Microsoft, qui sortira elle-aussi en novembre 2020. Premier élément de comparaison : le prix. Si l'on compare les prix de la PS5 à ceux de la Xbox, Sony se trouve dans une position ambivalente. Dans l'absolu c'est bien Xbox qui propose la console la mois chère, et de loin, avec sa Xbox Series S à 299 € euros. Ne disposant pas de lecteur Blu-Ray, elle est aussi bien moins puissante et ne permettra donc de lire des jeux qu'en résolution 1440p plutôt qu'en 4k comme sur les autres modèles Xbox et Playstation. Mais si l'on compare les autres consoles, l'avantage est bien du côté de Sony. Si les deux consoles les plus chère des concurrents, la Xbox Series X et la PS5 Standard, sont au même prix (499 euros), il existe une autre version de la PS5, la Digital Edition, sans équivalent chez Xbox. En sacrifiant le lecteur Blu-Ray mais en conservant les mêmes performances, elle est vendue pour 100 euros de moins (399 euros). A puissance équivalente, c'est donc bien Sony qui propose la console la moins chère.

En termes de performances, des différences existent entre les deux consoles. Le processeur de la PS5 (3,5 GHz) est un peu moins puissant que celui de la Xbox Series X (3,8 GHz). Même chose pour la carte graphique : 12 TFLOPS en performance brute chez Xbox, 10,28 chez Playstation. Leurs RAM (mémoires vives) sont en revanche identiques, à 16 Go. La PS5 possède un plus petit disque dur que la Xbox (825 Go contre 1 To), mais il est plus rapide, ce qui devrait permettre des chargements plus courts des jeux. Pour le catalogue de jeux, l'avantage est du côté de Sony, la PS5 possédant déjà de nombreuses exclusivités, là où Xbox se contente de sa franchise phare développée par Microsoft, Halo.  

Les accessoires de la PS5 La caméra, la station de recharge, le casque et la télécommande de la PS5. © Sony

En plus de la manette, Sony a conçu de nombreux accessoires pour la PS5, tous vendus séparément. Comme une station de recharge capable de charger deux manettes à la fois sans qu'il soit nécessaire de les connecter à la console. Le casque sans fil avec micro intégré Pulse 3D est proposé aux joueurs souhaitant communiquer durant les parties en ligne et avoir une bonne isolation de leur environnement extérieur. Pour faciliter la navigation dans les menus de la console et s'en servir davantage comme d'une box Internet, une Télécommande Media peut remplacer la manette. Elle permet également de contrôler le volume et l'alimentation de certains téléviseurs compatibles. Enfin, Sony a conçu une caméra HD pour les streamers, ces joueurs qui filment et diffusent leurs parties en ligne, qui permet de synchroniser la vidéo du joueur avec celle de sa partie sur la console pour en faire une seule vidéo. 

Les jeux sur PS5

Plusieurs dizaines de jeux ont déjà été annoncés par Sony. Certains sont des rééditions de titres déjà sortis sur PS4, tandis que d'autres seront développés spécifiquement pour la PS5. Certains de ces jeux seront exclusifs à la PS5 (non disponibles sur des plateformes concurrentes), soit parce qu'ils sont développés par Sony, soit grâce à des accords d'exclusivité signés avec des éditeurs. Certains seront disponibles au lancement de la console, d'autres plus tard. Le prix des jeux de PS5 devrait augmenter : certains éditeurs comme 2K Games ont déjà annoncé des titres à 70 ou 75 euros, contre 60 sur PS4. Ubisoft s'est engagé de son côté à maintenir le prix de ses jeux sur PS5 à 60 euros. Ce sera notamment le cas pour prochain titre phare d'Ubisoft, Assassin's Creed Valhalla. Cependant, l'éditeur s'est uniquement engagé à maintenir le prix de ses jeux durant ses prochaines sorties en automne et en hiver prochains. Rien ne l'empêchera d'augmenter lui aussi ses prix par la suite.

Jeux exclusifs annoncés sur PS5 :
  • Astro's Playroom (préinstallé sur la PS5)
  • Demon's Souls
  • Destruction AllStars
  • Final Fantasy 16 
  • Godfall
  • God of War 2 : Ragnarok 
  • Gran Turismo 7
  • Horizon : Forbidden West
  • Project Athia
  • Ratchet and Clank : Rift Apart
  • Recompile
  • Returnal
  • Sackboy : A Big Adventure
  • Spider-Man : Miles Morales.
Autres jeux annoncés sur PS5 :
  • Anima : Song From the Abyss
  • Anno Mutationem
  • Aragami 2
  • Atomic Heart
  • Assassin's Creed Valhalla
  • Black Legend 
  • Blind Fate : Edo no Yami
  • Bloodborne Remastered
  • Blood Bowl 3
  • Borderlands 3
  • Braid Anniversary Edition
  • BugSnax
  • Call of Duty Black Ops : Cold War
  • Chivalry 2
  • Chorus
  • Control
  • Cris Tales
  • Cyberpunk 2077
  • Dead by Daylight
  • Deathloop
  • Destiny 2
  • Dirt 5
  • Doom Eternal
  • Dustborn
  • Earthlock 2
  • Eiyuden Chronicle : Hundred Heroes
  • Far Cry 6
  • FIFA 21
  • Fortnite
  • Ghostwire : Tokyo
  • Goodbye Volcano High
  • Gotham Knights
  • Grand Theft Auto 5
  • Graven
  • Harry Potter : Hogwarts Legacy
  • Haven
  • Heavenly Bodies
  • Hitman 3
  • Hood Outlaws & Legends
  • Hyper Scape 
  • Immortals : Fenyx Rising
  • In Sound Mind
  • Jett : The Far Shore
  • Kena - Bridge of Spirits
  • Lands of Raynar
  • Lego Star Wars : The Skywalker Saga
  • Little Devil Inside
  • Lost At Sea
  • Madden 21
  • Maquette
  • Marvel's Avengers
  • Metal : Hellsinger
  • Monster Boy and the Cursed Kingdom
  • NBA 2K21
  • NHL 21
  • Observer : System Redux
  • Oddworld Soulstorm
  • Outriders
  • Overcooked ! All You Can Eat
  • Paradise Lost
  • PES 2022
  • Planet Coaster : Console Edition
  • Poker Club
  • Pragmata
  • Quantum Error
  • Resident Evil Village
  • Ride 4
  • Riders Republic
  • Scarlet Nexus
  • Sherlock Holmes : Chapter One
  • Solar Ash
  • Star Wars Squadrons
  • Stray
  • Suicide Squad : Kil the Justice League
  • TemTem
  • The Elder Scrolls Online
  • The Lord of the Rings : Gollum
  • The Pathless
  • The Pedestrian
  • The Witcher III : Wild Hunt
  •  Unknown 9 Awakening
  • Tom Clancy's Rainbow Six Siege
  • Vampire : The Masquerade – Bloodlines
  • Vigor 
  • Warframe
  • Warhammer : Chaosbane
  • Watch Dogs : Legion
  • Werewolf: The Apocalypse
  • White Shadows
  • Worms Rumble
  • WRC 9
  • WM
  • Yakuza 7

Congé maternité : vers un allongement de la durée du congé en France ?

ven, 18/09/2020 - 18:53

[Mise à jour du vendredi 18 septembre 2020 à 18h53] Allonger le congé maternité dont bénéficient les femmes au titre de leur grossesse ? C'est en tout cas ce que préconise un rapport de la Commission "1 000 premiers jours", lancée par le Président de la République en septembre 2019 et dont le suivi des travaux a été confié à Adrien Taquet, secrétaire d'Etat à l'enfance et aux familles auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, afin de mieux accompagner les "1 000 premiers jours", de l'enfant, du 4e mois de grossesse jusqu'à ses deux ans. "Si les récentes mesures tendent à harmoniser les durées et les mécanismes d'indemnisation, le congé maternité parait "court" par rapport aux besoins des enfants et des mères et à l'impact à long terme sur l'évolution de la société, notamment si l'on effectue une comparaison internationale", peut-on lire dans le document, à retrouver dans son intégralité ici. Il y est aussi question d'accompagnement à la parentalité et d'allongement du congé paternité

Sommaire Quelle est la durée du congé maternité ?

La durée du congé maternité peut durer jusqu'à seize semaines pour un premier ou un deuxième enfant. Il est allongé en cas de naissances multiples et à partir du troisième enfant. Une partie du congé a lieu avant la date présumée de l'accouchement, une autre après. Pendant ce congé, la femme ne travaille pas.

Calcul du congé maternité

Pour calculer la répartition du congé, il faut connaître la date présumée de l'accouchement :

  • Dans le cas d'une première ou d'une seconde naissance, le congé débute 6 semaines avant la date présumée de l'accouchement et se termine 10 semaines après, ce qui fait un total de 16 semaines.
  • Dans le cas d'une troisième naissance ou au-delà, il débute 8 semaines avant la date présumée de l'accouchement et se termine 18 semaines après, ce qui fait un total de 26 semaines.
  • Dans le cas de la naissance de jumeaux, il débute 12 semaines avant la date présumée de l'accouchement et se termine 22 semaines après, ce qui fait un total de 34 semaines.
  • Dans le cas de la naissance de triplés ou de plus d'enfants, il débute 24 semaines avant la date présumée de l'accouchement et se termine 22 semaines après, ce qui fait un total de 46 semaines.
Comment connaître les dates de son congé maternité ?

Ces modes de calcul servent à déterminer la date à laquelle les femmes enceintes peuvent partir en congé. Cependant, si l'accouchement se produit avant la date prévue, la durée totale du congé n'est pas raccourcie : la période postérieure à l'accouchement est rallongée. Ces périodes constituent les durées maximales des congés que sont en droit de prendre les femmes enceintes.

En aucun cas cependant, une femme enceinte ne peut être arrêtée moins de 8 semaines, dont six semaines après l'accouchement. Un certificat médical attestant l'état pathologique peut par ailleurs rallonger ce congé maternité de 2 semaines avant l'accouchement et de 4 semaines après.

NB : ces durées ne prennent pas en compte un éventuel congé pathologique ni un congé parental d'éducation.

Comment est-on payé en congé maternité ?

Pendant la durée du congé maternité, la salariée a le droit à des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale et calculées à partir du salaire moyen des 3 mois précédent le congé. Celles-ci sont plafonnées à 81,27 euros par jour en 2016.

Elle doit pour cela justifier de 10 mois d'immatriculation en tant qu'assurée sociale à la date présumée de son accouchement. Un certain nombre d'heures travaillées dans les mois précédents le congé maternité est aussi nécessaire.

Droit au congé maternité

Le congé maternité est un droit. La salariée doit juste prévenir son employeur de sa date de départ en congé maternité et de celle de sa fin. A son retour dans l'entreprise, elle doit retrouver son poste ou un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins égale. Elle a également droit à un entretien avec son employeur en vue de son orientation professionnelle.

Congé maternité et RSA

Une personne en congé de maternité peut demander le RSA si elle remplit les conditions requises. Son montant variera selon qu'elle soit en couple ou isolée. Les éventuelles indemnités journalières sont prises en compte pour le calcul du montant du RSA, ce qui n'est pas le cas des remboursements d'examens médicaux qui ne sont pas considérés comme des ressources.

Congé maternité et retraite

Pour toutes les naissances intervenues depuis le 1er janvier 2014, les trimestres de congé maternité comptent intégralement pour le calcul de la retraite. Auparavant, les mères de famille pouvaient ne valider qu'un seul trimestre lors de congé maternité. Lorsque la durée du congé dépassait un trimestre (troisième enfant, jumeaux...), le montant de leur pension était affecté.

Congé maternité des travailleuses indépendantes

Les freelances et dirigeantes d'entreprise relevant de la Sécurité sociale des indépendants ont droit à  un congé maternité de huit à seize semaines dans les mêmes conditions que les salariées. Elles peuvent être indemnisées jusqu'à 55,51 euros par jour.

Comment le search permet de doper ses ventes en ligne

ven, 18/09/2020 - 18:48

Devenus exigeants, volatiles, instantanés, il est de plus en plus difficile pour un e-commerçant de les fidéliser. Dans ce contexte, être attentif aux nouvelles tendances et saisir les opportunités devient donc indispensable. L’objectif est de présenter rapidement aux internautes des produits qui correspondent à leurs envies, à leurs besoins et à leurs exigences, seul moyen pour les fidéliser. Le moteur de recherche interne est un canal d’accès au produit fortement utilisé par les internautes : 50 % d’entre eux l’utilisent pour trouver un produit désiré. (source : Observatoire des pratiques de recherche dans le e-commerce -  Sensefuel)

Le rôle stratégique des moteurs de recherche dans le processus d’achat

Quel que soit le canal d’achat emprunté (offline ou online), les consommateurs ont les mêmes attentes : trouver une typologie de produit, découvrir une offre, faire de bonnes affaires... Dans un magasin physique, un client arpentera les allées en se laissant guider par le rayonnage et la signalétique jusqu’à trouver le produit recherché. S’il ne le trouve pas, alors il se dirigera vers un vendeur pour lui demander un conseil ou l’emplacement. Sur le site e-commerce, sa démarche est la même : il navigue d’abord dans l’arborescence et, systématiquement, s’il ne trouve pas ce qu’il veut dans le plan de classement, il a recours au moteur de recherche interne. Il est d’ailleurs de plus en plus fréquent que le client utilise directement le moteur de recherche. 

Pour faire une analogie, l’arborescence de navigation équivaut à la surface de vente et le moteur de recherche, au vendeur. Leur rôle est d’être au service de la vente, en facilitant l’exploration et la découverte de l’offre. La grande différence avec un magasin physique est que sur le site marchand, l’offre peut être infinie. Seulement, imaginez le désarroi d’un client qui entre dans un entrepôt aussi important que ceux d’Amazon et qui passe par la navigation pour atteindre son produit. Le moteur de recherche doit être conçu pour éviter cette situation. Quelle que soit la maturité du consommateur dans son processus d’achat, le moteur de recherche sera en mesure de comprendre instantanément la demande et d’y répondre précisément. 

Découvrir une catégorie de produit, rechercher un produit précis, effectuer un achat compulsif ou apprécier l’étendue de l’offre... Le moteur de recherche interne doit aider le client dans ces différentes situations. Contrairement à la navigation, celui-ci ne se limite pas à la classification imaginée par le commerçant pour le client. 

Déployer un moteur de recherche e-commerce innovant, basé sur des algorithmes de dernière génération, permettra donc de satisfaire ses visiteurs en leur faisant vivre une nouvelle expérience de recherche, personnalisée. Porter une attention particulière à ce levier pour augmenter l’engagement et la conversion du site e-commerce est donc stratégique. 

Maladie professionnelle : le Covid reconnu comme tel dans certains cas

ven, 18/09/2020 - 18:06

[Mise à jour du vendredi 18 septembre 2020 à 18h06] Le statut de maladie professionnelle est désormais accordé automatiquement aux professionnels soignants exerçant à l'hôpital, en Ehpad, ou à domicile ayant contracté, sur leur lieu de travail, une forme sévère du coronavirus ayant nécessité un apport d'oxygène. C'est ce que le prévoit un décret publié au Journal officiel le 15 septembre 2020. Les autres travailleurs doivent passer devant un comité d'experts indépendants, composé d'un médecin-conseil de la caisse d'Assurance Maladie et d'un praticien hospitalier ou d'un médecin du travail, pour bénéficier de cette reconnaissance. La déclaration est à effectuer sur le site Internet declare-maladiepro.ameli.fr. Elle doit notamment comporter une attestation de l'employeur mentionnant l'emploi et les périodes d'absence en 2020 (ou, pour les professionnels de santé libéraux, une attestation sur l'honneur mentionnant la réalisation d'actes de soins au cours des 15 jours précédant le diagnostic d'infection). Elle doit également s'accompagner du certificat médical initial du médecin qui a posé le diagnostic Covid, le compte-rendu d'hospitalisation ainsi qu'un justificatif d'activité professionnelle.

Pour rappel, la reconnaissance en maladie professionnelle permet de bénéficier d'un remboursement des soins à 100% sur la base du tarif de la Sécurité sociale et d'indemnités journalières plus avantageuses que lors d'un arrêt maladie courant. En cas de séquelles provoquant une incapacité permanente, une rente viagère est allouée, calculée en fonction de la gravité des séquelles et des revenus antérieurs à la contraction du virus. Les ayants droit d'une personne décédée du Covid-19 peuvent également bénéficier d'une rente. Ils doivent fournir une copie du certificat de décès du proche, en plus des pièces précédentes.

Sommaire Qu'est-ce qu'une maladie professionnelle ?

Les maladies qui peuvent être reconnues comme maladies professionnelles sont recensées dans des tableaux du Code de la Sécurité sociale. Ces listes évoluent dans le temps en fonction des avancées des connaissances médicales. Elles divergent selon le régime auquel le salarié est affilié (général ou agricole). Mais certaines maladies peuvent être considérées comme professionnelles sans apparaître dans ces tableaux (voir ci-après)

Comment faire reconnaître une maladie professionnelle ?

Pour qu'un salarié atteint par une maladie professionnelle la fasse reconnaître, il doit apporter la preuve qu'il a été exposé au risque. La maladie doit avoir été constatée soit au cours de la période d'exposition au risque, soit pendant une période postérieure qui varie selon les maladies et définie par le Code de la Sécurité sociale.

Le cas d'une maladie figurant dans le Code de la Sécurité sociale : si le salarié a exercé l'un des métiers associés précisés dans les tableaux, la maladie est "présumée" d'origine professionnelle. C'est le cas d'un carreleur exposé pendant 10 ans à l'amiante et victime d'un cancer broncho-pulmonaire. Ce n'est pas le cas d'un cordonnier victime de la même maladie.

Le cas d'une maladie ne figurant pas dans le Code de la Sécurité sociale : si une maladie est bien inscrite au tableau mais que, par exemple, le temps d'exposition n'est pas assez long ou que le travail effectué n'est pas associé à cette maladie, elle peut être reconnue comme directement liée au travail par un comité médical. De même, lorsque l'incapacité permanente est au moins égale à 25% mais que la maladie n'est pas inscrite dans un tableau, c'est encore une fois un comité médical qui reconnait le lien entre la maladie et le travail.

Le Parlement ou le gouvernement peuvent également utiliser le pouvoir législatif pour prendre en compte certaines pathologies via le système complémentaire de reconnaissance des maladies professionnelles. Ainsi, depuis le printemps 2015, Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, souhaite reconnaître le burn out comme maladie professionnelle.

Quelle prise en charge des maladies professionnelles ?

Dans le régime général, les maladies professionnelles sont prises en charge par la branche Accident du travail-Maladie professionnelle (AT-MP) de la Sécurité sociale, contrairement aux autres maladies prises en charge par l'assurance maladie, par exemple lors d'un arrêt maladie. Dans le régime agricole, c'est la Mutualité sociale agricole qui s'en charge (MSA).

Dans cette situation, les frais médicaux sont intégralement pris en charge par la Sécurité sociale. Aucun frais n'est à avancer si le patient présente sa "feuille d'accident du travail ou de maladie professionnel" au médecin, au pharmacien ou à l'hôpital.

Paiement récurrent : le comparatif complet, du spécialiste GoCardless à l'offensif Stripe

ven, 18/09/2020 - 17:33

Même Apple s'y est mis. Le géant américain vient de lancer un abonnement qui regroupe tous ses services, d'Apple Music à iCloud en passant par l'Apple TV. Ce mode de consommation a explosé ces dernières années, que ce soit du côté des particuliers (streaming vidéo, musique…) que du côté des entreprises (le SaaS). Les prestataires de paiement (PSP) généralistes ont donc dû s'adapter pour faire face à cette tendance. D'autres acteurs spécialisés ont également vu le jour. A ce jour, une dizaine de sociétés proposent des solutions de paiement récurrent. Pour vous aider à faire le bon choix, le JDN a élaboré un comparatif de ces solutions.

Si vous être une PME, il faut en priorité regarder les solutions qui ciblent cette taille d'entreprise car elles proposent des fonctionnalités adaptées et des processus d'onboarding rapides. C'est le cas notamment de PayPlug (groupe BPCE) et Paygreen. Stripe, qui est à l'origine une solution pour les start-up, s'adresse désormais à toutes les entreprises mais a gardé son ADN de start-up. Parmi les critères les plus souvent communiqués par les solutions, il y a le taux d'acceptation d'une transaction. Celui-ci est à prendre avec des pincettes car il varie en fonction des secteurs d'activité. Demandez donc des précisions au PSP.

Gocardless, Paygreen et Stripe : les plus complets

Sur les modes de paiement, la majorité des acteurs proposent la carte bancaire et le prélèvement, indispensables si vous souhaitez proposer une formule d'abonnement. Seul le britannique GoCardless ne propose pas le paiement par carte. Le prélèvement n'est pas proposé par Paybox (Verifone), Paygreen et Payplug. Si vous avez une activité à l'étranger, prêtez attention à la possibilité de collecter les paiements en devises étrangères. Par exemple, les français Paygreen, Payplug et Slimpay ne le proposent pas.

Prenez aussi le temps de regarder les fonctionnalités quasi indispensables de nos jours : mise à jour automatique des cartes, gestion des périodes d'essai, capacité à retenter un paiement…  Sur ce terrain, le néerlandais Adyen, le français Paygreen et l'américain Stripe sont assez complets. Des outils de relance, d'édition automatique de factures ou encore des analytics peuvent être fournis en plus par les PSP. GoCardless, Lyra et Stripe disposent d'une belle palette.

Last but not least, le critère "prix" doit être scruté. Sur ce plan, les jeunes acteurs sont assez agressifs. Comme toujours dans le paiement, les tarifs varient en fonction des moyens de paiement utilisés (Visa, Amex, virement…) et sont dégressifs en fonction des volumes de transaction. Regardez également si le PSP facture d'autres frais (mise en service par exemple). Pour faciliter ce benchmark de prix, le JDN renvoie sur les pages de tarification (qui peuvent être assez longues !) des prestataires de paiement, quand celles-ci sont disponibles.

L'IoT en pince pour l'impression 3D

ven, 18/09/2020 - 16:18

Pour lancer son produit IoT dédié à la maintenance prédictive des ascenseurs, la start-up parisienne WeMaintain a choisi de recourir à l'impression 3D. Tout comme la start-up rochelaise de thérapies digitales Ullo pour sa fleur connectée de relaxation. "La diversité des projets IoT et des acteurs sur le marché tire la demande pour la réalisation de prototypes en impression 3D", constate Clément Moreau, CEO de Sculpteo. Lancée en 2009 pour des réalisations destinées au grand public, l'entreprise française spécialisée dans l'impression 3D s'est orientée en 2013 vers le marché BtoB et, aujourd'hui, l'IoT représente 20% de son chiffre d'affaires.

Dans le secteur de l'IoT, les entreprises utilisent généralement cette technologie pour imprimer des boîtiers, des supports, des systèmes de fixation ou encore des connecteurs. "La demande concerne surtout des parties mécaniques", précise Clément Moreau. Trois méthodes sont utilisées pour l'impression 3D de ces pièces : l'impression par frittage de plastique, utilisée majoritairement pour les grands volumes, l'impression par stéréolithographie (SLA) sur résine, privilégiée pour les objets fragiles ou techniques, et l'impression par projection de matière. C'est cette dernière technique qu'a choisie WeMaintain. La start-up a souhaité prendre en main l'impression par elle-même, tandis que d'autres font appel à des spécialistes comme Nove3D ou Sculpteo, en particulier pour passer à l'étape de l'industrialisation.

Pour WeMaintain, le principal intérêt de l'impression 3D est de rendre possible très rapidement les itérations sur de petites séries de produits. "Notre capteur laser nécessitait d'être droit par rapport à la gaine. Pour cela, il fallait du sur-mesure en fonction des diverses portes d'ascenseur, explique Tristan Foureur, cofondateur et CTO de WeMaintain. Avec l'impression 3D, nous pouvons avoir un premier prototype en une demi-journée et le tester l'après-midi même sur le terrain." Au total, une cinquantaine de boîtiers différents ont été conçus avec leurs attaches, avant d'aboutir au produit final.

Des boitiers en impression 3D à moins de quatre euros

Les cofondateurs de WeMaintain apprécient être indépendants des fabricants et pouvoir effectuer des modifications comme ils l'entendent dans "une démarche de R&D permanente". "J'ai voulu ajouter une deuxième antenne 4G pour améliorer la réception du signal. Il m'a suffi d'une manipulation d'une heure et demi pour finaliser le complément", raconte Damien Weber, ingénieur IoT chez WeMaintain.

Pour Ubidreams, Nove3D a imprimé le boîtier mais aussi des composants internes. © Nove3D

"L'impression 3D est idéale quand une entreprise part de zéro et veut s'assurer du fonctionnement de son produit", souligne Vincent Raquin, fondateur de Nove3D, bureau d'étude sur l'impression 3D à la Rochelle. Nove3D a réalisé 20 boîtiers pour la société de développement d'applications mobiles et d'objets connectés Ubidreams, qui voulait des capteurs pour suivre la position de camions sur un site de déchargement. Le concept validé, Ubidreams s'est doté de 50 devices. Avec l'impression 3D, les entreprises peuvent imprimer le nombre de pièces requises. "Un atout pour les grands groupes, ce qui leur évite le stockage de pièces. Ces dernières sont par ailleurs réalisées en France, en local, permettant une maîtrise de la fabrication", ajoute Vincent Raquin.

Le deuxième grand avantage de l'impression 3D mis en avant est son coût. "Une bobine de plastique d'un kilo revient à 20 euros environ. Un boîtier comprenant 80 grammes de plastique, son coût de production ne dépasse guère quatre euros", indique Damien Weber. La machine à impression 3D a coûté près de 700 euros à WeMaintain, quand la réalisation de moules pour les volumes nécessaires serait revenue à un prix compris entre 20 000 et 40 000 euros. "La baisse des coûts de l'impression 3D reste un enjeu important", affirme Clément Moreau, chez Sculpteo.

Le temps d'impression et la gestion des produits imprimés restent les deux challenges auxquels font face les utilisateurs. "Nous avons réduit le plastique, la taille du boîtier et le placement des composants à l'intérieur pour passer de 14 à 4 heures d'impression, et j'ai réalisé un extracteur de produits pour pouvoir imprimer en continu sans intervention humaine à la fin de chaque impression", détaille Damien Weber. WeMaintain peut ainsi fabriquer une centaine de boîtiers par semaine, ce qui lui permet de s'adapter à la demande des clients. En 3D et en temps réel donc.

Sébastien Imbert (Microsoft France) : "Nous avons basculé 100% de notre communication sur le digital"

ven, 18/09/2020 - 14:49
JDN. Quels changements avez-vous apportés à votre stratégie digitale depuis la crise du coronavirus ? Sébastien Imbert est directeur marketing de Microsoft France. © S. de P. Microsoft

Sébastien Imbert. Nous sommes passés au 100% digital au moment de la crise et avons décidé de nous y cantonner. Prenons l'exemple de l'événementiel, élément structurant de notre communication, qui mobilise 40% de nos investissements en la matière. Jusqu'au confinement, 90% de nos événements étaient physiques. Nous avions 701 événements physiques programmés en France entre mars et juin. À l'annonce du confinement, il a fallu agir vite et décider entre le report, l'annulation ou la transformation en événement purement digital. Nous avons choisi la troisième option pour tous les événements organisés par notre marque jusqu'à 2021… et probablement au-delà.

Pourquoi avez-vous décidé de rester sur du 100% digital même après le déconfinement ?

Le confinement nous a montré qu'il est tout à fait possible de continuer de produire de la valeur à très grande échelle, à distance. Jusqu'alors nous pensions que le volet physique était nécessaire. Le point culminant de ce processus de test and learn a été le Microsoft Build, événement mondial dédié aux développeurs, prévu pour accueillir environ 30 000 personnes à Seattle, aux États-Unis, du 19 au 21 mai dernier. Cela faisait un an que nous travaillions sur l'organisation de cet événement. Coronavirus oblige, notre siège a décidé de l'organiser complètement autrement, comme une émission télé immersive et interactive pensée, scénarisée et produite pour le digital.

"En France, d'avril à fin juin, nous avons organisé une vingtaine d'événements 100% digitaux qui ont rassemblé 12 000 personnes, soit quatre fois plus que ce que l'on aurait obtenu en physique"

Le résultat a dépassé toutes nos attentes : 193 000 visiteurs uniques exposés sur 211 pays avec une connexion moyenne de 167 minutes. Nous n'avions jamais touché autant de personnes ! Cet événement a marqué un avant et un après, il est devenu notre référentiel. En France, d'avril à fin juin, nous avons organisé une vingtaine d'événements 100% digitaux qui ont rassemblé 12 000 personnes, soit quatre fois plus que ce que l'on aurait obtenu en physique !

Tout votre mix média est-il concerné par cette décision de passer au 100% digital ?

Oui, notre mix média, jusqu'alors composé de 70% de digital et 30% d'affichage, presse écrite, radio et télé, passe au 100% numérique. Nous avons repris l'affichage mais uniquement en digital. Nos grands dispositifs médias resteront comme cela cette année. Il n'y a pas de prévision de changement pour le moment, en tout cas sur la partie BtoB, qui représente la majeure partie de notre activité. Nous adoptons désormais une approche beaucoup plus programmatique, c'est-à-dire, impliquant une planification forte, au sein d'une même plateforme, afin que la data nous permette d'établir une relation dans le temps avec nos visiteurs.

"Nous arrêtons la publicité centrée sur nos produits pour désormais valoriser les succès de personnes et d'organisations qui utilisent nos produits"

Nous avons également revu notre manière de produire et diffuser nos campagnes médias. Nous arrêtons la publicité centrée sur nos produits pour désormais valoriser les succès de personnes et d'organisations qui utilisent nos produits. Avant la crise du coronavirus, nous avions une grande campagne qui tournait en télé, en digital et en affichage, structurée autour de notre produit Teams et ses bénéfices. Quand la crise s'est déclenchée, nous avons mis cette campagne en pause pour lui donner du sens. Un dispositif publicitaire doit être contextualisé. Or nous avons observé que plusieurs industries et services se réinventaient grâce à la technologie. Nous avons donc décidé de valoriser des histoires de clients qui ont réussi à continuer à travailler, voire innover, grâce à notre technologie.

Nous avons choisi plusieurs cas dans le monde, comme l'université de Bologne, la police de New York et en France, L'Oréal qui a consacré son centre de production à la fabrication de gel hydroalcoolique pour les infirmières et les médecins. Ce grand changement nous a permis d'obtenir des performances et des engagements extrêmement importants. Cela nous a montré qu'il faut avoir le courage d'arrêter les choses en temps et en heure pour éviter d'être dans des logiques de pure diffusion de message produit. Il faut plutôt que la campagne montre en quoi le produit peut servir dans son contexte.

Cet article a également été publié dans Adtech News, supplément papier du magazine CB News, dédié à l'adtech et au martech. Dans l'édition de septembre un dossier sur le plan de relance des médias français, une interview de Microsoft France, le baromètre du programmatique, un tuto sur le SEA chez Apple et un sujet sur Poool, le spécialiste du wall dynamique.

Covid-19 et services numériques : la billetterie plonge, le fitness décolle

ven, 18/09/2020 - 14:05

La billetterie événementielle en ligne est l'un des secteurs les plus sévèrement touchés par la crise sanitaire du coronavirus. D'après une étude de Statista, son chiffre d'affaires est passé de 60,2 à 25,2 milliards de dollars entre le début de la pandémie et août 2020, soit une baisse de 58% selon des estimations. Pour citer l'exemple du football, la Fifa a annoncé que les conséquences du Covid-19 pourraient coûter au niveau mondial jusqu'à 14 milliards de dollars. Les services de rencontre ont quant à eux rencontré une chute de 17% de leur chiffre d'affaires.

Grand gagnant de la crise avec une progression de 22% : les applications de fitness. Les particuliers ont profité du confinement et de la fermeture des salles de sport pour surveiller leur santé à travers des wearables. Profitant de ce mouvement, Apple a lancé dans les pays anglophones Apple Fitness+, un service sur son application Forme réservé aux détenteurs d'une Apple Watch leur fournissant pour 9,99 dollars par mois des cours virtuels avec des coachs sportifs personnalisant les programmes.

Les livraisons de repas sortent aussi leur épingle du jeu, avec un gain de 11%. Selon une enquête réalisée par le cabinet Nielsen, la part de Français ayant recours aux applications de livraison de repas à domicile a doublé pendant la période de confinement et reste à un niveau élevé depuis.

C'est ce segment de livraison de repas qui a permis à Uber de se maintenir, cette activité a doublé ses revenus pour atteindre 1,2 milliard de dollars. En plus d'Uber Eats, l'entreprise a racheté début juillet 2020 l'application de livraison de repas Postmates pour 2,65 milliards de dollars afin d'offrir un plus grand choix de restaurants.

Statista édite un portail d'études et de statistiques provenant de plus de 18 000 sources.

Lutte contre la fraude : les assureurs misent sur la technologie

ven, 18/09/2020 - 12:35

La fraude est un casse-tête permanent pour le secteur de l'assurance. Selon l'Alfa (Agence pour la lutte contre la fraude à l'assurance), la fraude représentait 1 demi-milliard d’euros en IARD en 2018, et seuls 300 millions d'euros étaient effectivement détectés et récupérés par les assureurs toutes catégories confondues. Les mesures pour lutter contre ce problème existent, comme des sanctions civiles et pénales à l'encontre des fraudeurs, sans être pour autant suffisamment déployées ou efficaces. De plus, dans le contexte actuel de crise sanitaire du Covid-19, les assureurs sont nombreux à avoir constaté une hausse importante des tentatives de fraude.

Les assureurs investissent dans la lutte contre la fraude

Néanmoins, la plupart d'entre eux décident de riposter. Au Royaume-Uni, Allianz a récemment annoncé que ses efforts de lutte contre la fraude ont permis d'économiser 65,2 millions de livres sterling en 2019, une augmentation de 450 000 livres par rapport à l'année précédente qui était déjà un record. Si l'assurance automobile reste la plus concernée par les fraudes pour Allianz, l'entreprise a également constaté une augmentation des activités frauduleuses dans le domaine des dommages, conduisant Allianz à investir davantage dans la prévention de la fraude.

Dans leur quête de nouveaux moyens pour lutter contre la fraude, les assureurs pourraient envisager d’inverser le modèle d'identification de la nature frauduleuse des demandes d'indemnisation. En d'autres termes, plutôt que de mettre sur liste noire les clients qu'ils considèrent comme des mauvais élèves, les assureurs pourraient au contraire établir une "liste blanche" de ceux qui agissent bien. Cette approche, qui reprend des pratiques habituellement associées à la cybersécurité, permettrait aux assureurs de réduire le champ d'action des gestionnaires de sinistres lorsqu'ils tentent d'identifier les fraudes. Les demandes d'indemnisation des clients présentant des antécédents de comportement non frauduleux peuvent être traitées plus rapidement, tandis que les demandes d'indemnisation des clients qui ne font pas partie d'une liste blanche peuvent être vérifiées de manière plus approfondie pour s'assurer de leur honnêteté.

Les nouvelles technologies à la rescousse

De nombreux assureurs se tournent vers la technologie pour les aider à identifier des modèles de comportement frauduleux, que ce soit chez des individus lambda ou au sein de groupes organisés. C'est le cas de Generali France, qui enregistre chaque année environ 300 dossiers frauduleux sur les 125 000 sinistres déclarés ; la filiale française a récemment annoncé le déploiement de la solution anti-fraude de l'assurtech français Shift Technology pour mieux détecter les dossiers suspicieux liés aux sinistres, avec l'objectif de passer de 0,8% à 2% de taux de détection des fraudes. Cette solution utilise l'intelligence artificielle et les techniques d'apprentissage automatique pour rechercher des modèles de comportement et d'autres signaux d'alerte qui indiquent la possibilité d'un sinistre frauduleux. L'IA permet aux assureurs de générer très rapidement des connaissances précieuses issus de l'énorme quantité de données dont ils disposent afin de mieux appréhender les situations auxquelles ils sont confrontés. Generali France estime pouvoir économiser, grâce à la technologie de Shift, environ 20 millions d'euros d'ici trois ans.

Les réseaux sociaux peuvent également entrer en jeu dans la détection des fraudes et sont de plus en plus utilisés, en particulier dans les pays anglo-saxons, tandis qu’en France, leur utilisation reste pour l'instant plus marginale. La consultation des profiles Facebook, Twitter ou encore Instagram des assurés afin de vérifier la véracité des informations qu’ils ont fournies ne suffit pas. Il faut les coupler avec d’autres outils car leur utilisation à bon escient requiert une logistique complexe afin que les différentes sources d’informations dont disposent les assureurs se complètent de façon efficace. Néanmoins, un nombre croissant d'enquêtes est initié à partir de données trouvées sur les réseaux, pour vérifier si la fraude a eu lieu ou pas. Enfin, dans ce même combat contre la fraude, on peut citer la technologie blockchain, qui a été privilégiée par EDF, Engie, La Poste et la Caisse des Dépôts afin de vérifier et d’attester de l'authenticité des justificatifs de domicile utilisés par les particuliers auprès des banques, assureurs et prestataires sociaux.

Quelle que soit la technique utilisée par les assureurs dans leur combat contre la fraude, ils doivent veiller à ce que les fonctions de lutte contre la fraude et de règlement des sinistres soient réunies au sein d'une même entité intelligente pour fonctionner de manière harmonieuse. Les systèmes qui n'arriveront pas à se compléter entre eux produiront un gouffre de données dans lequel se perdra leur force d'action. En revanche, les systèmes intelligents qui priorisent les informations les plus importantes et les transmettent aux gestionnaires de sinistres au moment opportun peuvent aider les assureurs à lutter contre la fraude tout en réduisant les primes et en améliorant le service à la clientèle pour les clients honnêtes. Pour cela, la technologie est une alliée indispensable à mettre en œuvre.

La protection et la transparence des données doivent rester prioritaires toute l'année

ven, 18/09/2020 - 12:27

La place et le rôle de l'IT au sein de l'entreprise ont subis une profonde transformation durant les dix dernières années, sous l'influence de technologies telles que le cloud et les communications mobiles et sans fil. Désormais, la technologie est considérée par tous les responsables comme un élément facilitateur plutôt que comme un simple outil. La place de l'infrastructure numérique est de plus en plus centrale et le sujet des technologies d’entreprise n'est plus réservé au périmètre du data center mais s'immisce maintenant au sein des comités de direction. Si cette évolution est très positive, il convient de rappeler que la réduction des risques constitue l’une des principales priorités de tout comité de direction.

Développer la gestion des données dans le cloud

De plus en plus d'entreprises se tournent vers des stratégies hybrides et multicloud. Selon Gartner, le cloud hybride est devenu la norme des stratégies IT en 2019 auprès des entreprises. De plus, dans le cadre d’une étude menée par les analystes de Gartner, 81% des personnes interrogées déclarent faire déjà appel à deux fournisseurs de cloud.

Si le cloud a pris une importance croissante, en tant que plateforme de gestion des données, il devient également de plus en plus complexe. Or les dirigeants et responsables d’entreprise s’orientent avant tout vers la simplicité. À mesure que la valeur de leurs données augmente, les entreprises doivent trouver un équilibre entre les exigences découlant des réglementations sur la protection de ces données, comme par exemple le RGPD et leurs besoins en matière de disponibilité des données.

Pour cela, l’infrastructure numérique doit être flexible, fiable et facile à gérer, et les données disponibles en permanence, quel que soit le type de cloud sur lequel repose leur infrastructure.

Une étude réalisée auprès de décideurs informatiques a montré que les trois quarts des entreprises ont prévu d’avoir recours à la gestion des données dans le cloud au premier trimestre 2020, celle-ci étant reconnue comme déterminante pour parvenir à un meilleur niveau de business intelligence. Il s’agit également d’un élément fondamental de la stratégie de réduction des risques de l’entreprise.

Toutefois, imposer aux collaborateurs l'acquisition de nouvelles compétences, la construction d'une nouvelle vision de leur rôle voire même l'adoption d'un changement de culture totale représente un risque. Transformer la gestion de l’infrastructure technologique peut créer de l’inquiétude chez certains techniciens. La gestion des données dans le cloud doit être menée comme une véritable stratégie plutôt que comme une approche uniformisée qui s’appliquerait partout conformément. C’est pourquoi le choix du bon partenaire pour les assister dans la mise en œuvre de cette vision et leur permettre d'en retirer la plus grande valeur ajoutée possible pour un minimum de risque est un choix très important pour les entreprises.

La ressource la plus précieuse pour l'entreprise doit être protégée

La valeur des données est souvent comparée à celle de l’or. Il est vrai qu’une bonne exploitation des données génère de la valeur ajoutée pour l’entreprise, à un niveau qu'il était impossible d'envisager il y a encore quelques années. D’ailleurs, de nombreuses entreprises qui possèdent une véritable mine d’or potentielle de données n’en exploitent que 0.1% de la valeur.

Les entreprises qui détiennent et contrôlent les données ne sont pas pour autant toutes-puissantes. Être en possession de données n’a de valeur que si l’on sait en faire bon usage, que l'on sait lire, analyser et interpréter ces données en vue de rendre l’entreprise plus performante et plus efficace. Il est aussi nécessaire que les bonnes personnes aient accès aux données au bon moment.

Puisque la valeur que l’on attribue aux données augmente, leur protection ne doit surtout pas être négligée. On trouve dans la presse internationale une pléthore d’articles relatant l’expérience d’entreprises ayant subi des dommages d’ordre financier et réputationnel irréparables.

Qu'ils soient dû à une perte ou un vol de données, à une attaque ransomware ou à une panne entraînant des temps d’arrêt non planifiés, ces préjudices inspirent la même conclusion : en cherchant à être de plus en plus data driven, les entreprises doivent se montrer extrêmement prudentes. Car les données, qu'elles soient personnelles ou issues des fichiers clients n’appartiennent pas aux entreprises, qui sont de simples dépositaires.

Faire preuve de transparence

Si la confidentialité des données est un droit humain qui revêt des significations différentes selon les gouvernements, sociétés et cultures en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, les entreprises doivent faire preuve de souplesse dans ce domaine pour répondre aux besoins des clients, tout en veillant à la protection constante de leurs données.

Les clients, de plus en plus conscients de ces enjeux, s’attendent à ce que les entreprises fassent preuve de transparence quant à l’utilisation de leurs données. Une réglementation comme le RGPD sanctionne certaines entreprises et les oblige à payer de lourdes amendes pour leur mauvaise gestion des données personnelles.

Si elles font preuve de trop peu de transparence ou protègent mal les données, cela peut sévèrement impacter la confiance de leurs clients. Pour qu’elles puissent tirer profit des données à leur disposition, tout en les protégeant et en les gérant correctement, les entreprises font donc appel à la gestion des données dans le cloud. Pour cela, elles auront besoin d’un conseiller de confiance qui saura les orienter vers les meilleurs choix étant donné la complexité des enjeux et des risques auxquels les entreprises doivent préparer leur infrastructure numérique.

Intelligence artificielle : restez open !

ven, 18/09/2020 - 12:15

Dans l'imaginaire collectif, l'intelligence artificielle prend souvent la forme d'un robot incroyable, capable de booster nos connaissances et nos performances (comme Scarlett Johansson dans Lucy) ou de remplacer progressivement nos interactions sociales (comme Scarlett encore, dans Her). Si cette projection-là reste fictionnelle, dans la réalité, l'intelligence artificielle est déjà partout et ce n'est qu'un début ! D'après une étude Statista, le marché de l'IA est aujourd'hui estimé à 4,8 milliards de dollars. En 2025, il devrait même atteindre 31,2 milliards de dollars. Des chiffres vertigineux qui soulignent le fort potentiel d’une technologie en plein essor. Mais le développement de l’IA ne peut s’envisager sans l’appui d’infrastructures puissantes, fiables et surtout ouvertes.

Le cloud : accélérateur du développement de l’intelligence artificielle

L’IA repose sur un principe d’apprentissage constant, c’est-à-dire que la machine se nourrit des données qu’elle stocke et qu’elle traite. L’IA est non seulement capable de gérer les montagnes de données que nous produisons quotidiennement, mais elle dispose également de capacités de calcul importantes. Pour que ces deux éléments cohabitent et permettent d’enrichir les données et d’en faire émerger du sens, d’énormes capacités de stockage sont nécessaires. Autrefois réservée aux centres de recherches et firmes multinationales, l’IA est désormais accessible au plus grand nombre grâce au cloud. Si ce dernier ne développe pas à proprement parler l’IA, il la rend possible et accessible grâce au principe d’infrastructure as a service. La capacité de calcul va ainsi être adaptée à la demande d’une entreprise, qui n’aura plus besoin d’investir dans du matériel coûteux puisque les ressources sont désormais disponibles à la location à la demande. Le cloud fournit aux entreprises la flexibilité nécessaire à l’IA qui, par définition, a d’importants besoins de stockage et de performance, parfois difficiles à estimer.

Prenons un exemple concret : celui de la Deutsche Bahn qui utilise l’IA grâce à une solution cloud pour prévoir de façon extrêmement fine les éventuels retards de ses trains. Les données de chaque journée sont analysées avec celles des jours précédents pour améliorer les processus, permettre des actions correctives et accroître la fiabilité des informations communiquées aux usagers, et donc leur satisfaction.

Open source, la clef du succès

S’adapter. Tous les jours, à toutes les situations, et le plus rapidement possible. C’est désormais le leitmotiv des entreprises dans un monde constamment en mouvement. Pour cela, il faut être en mesure de passer d’une technologie à une autre, et d’un prestataire de services à un autre sans avoir à tout redéployer de zéro. Cette liberté et cette capacité d’adaptation reposent sur un choix : celui d’une infrastructure ouverte (open source), par opposition aux technologies propriétaires. Les technologies open source permettent en effet de combiner des logiciels qui vont rester compatibles entre eux et dans différents environnements. On peut ajouter des briques en fonction des besoins et de la temporalité d’une entreprise. Flexible par essence, l’infrastructure ouverte est un prérequis essentiel au déploiement de l’IA à grande échelle.

Et demain ? Du cloud aux supercalculateurs

Avec la multiplication des usages, tant professionnels que personnels, les données se développent de façon exponentielle. Aujourd’hui dans 90% des cas, les solutions de cloud public classiques sont suffisantes pour gérer le volume de data. Mais demain, il est fort probable qu’on ne puisse se passer de l’informatique quantique qui offre une capacité et une performance considérables. Les supercalculateurs qui s’appuient sur l’informatique quantique sont en effet en mesure de traiter les informations des lacs de données qui représentent des volumes de data colossaux. Il est alors intéressant de combiner les solutions de cloud public à ces supercalculateurs pour que la rapidité d’exécution s’adapte au volume de données à traiter. Concrètement, cela permet de basculer automatiquement d’un système de calcul à un autre. Une petite révolution qui va aussi faciliter le développement à grande échelle de l’IA.

Des solutions d’intelligence artificielle "all-in-one" existent déjà pour les entreprises, qu’elle que soit leur taille. Il suffit aujourd’hui de charger une IA sur un serveur et de la paramétrer pour qu’elle analyse les données disponibles. Ce sont les solutions cloud en open source qui autorisent cette démocratisation de l’IA. Pour faire face à l’augmentation du volume de données à traiter, allons-nous demain vers une généralisation de l’informatique quantique ? Quelque chose nous dit en effet que les ordinateurs quantiques n’ont pas fini de faire parler d’eux.

Taxe d'habitation : quel sera finalement le montant de la note ?

ven, 18/09/2020 - 11:48
Sommaire

[Mise à jour du vendredi 18 septembre 2020 à 11h48] Plus que quelques semaines avant que les premiers avis de taxe d'habitation soient mis à la disposition des intéressés. Bonne nouvelle : 80% des foyers assujettis au titre de leur résidence principale n'auront pas un centime à débourser cette année. Les autres, les 20% de foyers les plus aisés, devront quant à eux attendre 2023 pour être totalement exonérés. Ils bénéficieront toutefois d'un dégrèvement d'un tiers du montant à payer dès cette année.

Car la suppression de la taxe d'habitation pour tous à compter de 2023 aura bien lieu. Le 17 juillet dernier, le Premier ministre Jean Castex a en effet assuré que le calendrier de la suppression de la taxe d'habitation pour les 20% les plus riches, prévue en 2023, serait "maintenu". Ce n'était pourtant pas gagné,  puisque quelques jours plus tôt, lors de son interview télévisée du 14 juillet, Emmanuel Macron lui-même avait évoqué un possible report de cette mesure emblématique du programme électoral qu'il avait défendu, expliquant aux Français que ce décalage dans le temps pouvait "être quelque chose de légitime en période de crise".

On ne peut toutefois pas parler d'une suppression totale de taxe d'habitation pour tous. D'abord, parce que la réforme de la taxe d'habitation ne concerne pas celles qui sont établies au titre d'une résidence secondaire. Non seulement les redevables concernés doivent encore les acquitter d'ici à 2023, mais ils en seront encore redevables même après cette date, la suppression de la taxe d'habitation ne portant que sur celles établies au titre d'une résidence principale. Les redevables d'une taxe d'habitation établie au titre d'autres locaux meublés ne sont, eux non plus, pas concernés pas cette mesure. Idem pour les associations, dont les locaux ne sont pas éligibles à la suppression progressive de la taxe d'habitation.

A noter également que les redevables de l'IFI ne sont pas éligibles au dégrèvement progressif de taxe d'habitation jusqu'en 2023. S'ils sont bel et bien éligibles à la suppression de la taxe d'habitation au titre de leur résidence principale, comme l'ensemble des 20% de foyers les plus aisés, ils devront, en revanche, s'acquitter de la totalité de la taxe jusqu'en 2022.

C'est officiel, la taxe d'habitation sera bel et bien supprimée pour tous… en 2023. Le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé la suppression totale de la taxe d'habitation sur les résidences principales le 12 juin 2019, lors de son discours de politique générale devant les députés. Au total, en 2023, "24,4 millions de foyers bénéficieront de la suppression complète de la taxe d'habitation sur la résidence principale, pour un gain moyen de 723 € par foyer par an", chiffre Bercy. Une réforme dont la mise en place est progressive : 80% des Français n'en paient plus du tout en 2020 après avoir bénéficié d'un allègement d'un tiers en 2018 puis de deux tiers en 2019. Les 6,8 millions de foyers restants doivent, eux, attendre 2023 pour que leur taxe d'habitation soit supprimée.

Qu'est-ce que la taxe d'habitation ?

La taxe d'habitation appartient à la catégorie des impôts locaux., au même titre que les taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties. La taxe d'habitation s'applique aux biens immobiliers à usage de logements, y compris aux résidences secondaires et aux habitations inoccupées, ainsi qu'à leurs dépendances.

Qui doit payer la taxe d'habitation : le locataire ou le propriétaire ?

La taxe d'habitation est due par tous, les locataires comme les propriétaires. Sauf cas d'exonération, ces derniers doivent en plus s'acquitter d'une taxe foncière. La taxe d'habitation concerne plus de 30 millions de foyers fiscaux en France, d'après les derniers chiffres publiés par la Direction générale des Finances publiques. Avec la réforme prévue par le gouvernement, ce chiffre s'apprête à chuter drastiquement. Plus d'explications ci-dessous.

Voir le dossier Les Français qui profitent le plus de la réforme de la taxe d'habitation Suppression de la taxe d'habitation

La réforme de la taxe d'habitation était l'une des mesures emblématiques du programme électoral d'Emmanuel Macron qui promettait que, d'ici 2020, 4 Français sur 5 ne paieraient plus la taxe d'habitation au titre de leur résidence principale. Finalement, la taxe d'habitation disparaîtra pour 100% des redevables, au moyen d'un dégrèvement progressif à raison d'un tiers par an. Dans un premier temps, seuls 80% des redevables sont concernés par la suppression de la taxe d'habitation et n'en paieront plus à compter de 2020. Les 20% de foyers les plus aisés devront, eux, attendre 2023 pour ne plus payer de taxe d'habitation. Le barème ci-dessous détaille les plafonds de revenus à ne pas dépasser pour bénéficier de la suppression de la taxe d'habitation en 2020. A noter qu'en cas de revenu fiscal de référence légèrement supérieur à ce plafond, il est possible de bénéficier d'un dégrèvement progressif.

Plafonds de revenus à ne pas dépasser pour bénéficier de l'exonération Macron (avis d'imposition 2020 sur les revenus de 2019) Nombre de parts de quotient familial Revenu fiscal de référence maximal pour bénéficier du dégrèvement de 100% Revenu fiscal maximal pour bénéficier d'un dégrèvement dégressif 1 27 706 € 28 732 € 1,5 35 916 € 37 455 € 2 44 125 € 46 177 € 2,5 50 282 € 52 334 € 3 56 439 € 58 491 € 3,5 62 596 € 64 648 € 4 68 753 € 70 805 € 4,5 74 910 € 76 962 € 5 81 067 € 83 119 € Comment la taxe d'habitation est-elle calculée ?

La taxe d'habitation est calculée annuellement, selon votre situation au 1er janvier de l'année d'imposition. Cela signifie que si vous avez déménagé au cours de l'année au titre de laquelle l'imposition est établie, c'est sur votre adresse au 1er janvier que sera calculée votre taxe d'habitation. Cette dernière prend en compte la valeur locative nette de l'habitation, c'est-à-dire la valeur locative cadastrale de l'habitation et de ses dépendances après abattements. Le montant de la taxe d'habitation est calculé en multipliant la valeur locative nette par les taux d'imposition déterminés par les collectivités territoriales. Ces derniers sont actualisés chaque année.

La taxe d'habitation dépend-elle des revenus ?

Non, la taxe d'habitation ne dépend pas des revenus, au sens où elle est due par tous les occupants d'un logement au 1er janvier de l'année d'imposition, quel que soit leur niveau de ressources. En revanche, dans la pratique, des exonérations existent et dépendent en partie des revenus du redevable.

Qui est exonéré de taxe d'habitation ?

Une exonération de la taxe d'habitation est ainsi accordée aux personnes qui se trouvent :

  • Dans l'une, au moins, de ces situations : être âgé de plus de 60 ans et ne pas avoir été soumis à l'IFI l'année précédente, être veuf et non soumis à l'IFI l'année précédente, être bénéficiaire de l'Asi ou de l'Aspa, être bénéficiaire de l'AAH ou être infirme ou invalide
  • Ainsi que dans l'une, au moins des situations suivantes : habiter son logement seul, avec son conjoint ou son partenaire de Pacs, avec des individus à charge pour le calcul de l'impôt sur le revenu ou avec des personnes titulaires de l'Aspa ou de l'Asi
  • Et dont le revenu fiscal de référence l'année précédant celle au titre de laquelle l'imposition est établie ne dépasse pas un certain plafond. Pour 2020, le revenu fiscal de référence de 2019 ne doit pas excéder 11 098 euros pour la première part de quotient familial (12 580 euros pour 1,25 part et 17 025 euros pour deux parts).

A noter que, depuis 2015, un dispositif exceptionnel permet aux personnes concernées par une exonération de taxe d'habitation en en raison de leurs faibles revenus d'en conserver le bénéfice pendant deux ans. Au-delà, elles bénéficient d'un abattement sur la valeur locative du bien sur lequel porte la taxe d'habitation. Celui-ci est de deux tiers la troisième année et d'un tiers la quatrième année. Avec la mise en place de suppression progressive de la taxe d'habitation sur trois ans à compter de la taxe d'habitation 2018, les personnes en 3e, 4e et 5e années du dispositif en 2019, ainsi que les contribuables qui ont bénéficié du maintien de l'exonération de taxe d'habitation et du dégrèvement de redevance tv en en 2017 ou en 2018, bénéficient d'un dégrèvement de 100% si elles respectent les conditions de revenus.

En principe, l'exonération de taxe d'habitation en raison des faibles revenus est automatique. Toutefois, la première fois que vous remplissez ces critères, il est possible qu'elle ne soit pas appliquée. Contactez alors le centre des finances publiques de votre domicile. Sont également exonérés de la taxe d'habitation les chambres d'hôtes et gîtes ruraux, à condition qu'ils soient implantés en zone de revitalisation rurale.

Depuis 2017, un autre dispositif permet aux plus de 60 ans ou veufs(ves) sans distinction d'âge ayant perdu le bénéfice de l'une des deux exonérations "âgé(e) de plus de 60 ans" ou "veuf ou veuve" en 2014 de bénéficier de façon pérenne d'une exonération de taxe d'habitation à condition :

  • Qu'elles ne soient pas redevables de l'IFI au titre de l'année précédente
  • Qu'elles respectent la condition de cohabitation
  • Qu'elles affichent un revenu fiscal de référence de l'année précédente qui ne dépasse pas le plafond fixé.
Simulation taxe d'habitation

Simuler le montant de sa taxe d'habitation est assez complexe. Il faut pour cela être capable de déterminer la surface locative de sa maison ou de son appartement. Il existe néanmoins sur Internet des simulateurs de calcul de surface locative. Par ailleurs, l'administration fiscale a exceptionnellement déployé un simulateur de taxe d'habitation sur son site Internet, afin de permettre aux contribuables de savoir s'ils bénéficieront ou non de la suppression de la taxe d'habitation et, si oui, quel sera leur gain en 2018.

Lire l'article 5 moyens efficaces de faire baisser votre taxe d'habitation Taxe d'habitation et résidence secondaire

La taxe d'habitation s'applique à toutes les habitations, qu'il s'agisse de résidences principales ou de résidences secondaires, bien qu'elles ne soient pas habitées toute l'année.

Taxe d'habitation de l'étudiant

Un étudiant doit-il payer la taxe d'habitation ? Les étudiants occupant un logement pour leurs études sont soumis à la taxe d'habitation. Ils en sont néanmoins exonérés s'ils occupent un logement dans une résidence universitaire gérée par le Crous ou par un organisme similaire, ou une chambre meublée dans la maison d'un particulier. Les étudiants qui ne se trouvent pas dans l'une de ces situations peuvent tout de même se voir octroyer des allègements de taxe, en raison de leurs faibles ressources s'ils ont souscrit une déclaration de revenus à leur nom (le centre des impôts calcule alors lui-même le dégrèvement auquel l'étudiant a droit), ou en raison des faibles revenus de leurs parents s'ils sont rattachés au foyer fiscal de ces derniers. Dans ce cas, la démarche revient aux jeunes : ils doivent faire une demande au centre des finances publiques dont l'adresse figure sur leur avis de taxe d'habitation et y joindre l'avis d'imposition sur le revenu de leurs parents.

Taxe d'habitation et colocation

La taxe d'habitation est établie au nom de l'un des occupants du logement et non au nom de tous les colocataires. Il revient donc au destinataire de la taxe d'habitation de s'en acquitter et de percevoir ensuite la part des autres colocataires sur son propre compte bancaire.

Taxe d'habitation sur un logement vacant

Dans certaines communes, les logements vacants font l'objet d'une taxe bien spécifique, la THLV (pour Taxe d'Habitation sur les Logements Vacants). Sont considérés comme des logements vacants les biens "inhabités et vides de meubles, ou pourvus d'un mobilier insuffisant pour en permettre l'occupation" pendant au moins 2 ans à compter du 1er janvier de l'année d'imposition.

Taxe d'habitation sur un parking

Un parking est considéré comme une dépendance de la résidence. Il est à ce titre pris en compte dans le calcul de la taxe d'habitation.

Date de réception de la taxe d'habitation

Quand la taxe d'habitation arrive-t-elle ? Chaque année, les taxes d'habitation débarquent dans les boîtes aux lettres au début de l'automne, entre fin septembre et début novembre. En version papier ou électronique, les avis d'imposition à la taxe d'habitation sont disponibles environ 3 semaines avant la date limite de paiement (voir ci-dessous). Les documents sont consultables dans l'espace sécurisé sur le site Internet des impôts à compter de fin septembre. Si le contribuable a fait le choix du 100% électronique, il reçoit un mail qui l'avertit de l'arrivée de son avis dans son espace particulier.

Date de paiement de la taxe d'habitation

La date limite de paiement de la taxe d'habitation et la redevance TV est fixée au lundi 16 novembre 2020. Les contribuables qui paient leur taxe d'habitation sur Internet, eux, ont eu jusqu'au samedi 21 novembre 2020. Si elles optent pour le prélèvement à échéance de leur taxe d'habitation 2020, les personnes concernées par cet impôt local devront y adhérer avant le 31 octobre 2020.

La mobilité en Afrique

ven, 18/09/2020 - 10:59
Une mauvaise mobilité

Depuis l'introduction des véhicules à moteur dans les années 1930, le taux de motorisation en Afrique a considérablement augmenté, en particulier depuis la libéralisation économique du début des années 1990. Dans une ville comme Nairobi, circuler relève parfois d'un véritable parcours du combattant et ces difficultés coûteraient plus de 1 milliard de dollars de productivité par an à Nairobi, selon l'Autorité des transports de la région métropolitaine de la capitale kényane.

Avec plus d’un milliard d’habitants, l’Afrique a grandement besoin de transport en communs opérationnels. Malheureusement, il y a une forte désorganisation au niveau des transports, cela peut se traduire par une dégradation de la qualité de service et une concurrence déloyale voire sauvage entre les exploitants. Les habitants et ceux qui peuvent se le permettre se rabattent sur la voiture individuelle. Et pourtant, il y a une forte insécurité routiére car parfois il manque des infrastructures adéquates et l’espace public est mal utilisé à cause des encombrements (les marchands ambulants, les piétons et les véhicules en circulation ou stationnement se disputent la chaussée et les trottoirs).

Il faut noter également, que le taux de décès sur les routes africaines et quatre fois plus important qu’en Europe. Cela est dû à la vétusté des parcs automobiles, à la dégradation des infrastructures et au non-respect du code de la route. 

Le passage au transport collectif est entravé par des considérations économiques fortes : d’une part les politiques industrielles des constructeurs automobiles des pays développés ou non déversent en Afrique leurs véhicules d’occasion à prix cassés ; d’autre part le laisser faire des collectivités locales vis-à-vis du transport artisanal.

Une meilleure articulation entre la mobilité, les transports et les aménagements urbains permettrait de réduire la demande de déplacements, notamment au centre des agglomérations. Les technologies de la communication s’imposent aujourd’hui en Afrique ; il est certain qu’elles auront des effets sur les flux de déplacements, l’orientation et le stationnement des véhicules dans les zones urbaines denses.

L'émergence d’opérateurs privés qui développent une offre de transport alternative,  conduit à la création de nouvelles lignes de transport dans les zones isolées ou dans les villages. Un bon exemple est le développement des « cars horaires » (bus partant à heures fixes) au Sénégal, qui relient un village à la capitale toutes les heures, à l'initiative d'entrepreneurs locaux.

Le futur de la mobilité  a. Les smarts cities

Face aux enjeux de développement urbain et de croissance démographique propres aux pays émergents, le concept de smart city est particulièrement prégnant dans les pays d’Afrique, car elle est aujourd’hui le continent qui s’urbanise le plus rapidement.

En 2030, près d’un milliard d’Africains vivront dans des zones urbaines, et le continent devrait atteindre les 2 milliards d’habitants avant 2050, selon la Banque Mondiale. C’est pour cela que la priorité de ces villes futures imaginées est de les désengorger. Les embouteillages qui engendrent une pollution abondante deviennent problématiques pour la santé de ses habitants.

Pour pouvoir se développer correctement dans le futur, allier l’urbanisation au numérique est une des solutions les plus plausibles pour ce continent :

Quelques smart cities africaines :

-       L'Innovation City (Rwanda)

-       La Silicon Savannah (Kenya)

-       Sèmé City (Bénin)

-       Hope City (Ghana)

b. Des projets écologiques 

Des projets écologiques voient le jour dans plusieurs pays africains, par exemple la Côté d’Ivoire est le premier pays à s’équiper de 750 bus alimentés au gaz naturel.

Par ailleurs, Abidjan s'est engagée dans une profonde transformation de son réseau de transports publics urbains en faveur d'un réseau BHNS (Bus à Haut Niveau de Services) rendu possible grâce au partenaire français Iveco Bus. Une option qui apparaît comme une solution pérenne sur un territoire riche en gaz naturel. Ces véhicules vont permettre de réduire les coûts de fonctionnement, mais aussi le bruit (-50 %) et l'impact environnemental (les émissions d'oxyde d'azote seront réduites de 30%). D’autres villes ont opté pour un système de billetterie multimodale, cela permettra aux passagers d'utiliser un seul billet, quelle que soit la trajectoire de leur parcours.

               Il faut également noter, le Kenya a Uber, Taxify, Mondo et Little Cab - qui sont concentrés dans les principales villes du pays.

              La société finlandaise EkoRent fondée en 2014 et dont le siège est à Helsinki, en Finlande, fournit un nouveau service : « Nokia Ride ».

Pour profiter du service, les utilisateurs doivent télécharger l'application mobile « Nopia Ride » pour localiser et réserver des véhicules. Les voitures électriques de l'entreprise devraient offrir aux conducteurs une alternative de transport moins chère.

               « Tous les véhicules Nopia sont 100% électriques et bons pour notre planète. Pour les conducteurs, ils sont 30 à 50% moins chers à conduire que les voitures à essence polluantes traditionnelles. N'aimeriez-vous pas gagner jusqu'à 50% de plus que de conduire pour d'autres entreprises de covoiturage ? » demande la direction de l’entreprise.

               La société, qui se targue d'être un acteur soucieux de l'environnement, rejoint le marché kenyan alors que d'autres opérateurs de taxi sont constamment mis au défi de devenir plus innovants pour rester rentables.

               Par exemple, certains opérateurs bien établis, tels qu'Uber, sont ébranlés par des marchés hostiles - où les conducteurs partent en masse et se plaignant de salaires médiocres.

               Pour alimenter ses véhicules, Nopia possède des points de recharge autour de Nairobi.

L'urbanisation du continent fait l'objet d'un soutien appuyé des bailleurs internationaux, nous pouvons également voir l'initiative « Mobilise Your City », lancée en 2015 réunir par exemple, plus de 100 villes autour de la mobilité durable dans les pays en développement, répondant au 11e objectif de développement durable des Nations unies (ODD) afin de faire des villes « des lieux ouverts à tous, sûrs, résilients et durables ».

En 2018, l'Agence française de développement (AFD) a d'ailleurs investi globalement quelque 1,9 milliard d'euros dans la transition urbaine et la mobilité. Malgré tout, le continent Africain reste un eldorado pour l’innovation dans la mobilité. L’aménagement des infrastructures permettra à ce continent de se développer plus rapidement afin de tirer l’économie vers le haut ainsi que le niveau de vie de ses habitants. Il ne faut pas oublier que les villes de demain devront aussi miser sur les nouvelles technologies durables.

Synergie a testé le recrutement sur TikTok… Et ça fait bim bam boum

ven, 18/09/2020 - 10:44

Après Facebook, LinkedIn, Twitter et Instagram, le groupe d'intérim Synergie a décidé d'investir TikTok pour dénicher de nouveaux talents. Un choix qui ne tient pas du hasard : l'application mobile, qui fait la part belle aux courtes vidéos, dénombre aujourd'hui 6,5 millions d'utilisateurs mensuels en France, essentiellement âgés de moins de 24 ans. Une cible peu habituée à pousser les portes des agences d'intérim. "Nous avons vu dans TikTok l'opportunité de nous rendre visibles auprès des jeunes candidats, sur un terrain de jeu encore peu pratiqué par les entreprises qui recrutent. Notre objectif est de toucher plus spécifiquement la génération Z, qui passe désormais plus de temps sur TikTok que sur les autres médias sociaux comme Facebook et Twitter", explique Candice Gau, responsable communication digitale du groupe. Une stratégie également plébiscitée par son concurrent Proman : au cours d'une campagne de recrutement lancée en juillet dernier pour recruter des profils saisonniers, le groupe d'intérim a enregistré plus de 335 000 vues au travers de ses différentes vidéos.

Une première vidéo très virale

A l'initiative de l'expérimentation de Synergie, Guillaume Gritti, responsable de deux agences d'intérim dans l'Aveyron. Il s'est tourné vers TikTok pour pourvoir six postes, tous pour des métiers pénuriques : plombier, électricien, maçon, préparateur de commandes, cariste et comptable. "Lorsqu'à la sortie du confinement, j'ai posté la vidéo que j'avais réalisée avec mon équipe, j'ai été surpris par son impact : au total, elle a été vue plus de 360 000 fois, elle a généré 6 000 likes et 300 commentaires, positifs à 98%", explique-t-il. Dans les deux semaines qui ont suivi la publication de la vidéo, le recruteur a reçu un volume important de CV pour ces postes (33 au total) et une affluence inhabituelle de jeunes candidats en agence, "notamment des profils pénuriques dans le BTP qu'on source peu sur les autres réseaux sociaux", précise-t-il.

La vidéo été vue 360 000 fois, a généré 6 000 likes, 300 commentaires et 33 CV

Au final, il a recruté trois préparateurs de commandes par ce biais, dans le cadre de jobs d'été, et dispatché le reste des CV aux autres agences du groupe présentes en France. Un bilan qu'il juge satisfaisant. "Par définition, nous rencontrons des difficultés pour trouver des profils pour ces postes pénuriques. TikTok nous offre un canal supplémentaire, donc maximise nos chances de pourvoir nos postes."

Carte blanche pour les recruteurs

Pour Guillaume Gritti, l'avantage de TikTok par rapport aux autres réseaux sociaux est de faire tomber les barrières entre les recruteurs et les candidats. "Sur TikTok, la tonalité est légère, décalée, informelle : elle suscite donc un contact plus direct et plus décontracté avec le candidat. Par ailleurs, les premiers échanges sont facilités car ils peuvent se faire par chat ou par appel vidéo. Tout est assez immédiat. Pour autant, la démarche est sérieuse : il y a un vrai job à décrocher à la clé", témoigne-t-il.

"TikTok est un réseau social où priment la spontanéité et l'humour. Nous préférons que nos collaborateurs se dévoilent sans filtre"

Pour que la stratégie soit payante, le groupe aux 750 agences a donné carte blanche à ses collaborateurs. "Nous avons réuni une communauté d'ambassadeurs déjà actifs sur TikTok pour qu'ils partagent leurs bonnes pratiques avec ceux qui souhaiteraient se lancer. Nous n'avons pas voulu leur imposer un cadre : TikTok est un réseau social où priment la spontanéité et l'humour. Imposer un message corporate serait un contre-sens. Nous préférons que nos collaborateurs se dévoilent sans filtre, tout en respectant l'ADN de notre entreprise", explique Candice Gau.

Un exercice qui ne s'improvise pas

Malgré les apparences, réaliser une vidéo sur TikTok ne s'improvise pas. Le format des vidéos requiert en effet une bonne dose de créativité. "Avant chaque tournage, je réalise un script afin que la vidéo soit suffisamment accrocheuse. Le choix de la musique est crucial puisqu'elle doit être entraînante. La gestuelle doit également être adaptée, tout comme le choix des hashtags. C'est un exercice qui suppose de l'autodérision", explique-t-il.

L'expérimentation de recrutement via TikTok devrait être lancée dans les filiales étrangères du groupe Synergie

En fonction des futures retombées des vidéos, le groupe Synergie affinera sa stratégie sur TikTok. "Comme sur les autres réseaux sociaux, nous allons cibler nos publications en fonction du public visé, des postes proposés et des domaines d'activité. Nous souhaitons également lancer des challenges à destination des étudiants et des alternants et réaliser des vidéos sur les coulisses de nos agences, afin de nous présenter sous un autre angle", confie Candice Gau.

L'expérimentation devrait également être lancée dans les filiales étrangères du groupe d'intérim, TikTok rassemblant 800 millions d'utilisateurs actifs par mois dans le monde.

L'économie collaborative a un rôle à jouer pour l'économie de l'après-Covid

ven, 18/09/2020 - 10:42

La réalité est beaucoup plus simple : l’économie collaborative est une solution, compatible avec des centaines d’autres, fondée sur l’esprit d’innovation et la praticité des échanges. Elle permet de renforcer les liens de proximité et de remettre l’humain au cœur des échanges économiques.

L’économie collaborative est une réalité relativement nouvelle, et elle inspire des craintes en même temps que d’immenses espoirs. Il nous faut comprendre qu’elle n’est à ce titre pas seulement une disruption – un choc brutal – mais avant tout une transformation du rapport à l’usage. L’idée derrière l’économie collaborative n’est pas une disparition des normes de protection des salariés, mais celle d’un renforcement du rôle du consommateur.
 

D’où vient l’économie collaborative 

L’économie collaborative et les modèles alternatifs d’organisation des échanges économiques dans la société ne sont pas le produit d’une mode ou de stratégies nées par hasard. Ils sont la conséquence de transformations majeures de l’économie contemporaine et de la lente dégradation des conditions et du fonctionnement du modèle qui a dominé durant les Trente Glorieuses en France et, de manière générale dans les pays occidentaux après la Seconde Guerre Mondiale. 

Depuis déjà trois décennies, ce modèle s’affaiblit d’année en année, et chaque nouvelle génération semble en ressentir plus durement les effets. Le pouvoir d’achat est en baisse, alors même que l’inflation  reste limitée. Quant à la crise de la Covid19, avec son lot de conséquences économiques et donc la fragilisation de centaines de milliers d’emplois qu’elle va provoquer, elle va encore aggraver cette situation. Déjà, les inquiétudes sur le chômage et le pouvoir d’achat prennent une importance considérable, en parallèle des craintes sur la poursuite de la propagation du coronavirus. 

Une nouvelle dimension a toutefois pris de plus en plus de place ces dernières années : la prise de conscience environnementale. Celle-ci inspire à la réutilisation, pousse les consommateurs et les acteurs économiques à davantage de sobriété, à moins de transports polluants et de trajets inutiles. Et l’économie collaborative s’intègre parfaitement à ce nouvel univers en réduisant le nombre d’intermédiaires. 

L’économie collaborative transforme le modèle économique traditionnel et la consommation

Avec un primat donné à l’usage sur la propriété, l’économie collaborative fait évoluer le rapport du consommateur à sa consommation. Et cette transformation ne s’applique pas seulement à quelques secteurs, pendant qu’elle serait ignorée par d’autres, totalement protégés de cette évolution. 

Tous les pans de l’économie sont touchés. Même les rapports historiques entre générations ou au sein même de la famille en sont parfois bouleversés. La façon dont BlaBlaCar – qui se remet de la crise progressivement – a bouleversé le marché des transports et a su s’imposer comme un concurrent sérieux à la SNCF en est une preuve. Les grandes entreprises et opérateurs ne peuvent plus seulement voir les acteurs de l’économie collaborative comme de petits acteurs, mais de plus en plus comme des concurrents solides. 

Ce nouveau mode de rapport à l’argent, aux objets et services force les entreprises à se porter vers des produits plus qualitatifs (puisqu’un produit peu réutilisable car facilement usé sera moins attractif dans ce contexte), et fait évoluer la consommation dans le même sens, tout en assurant des revenus complémentaires aux consommateurs et utilisateurs. La frontière entre fournisseur de services et d’objets et utilisateurs se fait plus floue, et l’on peut être l’un et l’autre successivement en une seule journée en prêtant un taille-haie à son voisin, avant d’utiliser la voiture d’un autre pour réaliser un déménagement. Ces nouvelles tendances renforcent donc tout à la fois les liens de proximité, de solidarité, et participent surtout à l’émergence de nouveaux marchés.  

Les tensions sociales et politiques des dernières années sont la résultante de la transition économique que nous vivons. Elle entraîne une série de bouleversements dans nos comportements comme dans les situations financières des entreprises et des ménages. Rien n’est plus déstabilisant pour une société, dans une période de crise marquée par la fin d’un modèle alors que le nouveau n’est pas encore apparu au grand jour. Il nous faut donc accepter de nous engager vers de nouveaux modes d’action économique et de nouveaux échanges et de s’avancer aussi ensemble vers les immenses opportunités qu’ils nous offrent.

Événementiel B2B : y-a-t-il toujours une place pour les rencontres physiques ?

ven, 18/09/2020 - 10:36

Dans ce contexte de pandémie mondiale, le secteur de l’évènementiel a connu un arrêt brutal de son activité. Un arrêt qui a déjà coûté plus de 15 milliards d’euros au secteur en France. Fortement impactées par le confinement puis par les mesures de distanciation sociale mises en place en mai 2020, plus de 42% des manifestations ont été annulées et 33% reportées entre les mois de septembre et décembre 2020*. Les autres événements ont privilégié un report à l’année prochaine. *source : baromètre de l’événementiel 2020

Dans le secteur B2B, certaines entreprises restent réticentes au déplacement de collaborateurs sur ces grandes messes industrielles : manque de visibilité sur les prospects et clients qui se rendent à l’événement, peur de voir un cluster se former en interne, quasi-impossibilité de se déplacer hors des frontières… Nous tous aussi, femmes et hommes, souhaitons éloigner la menace d’une seconde vague pandémique et d’un nouveau confinement.

Reste un sentiment partagé par une majorité de français : les rencontres humaines nous manquent. Ce manque intrinsèque persiste. Il se caractérise déjà par une lassitude des événements digitaux. Un format où il est impossible de créer des relations fortes avec ses interlocuteurs, où les discussions one-to-one n’ont pas leur place, où les horaires de soirée dans le cadre d’événements digitaux de networking ne facilitent pas l’équilibre entre vies professionnelle et personnelle.

Serait-ce donc le signal de la mort des événements dans un pays latin où les échanges informels sont l’un des fondements du business ?

Le webinar a été très prisé ces 5 derniers mois. Roi dans cette situation inédite malgré lui, il ne peut pas remplacer l’émotion procurée par une relation humaine, un échange intimiste. L’homme, en véritable animal social, n’a pas su y retrouver l’enthousiasme procuré par un événement physique, de même que le besoin de rencontres de visu qui joue directement sur notre bien-être.

Qu’on le veuille ou non, l’affect, notamment caractérisé par le langage corporel, joue une part prédominante dans la prise de décision. En effet, d’après les psychologues et théoriciens A. Mehrabian et P. Watzlawick, la communication non verbale représenterait entre 75% et 93% du message que l’on souhaite faire passer à autrui. Sans rencontre physique, nous perdons ainsi l’une des principales composantes de ce qui forme une relation de confiance entre deux personnes.

Alors comment réconcilier les deux ? Comment conserver les rencontres professionnelles dans un monde freiné, à juste titre, par les mesures de distanciation sociale ?

Dans une ère où l’expérience est le maître mot, il est nécessaire de penser qualitatif et non quantitatif. Ceci déjà pour pouvoir justifier du déplacement d’un collaborateur. La tendance actuelle se porte ainsi vers un nouveau format d’événement : toujours physique mais plus petit, plus court, et surtout plus participatif et plus ciblé. 

  1. Évidemment, le nombre de participants doit se restreindre au minimum. Exit les grands événements de networking où l’on pouvait jusqu’alors y retrouver plusieurs dizaines de collaborateurs d’une même entreprise de toute fonction et de tout niveau hiérarchique. Il faut aujourd’hui privilégier des rencontres entre top décideurs pour gagner du temps dans la mise en place de relations professionnelles bénéfiques et roistes.
  2. Un temps de rencontre restreint va aussi dans ce sens. L’événement se concentre ainsi sur une matinée, une après-midi, ou idéalement une soirée au lieu de durer plusieurs jours. Cela permet de limiter le nombre de contacts au nécessaire, et surtout d’aller droit au but dès les premiers échanges entre participants. Un temps limité oblige aussi les interlocuteurs à mieux préparer leurs rencontres, en identifiant en amont les besoins à couvrir d’un côté, et les offres à proposer de l’autre.
  3. Moins de participants ; moins de temps ; cela signifie plus d’engagement et une relation personnalisée. Chaque invité représentant à lui seul (ou à deux) son entreprise, les barrières dues à l’effet de groupe sont levées et il ou elle fait front pour interagir activement avec les autres interlocuteurs. Les échanges se font en grande majorité en one-ton-one, conduisant à une discussion franche et personnalisée ainsi qu’à un plus grand niveau d’attention.
  4. Ce format d’événement n’est pertinent que si l’audience regroupée est présente sous une thématique niche, commune à tous. En véritable chef d’orchestre, l’organisateur a ainsi un véritable rôle d’entremetteur à jouer. Le sourcing des participants est catégorique, en sélectionnant les profils « acheteurs » par leur métier (Marketing, RH, DSI, RSE, …) et/ou le secteur d’activité de leur business, le tout autour d’un sujet d’événement qui les rassemble… Et en questionnant en amont ces « acheteurs » sur leurs besoins à venir pour ainsi sélectionner les meilleurs prestataires dans les domaines identifiés.

La mission de l’organisateur ne s’arrête pas là. Outre proposer un format d’événement intimiste qui va permettre de délier les langues et de faciliter la création d’échanges mêlant business et convivialité entre les participants, c’est le suivi de ces relations nouvelles que l’entremetteur se doit de réaliser. En tant que facilitateur de projets et opportunités, il contribue à enlever certains freins post-événement, pour l’organisation d’un second rendez-vous par exemple, ou encore pour relancer respectueusement l’une des deux parties quand celle-ci peine à fournir un retour.

Enfin, l’organisateur supporte ces secteurs très niches qui sont généralement difficilement atteignables pour des prestataires non-initiés. Le Sport Business en est un exemple, ce format permet à ces professionnels de rencontrer des acteurs référents dans les métiers digitaux : influence, performance, SEO, E-commerce, etc. pour ainsi développer les revenus des organisateurs et l’activation des marques.

Le télétravail au cœur des réflexions : les enjeux de la formation

ven, 18/09/2020 - 10:12

La rentrée 2020 a été marquée par les bouleversements et contraintes liées à la pandémie de Covid-19. Alors que les entreprises reprennent leur activité, le télétravail, mis en place en urgence au moment du confinement, est plus que jamais au cœur des réflexions. Alors qu’en juin 2020, 72 % des dirigeants et managers croyaient en son potentiel (étude Bodet Software), des réserves semblent apparaître aujourd’hui. Ainsi, les dernières données du Ministère du Travail montrent que le télétravail ne concernerait désormais plus qu’un salarié sur dix (contre 50 % des effectifs fin mai). Le 11 septembre, les syndicats et les patronats ont décidé de lancer une négociation d'un accord national interprofessionnelle sur le travail à distance. Pour rassurer les employeurs et les salariés, la pratique du télétravail doit être encadrée et accompagnée, notamment par la formation.

Télétravail : un encadrement nécessaire

Dès le début du confinement, en mars 2020, les entreprises, déstabilisées, ont dû mettre en place des mesures d’urgence. Celles qui ont pu poursuivre leur activité ont eu majoritairement recours au télétravail : une pratique plébiscitée par de nombreux salariés. Ainsi, selon un sondage Opinion Way, réalisé fin mai 2020, 85 % des télétravailleurs souhaitaient continuer à télétravailler. Une majorité d’entre eux déplorait, néanmoins, le manque de cadre. Mis en place dans un contexte de crise sanitaire, les règles liées à son bon fonctionnement n’ont pas toujours été connues ou respectées. Rappelons que son usage est réglementé par le Code du travail qui fait état de diverses dispositions conventionnelles que l’employeur est tenu de respecter : temps et charge de travail, mis à disposition d’équipements adaptés, santé et sécurité, liberté de travail et vie privée. Ce sont ces mesures qui ont été discutées par les syndicats et le patronat, ce 11 septembre et qui, face à l’absence d’accord, devraient faire l’objet d’un ultime rendez-vous le 22 septembre. L’objectif étant de passer du stade expérimental à une mise en application efficace. Au-delà de la bonne application du cadre juridique, un besoin d’accompagnement et de formations pour bien l’appréhender apparaît désormais.

Le télétravail remis en question

Depuis la rentrée, on assiste à un recul du recours au télétravail, et cela, alors même que le masque est désormais obligatoire dans les bureaux. Un recul qui peut être mal vécu par certains salariés, dans un contexte d’incertitudes liées à la pandémie de Covid-19. Pour beaucoup, le télétravail représente un certain confort : gain de temps dans les transports, possibilité de s’organiser comme on le souhaite, de travailler à son rythme, meilleur équilibre vie privée/vie professionnelle... Pourtant, pour d’autres, le travail à distance peut générer un sentiment d’isolement, des incompréhensions entre collaborateurs ou avec son manager, un surinvestissement...

Du côté des managers l’inquiétude se situe davantage dans la difficulté à mettre en place un travail collaboratif avec pour finalité la perte de créativité et de réactivité. Enfin, certaines entreprises ne disposent actuellement pas des outils adaptés à un télétravail efficace et productif. Pourtant, pour éviter le désengagement des équipes, il est plus que jamais important d’être à l’écoute, de répondre aux besoins et de pallier à l’absence de stratégie et de compétences. Un sondage "Numérique et post Covid-19" mené par Syntec Numérique a, par exemple, dévoilé que 62 % des sondés ne se sentaient pas à l’aise avec les outils technologiques professionnels et que 60 % souhaitaient disposer de formations. Les managers et RH doivent pouvoir y répondre et dépasser la notion de perte de contrôle pour répondre aux défis de demain.

Managers : comment bien appréhender le télétravail ?

Transformation digitale de l’entreprise, évolution des façons de travailler, formation des collaborateurs pour gagner en confiance : autant de challenges auxquels les managers doivent faire face depuis le début de la rentrée. En ce qui les concerne, le télétravail leur impose également de savoir : utiliser les bons outils digitaux, motiver les équipes à distance, bien communiquer, faire preuve d’empathie envers chaque collaborateur, prendre du recul et tirer un enseignement du confinement... En effet, la pandémie de Covid-19 a profondément bouleversé les façons de manager et certains peuvent se sentir démunis face à cette situation inédite.

Au-delà de la formation des équipes, eux aussi doivent pouvoir accéder à un accompagnement leur permettant de fédérer et favoriser la reprise de l’activité dans de bonnes conditions. Le télétravail, s’il est bien préparé et anticipé, peut représenter une formidable opportunité de gagner en efficacité en instaurant une relation de confiance. Un pas vers l’entreprise de demain ?

Stratégie digitale post pandémique

ven, 18/09/2020 - 10:03

Dans cet environnement hautement imprévisible, les dirigeants devront prendre des décisions décisives pour l'avenir. Ils devront s'appuyer sur une organisation résiliente et agile, capable de s'adapter rapidement au changement, d'anticiper et d'affiner leur stratégie. La crise du Covid-19, en précipitant le déploiement à grande échelle du travail à distance et l'utilisation de plateformes technologiques, fait de la transformation numérique des entreprises un enjeu aujourd'hui crucial et urgent.

La transformation numérique n'est pas un phénomène isolé. C'est un continuum de changement qui doit être pris en charge par l'ensemble de l'entreprise.

Les entreprises les plus en avance, ont pu déployer des outils numériques dans la gestion de leurs activités et de leur production et développer de nouvelles méthodes de travail. Elles continuent à investir sans relâche dans les technologies de pointe basées sur l'intelligence artificielle et la cybersécurité, à déployer de nouvelles expertises et la montée en puissance de leur organisation. 

Des études montrent que ces entreprises obtiennent de meilleurs résultats en termes d'innovation, de croissance et de création de valeur. D'autres, en revanche, ont rencontré des blocages et des obstacles organisationnels.

Investir dans la transformation numérique permettra de créer un avenir plus juste pour tous.

Aujourd'hui, ce n'est plus une option. Les dirigeants doivent accélérer leur transformation et se concentrer sur quatre impératifs. 

La priorité est de protéger les employés et d'assurer la continuité des activités. Pour y parvenir, il est essentiel de continuer à adapter l'infrastructure informatique nécessaire au travail à distance et de poursuivre le déploiement des systèmes numériques collaboratifs.

Au-delà de ces nouveaux défis, les risques accrus liés à la cybersécurité et à la maintenance des actifs informatiques, notamment le parc applicatif, nécessitent une vigilance accrue. Après avoir répondu à l'urgence, le portefeuille de projets et l'agenda technologique doivent être repensés. Cela peut impliquer le report ou le gel des projets qui ne créent pas de valeur à court terme dans le nouveau contexte. Inversement, il est nécessaire de renforcer les efforts de transformation capables d'accroître l'agilité et la résilience, en termes de cybersécurité, d'outils avancés d'analyse de données, de planification, voire d'optimisation de la chaîne d'approvisionnement de valeur.

Le troisième grand axe d'action dans cette période cruciale de transition consiste à renforcer la gestion des ressources humaines, en se concentrant sur le déploiement à grande échelle de méthodes agiles, le développement d'expertises sensibles telles que la science des données (Data Science), l'intelligence artificielle ou la cybersécurité. La guerre des talents reprendra de plus belle au moment de la reprise, et il est donc important de renforcer l'attractivité de l'entreprise.

Une attention particulière doit être accordée à la gestion des risques de la chaîne d'approvisionnement afin d'envisager des réorganisations ou des délocalisations si nécessaire.

Investir dans de nouvelles expériences digitales, d’interactions, d’innovations ou de nouveaux produits et services est essentiel pour que la transformation se poursuive.

Enfin, la mise en place à grande échelle d'infrastructures numériques modulaires et flexibles, conçues selon des règles de cybersécurité strictes et solides, est plus que jamais un impératif. Pour mener à bien cette transformation technologique, il convient de se concentrer sur des applications stratégiques capables de créer de la valeur à court terme, en tirant parti des services Cloud et en soutenant les efforts de simplification et de rationalisation déjà entrepris.

Accélérer la transformation numérique pour relever les défis de la crise de Covid-19.

La crise du Covid-19 devrait mettre à l'épreuve les performances et l'agilité des entreprises dans le domaine du numérique. Pour y résister et saisir les opportunités de la reprise, les entreprises doivent accélérer plus que jamais leur transformation.

PS5 : Est-elle moins chère que la Xbox ? C'est compliqué...

ven, 18/09/2020 - 09:50
Sommaire

[Article mis à jour le 18 septembre 2020 à 9h50] Les prix de la Playstation ont enfin été dévoilés. Elle coûtera 399 euros dans sa version Digital Edition (sans lecteur Blu-Ray) et 499 euros avec lecteur Blu-Ray, pour une date de sortie au 19 novembre 2020. Si l'on compare les prix de la PS5 à ceux de la Xbox, Sony se trouve dans une position ambivalente. Dans l'absolu c'est bien Xbox qui propose la console la mois chère, et de loin, avec sa Xbox Series S à 299 € euros. Ne disposant pas de lecteur Blu-Ray, elle est aussi bien moins puissante et ne permettra donc de lire des jeux qu'en résolution 1440p plutôt qu'en 4k comme sur les autres modèles Xbox et Playstation. Mais si l'on compare les autres consoles, l'avantage est bien du côté de Sony. Si les deux consoles les plus chère des concurrents, la Xbox Series X et la PS5 Standard, sont au même prix (499 euros), il existe une autre version de la PS5, la Digital Edition, sans équivalent chez Xbox. En sacrifiant le lecteur Blu-Ray mais en conservant les mêmes performances, elle est vendue pour 100 euros de moins (399 euros). A puissance équivalente, c'est donc bien Sony qui propose la console la moins chère.

La Playstation 5, ou PS5, est la prochaine génération de console de Sony, après la PS4 sortie en 2013. Annoncée en juin 2020, elle sera disponible le 19 novembre à partir de 399 euros. Le point sur son design, ses différents modèles, ses accessoires et ses jeux.

Quelle est la date de sortie de la Playstation 5 ?

La PS5 sortira le 19 novembre en France. En 2013, la PS4 était sortie le 29 novembre en Europe. Faut-il craindre une pénurie ? C'est visiblement l'inquiétude de Sony. Selon l'agence Bloomberg, Sony, qui s'attend à une hausse de la demande en raison du coronavirus, avait décidé d'augmenter ses capacités de production. Mais l'entreprise fait face à des problèmes d'approvisionnement en composants. Pour cette raison, elle prévoit de produire 4 millions de consoles de moins, soit 11 millions d'unités au total, d'ici le 31 mars 2021. Un volume similaire à celui de la PS4, qui avait connu des ruptures de stocks à sa sortie en 2013.

Quel est le prix de la PS5 ?

La PS5 coûte 499 euros, ou 399 euros dans sa version Digital Edition sans lecteur Blu-Ray. Selon Bloomberg, citant des sources en interne, le coût de fabrication de la PS5 est de 450 dollars, ce qui nécessiterait de vendre la console à 470 dollars pour réaliser les mêmes marges que sur la PS4. Mais toujours selon Bloomberg, Sony a même envisagé de vendre la console à pertes, afin de s'aligner sur les prix de son concurrent Microsoft et compte sur les abonnements à son service de jeu en réseau et sur les ventes de jeux dans son magasin en ligne pour réaliser des bénéfices.

Manette de la PS5 La manette de la PS5. © Playstation

Comme à chaque sortie de console, Sony met aussi à jour sa manette. Baptisée DualSense, la manette de la PS5 est plus légère et aura une meilleure autonomie que celle de la PS4, selon Sony. Ses gâchettes arrière devraient permettre différentes intensités de pression, ce qui pourra trouver des applications dans certains jeux. Pour la première fois, les boutons "triangle", "rond, "carré" et "croix", inchangés depuis la PS1, perdent leurs couleurs. La manette dispose d'un micro intégré, ce qui permettra de parler sans avoir de casque. Sony a également conçu une station permettant de connecter deux manettes à la verticale pour les charger, sans que l'on sache pour l'instant si elle sera vendue séparément de la console. Son prix de vente n'est pas encore connu (une seule manette est fournie à l'achat de la console). A noter que les manettes de PS4 seront compatibles avec la PS5.

Le journaliste Geoff Keighley a pu prendre en main pour la première fois la manette de PS5 lors d'une diffusion en direct le 17 juillet sur YouTube. La vidéo ci-dessous (en anglais) permet de mieux se rendre compte de sa taille en conditions réelles, et en comparaison avec la manette de la PS4. Le journaliste a également pu tester la manette sur le jeu Astro's Playroom. Selon lui, la manette de PS5 est légèrement plus lourde, mais plus facile à prendre en main grâce à sa plus grande taille. Il met également en avant la qualité du fameux retour haptique de la manette, une sorte de vibration améliorée qui procure différentes sensations en fonction des actions effectuées (sur Astro's Playroom, il a pu ressentir la différence entre traverser une tempête de sable et un sol enneigé).

PS5 Digital Edition

La PS5 Digital Edition est une version moins chère (399 euros, contre 499) de la console sans lecteur Blu-Ray. Cela veut dire que tous les jeux de la console devront être achetés en version numérique et téléchargés. Moins coûteuse à produire, on peut supposer que cette version de la console sera moins chère. D'autant que Sony y trouve aussi un intérêt économique : l'absence de lecteur Blu-Ray rendra impossible les prêts de jeux entre joueurs ainsi que les de jeux d'occasion. Elle incitera aussi davantage à acheter ses jeux sur le magasin en ligne de Sony depuis la console.

La PS5, disponible en précommande ?

La PS5 n'est pas encore disponible à la précommande et Sony n'a pas donné de date pour le début des achats anticipés. Fin août, Sony a mise en ligne une page sur son site américain permettant de s’inscrire avec son identifiant Playstation afin d'avoir une chance d'être sélectionné pour pré-commander une PS5. Rien de similaire n'existe en France ou en Europe. En France, aucun marchand ne propose de précommander la console pour le moment, mais plusieurs d'entre eux, comme Amazon ou Micromania, s'y préparent. Le 17 juillet 2020, Sony a dû démentir des rumeurs annonçant l'arrivée imminente de la PS5 en précommande, et a promis de prévenir à l'avance de leur date. "Nous vous ferons savoir quand les pré-commandes arriveront. Ce ne sera pas à la dernière minute", a assuré Eric Lempel, directeur marketing de Playstation, à la chaîne YouTube The Game Awards. "Nous vous préviendrons quand vous pourrez précommander, donc s'il vous plait, ne vous sentez pas obligés d'aller faire la queue devant les magasins tant que vous n'avez pas reçu d'indication officielle sur le processus", a-t-il ajouté. Les précommandes seront limitées à une console par personne, afin d'éviter que certains achètent plusieurs PS5 pour les revendre plus cher par la suite. 

La PS5 est-elle compatible avec les jeux de PS4 ?

Sony a expliqué que les jeux de PS4 seraient compatibles avec la PS5, qu'il s'agisse de jeux physiques ou numériques. Cependant, chaque jeu devra être adapté individuellement par son éditeur et selon son bon vouloir. Dans un premier temps, une centaine de jeux parmi les plus populaires de l'histoire de la PS4 seront concernés, avant un élargissement jusqu'à 4000 titres, affirme Sony. Pour ce qui est de la rétrocompatibilité avec les Playstation, PS2 et PS3, Sony ne l'a pas encore formellement écartée, bien qu'Ubisoft a pour sa part annoncé que ce ne serait pas possible le 31 août 2020. Sans que l'on sache s'il s'agissait d'une décision propre à l'éditeur, ou d'une impossibilité technique de la console.

Outre cette rétrocompatibilité, un nombre plus limité de jeux achetés sur PS4 pourront bénéficier d'une mise à jour gratuite vers leur version pour PS5, permettant ainsi d'augmenter leurs performances, au lieu de simplement lancer un jeu de PS4 sur une PS5. A noter que si le jeu de PS4 était en version physique, il faudrait disposer d'une PS5 avec lecteur Blu-Ray pour être éligible à la mise à jour. Voici la liste des jeux concernés :

  • Assassin's Creed Valhalla
  • Control Ultimate Edition
  • Cyberpunk 2077
  • Destiny 2
  • DiRT 5
  • Doom Eternal
  • Far Cry 6
  • FIFA 21
  • Madden NFL 21
  • Marvel's Avengers
  • The Elder Scrolls Online
  • Watch Dogs Legion
  • WRC 9
  • Yakuza : Like a Dragon
PS5 VS Xbox Series X

La PS5 fera face à la concurrence de la Xbox Series X, la nouvelle console de Microsoft, qui sortira elle-aussi en fin d'année 2020. Premier élément de comparaison : le prix. Désavantage à confirmer (une fois les prix officiels connus) pour la PS5, qui coûtera probablement plus cher que la Xbox Series X, en raison de composants plus onéreux. Il faudra également attendre de connaître le prix des deux versions au rabais des consoles, la PS5 Digital Edition et la Xbox Series S. Mais là aussi, l'avantage pourrait être du côté de Microsoft. Car là où Sony a seulement enlevé le lecteur Blu-Ray, Microsoft a fait de même, mais a aussi choisi de brider les performances de cette version plus abordable, ce qui réduit fortement le coût de ses composants. 

En termes de performances, des différences existent entre les deux consoles. Le processeur de la PS5 (3,5 GHz) est un peu moins puissant que celui de la Xbox Series X (3,8 GHz). Même chose pour la carte graphique : 12 TFLOPS en performance brute chez Xbox, 10,28 chez Playstation. Leurs RAM (mémoires vives) sont en revanche identiques, à 16 Go. La PS5 possède un plus petit disque dur que la Xbox (825 Go contre 1 To), mais il est plus rapide, ce qui devrait permettre des chargements plus courts des jeux. Pour le catalogue de jeux, l'avantage est du côté de Sony, la PS5 possédant déjà de nombreuses exclusivités, là où Xbox se contente de sa franchise phare développée par Microsoft, Halo.  

Les accessoires de la PS5 La caméra, la station de recharge, le casque et la télécommande de la PS5. © Sony

En plus de la manette, Sony a conçu de nombreux accessoires pour la PS5, tous vendus séparément. Comme une station de recharge capable de charger deux manettes à la fois sans qu'il soit nécessaire de les connecter à la console. Le casque sans fil avec micro intégré Pulse 3D est proposé aux joueurs souhaitant communiquer durant les parties en ligne et avoir une bonne isolation de leur environnement extérieur. Pour faciliter la navigation dans les menus de la console et s'en servir davantage comme d'une box Internet, une Télécommande Media peut remplacer la manette. Elle permet également de contrôler le volume et l'alimentation de certains téléviseurs compatibles. Enfin, Sony a conçu une caméra HD pour les streamers, ces joueurs qui filment et diffusent leurs parties en ligne, qui permet de synchroniser la vidéo du joueur avec celle de sa partie sur la console pour en faire une seule vidéo. 

Les jeux sur la Playstation 5

Plusieurs dizaines de jeux ont déjà été annoncés par Sony. Certains sont des rééditions de titres déjà sortis sur PS4, tandis que d'autres seront développés spécifiquement pour la PS5. Certains de ces jeux seront exclusifs à la PS5 (non disponibles sur des plateformes concurrentes), soit parce qu'ils sont développés par Sony, soit grâce à des accords d'exclusivité signés avec des éditeurs. Certains seront disponibles au lancement de la console, d'autres plus tard. Le prix des jeux de PS5 devrait augmenter : certains éditeurs comme 2K Games ont déjà annoncé des titres à 70 ou 75 euros, contre 60 sur PS4. Ubisoft s'est engagé de son côté à maintenir le prix de ses jeux sur PS5 à 60 euros. Ce sera notamment le cas pour prochain titre phare d'Ubisoft, Assassin's Creed Valhalla. Cependant, l'éditeur s'est uniquement engagé à maintenir le prix de ses jeux durant ses prochaines sorties en automne et en hiver prochains. Rien ne l'empêchera d'augmenter lui aussi ses prix par la suite.

Jeux exclusifs annoncés sur PS5 :
  • Astro's Playroom (préinstallé sur la PS5)
  • Demon's Souls
  • Destruction AllStars
  • Final Fantasy 16 
  • Godfall
  • God of War 2 : Ragnarok 
  • Gran Turismo 7
  • Horizon : Forbidden West
  • Project Athia
  • Ratchet and Clank : Rift Apart
  • Recompile
  • Returnal
  • Sackboy : A Big Adventure
  • Spider-Man : Miles Morales.
Autres jeux annoncés sur PS5 :
  • Anima : Song From the Abyss
  • Anno Mutationem
  • Aragami 2
  • Atomic Heart
  • Assassin's Creed Valhalla
  • Black Legend 
  • Blind Fate : Edo no Yami
  • Bloodborne Remastered
  • Blood Bowl 3
  • Borderlands 3
  • Braid Anniversary Edition
  • BugSnax
  • Call of Duty Black Ops : Cold War
  • Chivalry 2
  • Chorus
  • Control
  • Cris Tales
  • Cyberpunk 2077
  • Dead by Daylight
  • Deathloop
  • Destiny 2
  • Dirt 5
  • Doom Eternal
  • Dustborn
  • Earthlock 2
  • Eiyuden Chronicle : Hundred Heroes
  • Far Cry 6
  • FIFA 21
  • Fortnite
  • Ghostwire : Tokyo
  • Goodbye Volcano High
  • Gotham Knights
  • Grand Theft Auto 5
  • Graven
  • Harry Potter : Hogwarts Legacy
  • Haven
  • Heavenly Bodies
  • Hitman 3
  • Hood Outlaws & Legends
  • Hyper Scape 
  • Immortals : Fenyx Rising
  • In Sound Mind
  • Jett : The Far Shore
  • Kena - Bridge of Spirits
  • Lands of Raynar
  • Lego Star Wars : The Skywalker Saga
  • Little Devil Inside
  • Lost At Sea
  • Madden 21
  • Maquette
  • Marvel's Avengers
  • Metal : Hellsinger
  • Monster Boy and the Cursed Kingdom
  • NBA 2K21
  • NHL 21
  • Observer : System Redux
  • Oddworld Soulstorm
  • Outriders
  • Overcooked ! All You Can Eat
  • Paradise Lost
  • PES 2022
  • Planet Coaster : Console Edition
  • Poker Club
  • Pragmata
  • Quantum Error
  • Resident Evil Village
  • Ride 4
  • Riders Republic
  • Scarlet Nexus
  • Sherlock Holmes : Chapter One
  • Solar Ash
  • Star Wars Squadrons
  • Stray
  • Suicide Squad : Kil the Justice League
  • TemTem
  • The Elder Scrolls Online
  • The Lord of the Rings : Gollum
  • The Pathless
  • The Pedestrian
  • The Witcher III : Wild Hunt
  •  Unknown 9 Awakening
  • Tom Clancy's Rainbow Six Siege
  • Vampire : The Masquerade – Bloodlines
  • Vigor 
  • Warframe
  • Warhammer : Chaosbane
  • Watch Dogs : Legion
  • Werewolf: The Apocalypse
  • White Shadows
  • Worms Rumble
  • WRC 9
  • WM
  • Yakuza 7

De chauffeur à livreur, le véhicule autonome s'adapte au coronavirus

jeu, 17/09/2020 - 17:47

Alors que la plupart des tests de véhicules autonomes ont été stoppés (et le sont encore en partie) pour limiter la propagation du coronavirus, plusieurs entreprises du secteur ont tenté de réadapter leurs produits pour en faire des solutions de livraison de produits de première nécessité comme des médicaments et de la nourriture, ou encore pour désinfecter les rues. "C'est un peu de la com' pour l'instant, mais nous constatons un intérêt réel et croissant chez nos clients pour les solutions de livraison par véhicule autonome", assure Benoît Perrin, directeur général de la start-up de navettes autonomes EazyMile. L'entreprise française planche sur une déclinaison de sa navette dédiée aux applications de livraison, ainsi qu'une autre capable de combiner livraison et transport de personnes.  

En plus de start-up spécialisées dans les véhicules autonomes de livraison telles que l'américain Nuro ou le chinois Neolix, des mastodontes entrent dans la course. Ainsi, Waymo, la filiale de véhicule autonome de Google (Alphabet), a lancé en mars Waymo Via, sa division dédiée à la livraison, aussi bien par voiture que par camion autonome. De son côté, Amazon a racheté la start-up de véhicules autonomes américaine Zoox pour 1,2 milliard de dollars en juin. Elle travaillait plutôt sur des applications de transport de personnes et Amazon a affirmé soutenir cette vision. Mais il est difficile de croire que Jeff Bezos ne lui réserve pas un rôle dans sa quête d'une plateforme logistique mondiale toujours plus efficace.  

Camions, voitures, robots...

Si le segment du véhicule autonome de transport est clairement défini, avec principalement une division entre navettes et voitures sans chauffeurs, celui de la livraison autonome recouvre davantage de modes de transport qui peuvent être complémentaires ou en concurrence. D'abord les camions, qui devraient être parmi les premières applications à arriver à maturité. "Le transport de marchandises sur autoroute est celui qui réunit les conditions les plus favorables. Son autorisation de mise sur le marché peut donc arriver plus rapidement qu'en ville dans de nombreux pays", estime Franck Cazenave, directeur mobilités et smart city France de Bosch, producteur de capteurs et technologies pour véhicules autonomes. Outre cette typologie de trajet simple à gérer pour un véhicule autonome, il rappelle que le besoin s'en fait ressentir. "Les entreprises ont de plus en plus de mal à trouver des chauffeurs qualifiés car le métier n'attire plus. Par ailleurs, il sera possible de générer de forts gains de productivité, car les chauffeurs doivent légalement observer plusieurs pauses dans la journée et bien sûr dormir la nuit". 

En revanche, sur le dernier kilomètre en ville, les véhicules autonomes de livraison sont soumis aux mêmes contraintes techniques que ceux qui transportent des personnes : réussir à créer un système de conduite quasi infaillible qui prenne en compte les complexes règles de circulation et les nombreux obstacles urbains sur sa route. A la différence près qu'ils pourraient être régulés de manière moins stricte que le transport des personnes. Il faudra toutefois réussir à régler un certain nombre d'autres problèmes, notamment comment organiser l'attente et le contact avec le client si aucun humain ne peut se déplacer pour aller sonner chez lui.

Amortir les investissements 

Autre approche sur le dernier kilomètre, les robots de livraison autonomes circulant sur le trottoir et munis de coffres sécurisés permettant au client de récupérer ses courses ou son colis via un code. Un mode de livraison expérimenté par des start-up comme Nuro, Starship Technologies et Postmates (acquise par Uber en 2020) ou encore des géants tels qu'Amazon et Yandex (le "Google russe"). Ce segment a déjà généré plus d'un milliard de dollars d'investissements en capital-risque aux Etats-Unis, selon Wired.

"Ce sont des technologies de véhicules autonomes, mais pour rouler entre 5 et 7 kilomètres par heure. Puisque les risques d'accident sont limités et la vitesse moindre, il suffit de placer des capteurs ultrasons et radar, voire d'y ajouter un lidar", détaille Franck Cazenave. Pas besoin de coupler caméras, lidar et radars ni d'y ajouter des redondances, c'est à dire de doubler tout le dispositif de capteurs pour prévenir d'une défaillance comme sur une voiture autonome. Ce qui réduit énormément le coût de production de ces appareils, d'autant qu'ils ont besoin d'une puissance de calcul beaucoup plus faible en raison de leur faible vitesse. Mais ces appareils non plus n'échappent pas à certains écueils. D'abord les incivilités (ils sont faciles à renverser) et puis le risque de leur succès : s'ils venaient à pulluler sur les trottoirs tels des trottinettes en 2019, les régulateurs seraient forcés d'intervenir.  

Malgré ces difficultés, et même si la plupart des gros acteurs continuent à donner la priorité au transport de personnes, la livraison autonome est de plus en plus prise au sérieux. "Les Américains regardent le sujet de très près. J'ai également l'impression que les Allemands sont en avance, notamment avec la poste allemande et sa filiale DHL. En France, on constate un intérêt des pouvoirs publics, mais il est encore difficile de mobiliser la chaîne logistique", résume Benoît Perrin. "C'est aussi un nouveau débouché pour amortir les investissements dans les technologies de véhicule autonome", ajoute Franck Cazenave. Et vu les coûts faramineux de développement des voitures sans chauffeur, toute diversification est bonne à prendre.

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