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Mis à jour : il y a 14 min 56 sec

Google Nest : la prochaine enceinte connectée dévoilée

ven, 10/07/2020 - 20:22
Sommaire

[Mis à jour le 10 juillet 2020 à 20h20] La prochaine enceinte connectée de Google sera plus allongée. Le géant américain a confirmé que l'appareil certifié par la FCC est bien son prochain produit en préparation, destiné à remplacer le Google Home lancé en 2016. Google a même partagé un clip sur lequel on peut découvrir à plusieurs reprises le Google Nest. Celui-ci, d'une hauteur de 22 cm, sera plus grand que le Google Home et Home Max. La nouvelle enceinte aura le même tissu coloré utilisé sur les Nest Mini et Nest Hub, ainsi que la même base en silicone antidérapant. Elle aura également une prise d'alimentation de 30 watt et un bouton servant à éteindre son micro. Google n'a pas encore indiqué de date de sortie sur le marché. 


Avec Google Nest, le géant américain cherche à s'imposer dans le secteur de la maison intelligente. Après avoir réuni les équipes de Google Home et Nest, puis renommé ses produits, Google Nest perfectionne ses appareils domotiques. Le Google Home Mini par exemple, une petite enceinte connectée destinée à étendre la portée de Google Assistant, sera rebaptisée Nest Home Mini et équipée d'un haut-parleur plus imposant et d'un port jack pour la relier à un autre terminal et offrir une meilleure qualité du son. 

Création de Google Nest

Nest Labs, connue pour son thermostat connecté, a été créée en 2010 par deux anciens employés d'Apple. Ces derniers, après avoir participé à la création de l'iPod, décident de lancer leur entreprise à Palo Alto, en Californie, et de la spécialiser autour de deux objets connectés dédiés à la maison intelligente : un thermostat destiné à surveiller et contrôler la température du foyer depuis son smartphone et une alarme à incendie détectant la fumée et le taux de CO2 dans l'atmosphère.

Matt Rogers et Tony Fadell, les deux dirigeants, se lient dès 2011 avec Google, qui rachète la jeune entreprise en janvier 2014 pour 3,2 milliards de dollars, l'une de ses plus importantes acquisitions. La marque commune est renommée tout simplement Nest.

A peine devenue une filiale de Google, Nest acquiert en juin 2014 la start-up Dropcam pour intégrer sa technologie aux produits Nest. La caméra Nest Cam est ainsi élaborée par les deux équipes, en même temps que Nest s'implante sur le marché français. Mais le cofondateur de l'entreprise, Tony Fadell, s'attire les foudres de l'équipe nouvellement arrivée en déclarant que de "nombreux salariés de Dropcam n'étaient pas aussi performants qu'espéré". Les crispations entre les dirigeants des deux entreprises se font ressentir jusqu'à la démission de Tony Fadell en 2016. En 2015, passée sous le giron d'Alphabet (devenue la structure ombrelle du groupe), Nest réalise un chiffre d'affaires de 340 millions de dollars.

En 2018, l'entreprise connaît un revirement de situation en redevenant une filiale de Google. Elle est incorporée à Google Hardware, la division matérielle du groupe qui développe Google Home et ChromeCast, pour profiter des synergies, notamment dans l'intelligence artificielle. L'entreprise voit alors le départ de son deuxième cofondateur, Matt Rogers.

Lors de l'édition 2019 de sa keynote Google I/O, la firme de Mountain View annonce la création de Google Nest, pour réunir tous les produits Nest et Google Home. Le Google Store rassemble depuis cette date les clés Chromescast, la borne Google Wifi, les enceintes Google Home et les produits Nest donc (caméras de surveillance, thermostats connectés, détecteur de fumée, sonnette vidéo) et l'enceinte connectée Google Nest Hub, la dernière-née.

Google Nest Hub Le Google Nest Hub est commercialisé en France depuis mai 2019. © Google Nest

En octobre 2018, Google dévoile son Google Home Hub, une enceinte intelligente dotée d'un écran et disponible en quatre couleurs. Produit phare de l'entreprise, le Google Home Hub est renommé Google Nest Hub en mai 2019, au moment où le groupe rebaptise Nest en Google Nest. Le produit est arrivé en France le 28 mai 2019, après une première commercialisation aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Australie. Vendu au prix de 129 euros, le Google Nest Hub vient concurrencer sur le marché le Smart Display de Lenovo, fonctionnant aussi avec Google Assistant, et l'Echo Show d'Amazon.

Concrètement, le Google Nest Hub est une enceinte connectée enrichie d'un écran tactile de 7 pouces dont la luminosité s'adapte à l'ambiance de la pièce. Il permet à l'utilisateur d'afficher une vidéo qui complète les informations fournies par Google Assistant pour répondre à sa requête. Par exemple, l'utilisateur peut lancer sur son Google Nest Hub une vidéo Youtube sur une recette de cuisine pour aller plus loin que la liste des ingrédients demandés à Google Assistant.

Quand il n'est pas utilisé, le Google Nest Hub peut servir de cadre numérique. Il diffuse alors les clichés tirés de l'application Google Photos. Au niveau de la sécurité, le Google Nest Hub peut se combiner avec la sonnette vidéo Hello et afficher la personne ayant sonné à la porte.

Une deuxième version, le Google Nest Hub Max, est commercialisée depuis le 9 septembre 2019, toujours aux Etats-Unis, en Angleterre et en Australie dans un premier temps. Cette enceinte mesure 10 pouces (au lieu de 7 pouces) et intégre une caméra pour des fonctions de reconnaissance faciale. Avec elle, Google Nest entend développer les appels vidéo et la surveillance de l'habitat à distance à partir de ses enceintes connectées.

Works with Nest

La plateforme Works with Nest a vu le jour au CES de 2015, où Nest avait annoncé une quinzaine de partenariats pour rendre ses produits compatibles avec le plus d'objets connectés possibles, et contrer Apple et son outil HomeKit sur le marché de la maison connectée. Les lampes connectées Philips Hue ou le réveil Aura de Withings pouvaient ainsi communiquer avec les produits Nest pour permettre à l'utilisateur de régler un scénario. Par exemple, les lampes pouvaient devenir rouge lorsqu'un incendie était décelé par le détecteur de fumée de Nest.

Avec le rassemblement de Nest et Google Home sous la marque Google Nest, les produits Nest cessent d'interagir avec les solutions smart home d'autres marques. La plateforme Works with Nest a été arrêtée le 31 août 2019 pour laisser place au programme Works with Google Assistant. Cette dernière, centrée sur la voix et le toucher avec Google Home et Google Nest Hub, n'est pas focalisée sur l'écosystème des partenaires. Les services avec Philips Hue, IFTTT, Logitech Harmony, Lutron lights, August Home et Wemo switches sont ainsi interrompus. A noter également que les comptes Nest disparaîtront progressivement pour faire place aux comptes Google. IFTTT appelle ainsi les utilisateurs à ne pas déconnecter leurs produits Nest du programme IFTTT et de ne pas migrer leur compte vers Google pour continuer à utiliser son service après le 31 août. Cela suppose néanmoins que les utilisateurs ne pourront pas bénéficier des nouvelles fonctionnalités de Google. 

Thermostats Nest

Nest s'est lancé sur le marché en développant son savoir-faire autour du thermostat connecté. La première génération de ses Nest Learning a été commercialisée en octobre 2011, suivie d'une deuxième génération en octobre 2012 et d'une troisième en septembre 2015.

En août 2017, Nest lance le Thermostat E, une version en plastique qu'elle veut plus accessible à 219 euros (contre 249 euros pour le Nest Learning 3e génération).  Ce nouveau modèle est vendu en France en octobre 2018 avec quelques ajustements pour le rendre compatible avec la plupart des systèmes de chauffage central grâce à son boîtier Heat Link E, à brancher sur les chaudières.

Ce Thermostat E est doté de multiples capteurs pour mesurer la température, le taux d'humidité de la pièce, la lumière ambiante afin d'adapter la luminosité de l'écran, et dispose d'un détecteur de présence pour éteindre le chauffage pendant l'absence des utilisateurs. Contrôlable à distance via son application, le thermostat est également réglable par commande vocale avec l'Assistant Google. Par contre, Google a supprimé l'application Nest de l'Apple Watch et de Wear OS, il n'est donc plus possible de contrôler son thermostat depuis les montres connectées. La firme de Mountain View justifie ce choix par un nombre insuffisant d'utilisateurs.

Pour diffuser ses thermostats intelligents dans les habitations, Google Nest a annoncé le 23 juillet 2019 un partenariat avec la start-up Leap. Les clients Nest dotés de la climatisation centrale peuvent obtenir gratuitement une enceinte intelligente Google Nest Hub en échange de leur inscription au programme Nest Rush Hour Rewards, qui prodigue des conseils pour amener les clients à réduire leur consommation d'énergie en fonction des signaux de prix émis par Leap.

Caméras Nest

Google Nest propose quatre modèles de caméras pour l'intérieur et l'extérieur. La première, la Nest Cam Indoor, a été mise au point en juin 2015, un an après le rachat de la start-up Dropcam pour bénéficier de son savoir-faire. La version outdoor est achevée en juillet 2016. L'année suivante, en juin 2017, Nest lance sa Nest Cam IQ, un modèle haut de gamme de la Nest Cam Indoor, qui est doté de fonctions imperméable en septembre 2017 pour sa version outdoor et de Google Assistant en 2018.

Pour garantir le respect de la vie privée, les caméras Google Nest maintiennent allumé un témoin lumineux quand elles filment. © Google Nest

Sur ce marché des caméras de surveillance grand public, Google Nest essaie de se démarquer en faisant valoir la qualité de sa prise de vue. Sa Nest Cam IQ est équipée d'un capteur de huit millions de pixels, d'un zoom et de fonctions de suivi intelligent. 

Seul bémol : une faille de sécurité a été détectée en février 2019, quand des hackers se sont adressés à des utilisateurs par l'intermédiaire de leur caméra de sécurité Nest. L'entreprise a recommandé à ses utilisateurs de changer leur mot de passe et d'activer l'identification à deux facteurs. 

Nest Secure

Nest Secure est le système connecté de Nest dédié à la sécurité résidentielle. Cette solution élaborée en septembre 2017 comprend trois modules : le Nest Guard, une base qui centralise les informations envoyées au système et qui comprend une alarme ; les Nest Tag, les appareils qui permettent d'activer ou de désactiver l'alarme ; et les Nest Detect, les détecteurs de mouvements et d'ouverture et de fermeture de portes et fenêtres.

En février 2019, alors que les caméras étaient victimes de piratage, une mise à jour de la solution de sécurité résidentielle de Nest a révélé la présence d'un microphone niché dans l'appareil Nest Guard. La révélation a fait scandale auprès des utilisateurs car aucun élément de la fiche technique ne le mentionnait. Google s'est justifié en indiquant que le "Nest Guard dispose effectivement d'un micro qui n'était pas activé par défaut", un élément essentiel pour profiter d'une future intégration de l'Assistant Google.

Nest Hello

Avec ses caméras, Nest surveille de l'intérieur de l'habitat, mais son Nest Hello lui permet aussi de garder un œil sur l'extérieur de la maison. L'entreprise a présenté en septembre 2017 un interphone connecté, disponible en France depuis juin 2018 au prix de 279 euros.

Compatible avec Google Assistant pour permettre à l'assistant vocal de prévenir l'habitant de la présence d'un visiteur, la sonnette Nest Hello envoie également des notifications par mobile quand quelqu'un se présente devant la porte, même sans sonner. La caméra détecte en effet les variations sonores et les mouvements pour envoyer une notification mobile ou un e-mail. Une fonction qui lui permet aussi de détecter un colis déposé devant la porte. La caméra présente dans la sonnette reconnaît par ailleurs les visages. Les contacts enregistrés dans Google avec leur photo sont ainsi identifiés quand ils sonnent chez l'utilisateur.

Josy Soussan (EFA)  : "En rassemblant d'importantes fintech européennes, l'EFA permettra au secteur de se faire entendre à Bruxelles"

ven, 10/07/2020 - 17:11
JDN. Vous avez lancé en juin dernier l'EFA, l'association européenne de la fintech. Pourquoi maintenant ? Josy Soussan, vice-président de l'EFA. © Josy Soussan

Josy Soussan. La Commission européenne a mené une consultation pour définir une nouvelle stratégie digitale des services financiers (du 3 avril au 26 juin 2020, ndlr). Nous avions donc besoin d'une association basée à Bruxelles qui rassemble d'importantes fintech européennes pour nous faire entendre d'une seule voix. Les sujets européens qui touchent les services financiers sont trop souvent discutés avec des acteurs traditionnels. Ces derniers mois de crise ont montré que les fintech ont réagi rapidement et ont apporté des solutions aux entreprises et consommateurs. Enfin, nous arrivons à un stade de professionnalisation des fintech européennes. Ce sont devenus des acteurs incontournables de la finance d'aujourd'hui. 

Quels sujets sont prioritaires pour vous ?

Nous voulons un marché unique de la fintech au niveau européen afin que les plateformes puissent proposer des services à tous les Européens et donc qu'elles n'aient pas besoin de lancer une nouvelle version de leur plateforme dans chaque pays. C'est aussi important que les consommateurs et entreprises clientes de fintech puissent être protégés par des règles uniformes. Ce marché unique permettrait également de proposer une offre plus concurrentielle par rapport à d'autres régions du monde. D'autres sujets  nous intéressent comme la discrimination sur l'iban, la promotion des initiatives d'open banking et d'open finance, la DSP2 ou encore l'unification des règles de blanchiment.

Vous comptez aujourd'hui une vingtaine de membres. Y-a-t-il des Français ?

"Il n'y a pas encore de fintech françaises membres de l'EFA"

Il n'y a pas encore de fintech françaises mais j'imagine que ça ne saurait tarder. Nous voulons de la diversité dans la taille et la nationalité de nos membres. C'est pourquoi nous avons des fintech d'Allemagne, d'Italie, des pays baltes ou encore de Scandinavie. Nous apportons aussi beaucoup d'importance à la diversité des services. Parmi nos membres, nous avons des néobanques, des robo-advisor, des plateformes de prêts, des entreprises de banking as a service… 

Wirecard, qui est en plein scandale financier, est-elle toujours membre de l'association ?

Wirecard faisait partie de la vingtaine de fintech qui a monté l'année dernière le projet EFA. Elle était aussi présente lors de notre lancement mais a demandé à se retirer de l'association depuis.

Pensez-vous que ce scandale va abîmer l'image des fintech européennes ?

Il ne faut pas voir cette affaire comme un reflet de l'industrie. Beaucoup de gens pensent que les fintech sont des entreprises qui existent depuis un ou deux ans, et qu'elles manquent de professionnalisme mais c'est faux. Aujourd'hui, certaines fintech rivalisent avec des acteurs traditionnels. Est-ce que les régulateurs vont revoir certaines réglementations suite à cette affaire ? Je ne sais pas.

Pensez-vous que votre association va pouvoir rivaliser avec les puissants lobbies bancaires, qui doivent se frotter les mains suite à cette affaire ?

Nous ne sommes pas dans l'idée d'être l'un contre l'autre. Nous voulons simplement faire partie de la discussion car jusqu'ici il était difficile d'avoir une place autour de la table. Il y a une réelle volonté de la Commission d'intégrer le point de vue des fintech pour réfléchir à la stratégie de transformation des services financiers. Je peux vous assurer que le lancement de l'association a été très bien reçu par toutes les parties prenantes.

Josy Soussan est vice-président de l'association européenne des fintech (EFA) depuis son lancement en juin 2020. Depuis avril 2018, il est directeur de la communication et des affaires publiques de Funding Circle  aux Pays-Bas, plateforme britannique de prêts aux TPE-PME. Entre 2013 et 2016, il gérait la communication de S&P Global Ratings (anciennement Standard & Poor's) pour la France, le Benelux et le Moyen-Orient.

Actualisation pôle emploi : encore 5 jours et il sera trop tard

ven, 10/07/2020 - 16:55
Sommaire

[Mise à jour du vendredi 10 juillet 2020 à 16h55] Encore 5 jours pour procéder à son actualisation auprès de Pôle Emploi : la date limite au titre du mois de juin est fixée au mercredi 15 juillet, dernier délai. La démarche peut être effectuée par téléphone, en composant le 3949, sur le site Internet pole-emploi.fr ou via l'appli "Mon espace". A noter qu'il sera peut-être nécessaire de renseigner le nombre d'heures travaillées et de fournir des justificatifs de revenus. Pour rappel, plus tôt l'actualisation est faite, plus vite les allocations afférentes sont versées. Un retard d'actualisation peut par ailleurs générer une radiation de Pole Emploi et la perte des allocations.

Les personnes qui ont perdu leur travail suite à une démission, un licenciement, une rupture conventionnelle ou une période d'essai non validée sont tenues s'inscrire à Pôle emploi. Il en est de même pour les celles qui entrent sur le marché du travail et qui recherchent un emploi.

Les demandeurs d'emploi ont droit à des allocations chômage. Mais pour les toucher, il est nécessaire d'actualiser chaque mois sa situation, y compris le premier mois de son inscription à Pole Emploi. Cette obligation est soulignée par l'article L5411.2 du Code du Travail : "Les demandeurs d'emploi renouvellent périodiquement leur inscription selon des modalités fixées par arrêté du ministre chargé de l'emploi et la catégorie dans laquelle ils ont été inscrits".

Qu'est-ce que l'actualisation Pôle Emploi ?

Lors de l'actualisation, vous devez déclarer les événements liés à votre situation sur le mois. Il peut notamment s'agir d'une reprise d'activité (CDD, mission d'intérim ou tout autre type de contrat de travail. Dans ce cas, vous devrez indiquer le nombre d'heures effectuées et le salaire brut touché). Le travail peut-être à temps partiel ou à temps complet. Vous devrez aussi fournir vos justificatifs de revenus (feuille de paie...). En effet, si vous touchez d'autres revenus, votre allocation chômage devra être recalculée. D'autres éléments affectant votre situation doivent aussi être déclarés :

  • Une formation 
  • Un congé maternité
  • Un arrêt travail
  • Un mariage ou d'un divorce
  • Un départ à la retraite
  • Une modification des coordonnées personnelles (téléphone, adresse...)
  • Ou une absence de domicile pour une durée supérieure à une semaine.

A la fin du processus, si vous êtes toujours à recherche d'un poste et que vous remplissez toujours les critères requis, Pôle Emploi vous confirmera votre maintient sur la liste des demandeurs d'emploi. Vous aurez alors 24 heures pour modifier votre déclaration.

Quand s'actualiser sur Pôle Emploi ?

La période d'actualisation s'ouvre à la fin du mois concerné et le paiement se fait à partir du début du mois suivant. La durée moyenne du délai entre la déclaration et le paiement est de 4 jours. Point important, Pôle emploi traite les dossiers en fonction de l'ordre d'arrivée. En d'autres termes, plus vous déclarez votre situation rapidement, plus vite vous recevrez les allocations.

Calendrier actualisation Pôle Emploi Mois concerné Date d'actualisation Paiement à partir du Décembre 2019 Du 28 décembre 2019 au 15 janvier 2020 3 janvier 2020 Janvier 2020 Du 28 janvier 2020 au 15 février 2020 3 février 2020 Février 2020 Du 26 février 2020 au 15 mars 2020 2 mars 2020 Mars 2020 Du 28 mars 2020 au 15 avril 2020 1er avril 2020 Avril 2020 Du 28 avril 2020 au 15 mai 2020 4 mai 2020 Mai 2020 Du 28 mai 2020 au 15 juin 2020 2 juin 2020 Juin 2020 Du 28 juin 2020 au 15 juillet 2020 1er juillet 2020 Juillet 2020 Du 28 juillet 2020 au 15 août 2020 3 août 2020 Août 2020 Du 28 août 2020 au 15 septembre 2020 1er septembre 2020 Septembre 2020 Du 28 septembre 2020 au 15 octobre 2020 1er octobre 2020 Octobre 2020 Du 28 octobre 2020 au 15 novembre 2020 2 novembre 2020 Novembre 2020 Du 28 novembre 2020 au 15 décembre 2020 1er décembre 2020 Décembre 2020 Du 28 décembre 2020 au 15 janvier 2021 4 janvier 2021 Quelle date limite pour l'actualisation Pôle Emploi

Pour les personnes en recherche d'emploi, il est très important de respecter les dates limites pour l'actualisation (indiquées ci-dessus) pour deux raisons :

  • L'actualisation permet de montrer à Pôle Emploi que vous êtes toujours à la recherche d'un travail
  • L'actualisation mensuelle est un acte incontournable pour obtenir les allocations chômage.
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L'actualisation mensuelle s'effectue surtout sur Internet depuis son domicile via le site de Pôle emploi ou son mobile avec l'application Pôle Emploi. L'application permet d'envoyer facilement ses justificatifs. Pour accéder au formulaire d'actualisation en ligne, il est nécessaire de s'identifier via son compte personnel, qui est confidentiel et sécurisé. Pour y accéder, il faut donner :

  • Un identifiant : il s'agit de votre numéro de demandeur d'emploi qui est inscrit sur tous les courriers envoyés par Pôle Emploi.
  • Un mot de passe : Il prend la forme d'un code à 6 chiffres. Chaque demandeur d'emploi le reçoit lors de son inscription à Pôle emploi.

Par la suite, il suffit de remplir un formulaire qui est le même que celui qui est à remplir via le 3949 ou dans les centres Pôle Emploi. L'actualisation peut aussi se faire directement dans un centre Pôle Emploi. Les centres Pôle Emploi disposent d'une borne nommée borne Unidialog qui permet de s'actualiser. Des conseillers peuvent vous aider à effectuer la démarche. Du matériel informatique y est aussi à votre disposition pour scanner vos justificatifs.

Quand touche-t-on le chômage ?

L'actualisation permet le paiement de vos allocations chômage. Le montant de ces dernières pourra être recalculé en fonction des informations que vous avez fournies. Par exemple, si vous avez touchés des salaires. Une fois que vous vous êtes actualisé, vous êtes payé dès le début du mois suivant. Par exemple, si vous êtes encore éligible aux allocations chômages au mois de septembre, vous serez payés à partir du 1er octobre. Voici le calendrier des paiements :

Calendrier de paiement Pôle Emploi Mois concerné Paiement à partir du Décembre 2019 3 janvier 2020 Janvier 2020 3 février 2020 Février 2020 2 mars 2020 Mars 2020 1er avril 2020 Avril 2020 4 mai 2020 Mai 2020 2 juin 2020 Juin 2020 1er juillet 2020 Juillet 2020 3 août 2020 Août 2020 1er septembre 2020 Septembre 2020 1er octobre 2020 Octobre 2020 2 novembre 2020 Novembre 2020 1er décembre 2020 Décembre 2020 4 janvier 2021 Oubli d'actualisation Pôle Emploi

L'actualisation mensuelle est un acte incontournable pour recevoir les allocations chômage. Si vous oubliez d'effectuer la démarche, vous ne ferez plus partie de la liste des demandeurs d'emploi. Vos allocations ne seront donc plus versées. Si vous avez oublié de vous actualiser, vous êtes tenu de vous inscrire à Pôle emploi une nouvelle fois (en agence, sur internet ou en appelant le 3949).

Voir le dossier Ces aides auxquelles vous avez peut-être droit sans le savoir Numéro d'actualisation Pôle emploi

Pour vous actualiser, vous pouvez aussi passer par le téléphone en appelant le 3949 (appel non surtaxé). Vous aurez aussi besoin de votre identifiant. Ce numéro permet d'aussi de vous renseigner sur votre situation.

Actualisation Pôle Emploi : le cas de l'auto-entrepreneur

Un auto entrepreneur peut avoir droit aux allocations chômage si :

  • Il a déjà travaillé et à ce titre a droit aux allocations chômage.
  • S'il est enregistré comme demandeur d'emploi auprès de Pôle emploi.

S'il respecte ces deux conditions, il peut bénéficier des allocations chômage (dans la limite de ses droits) sous deux formes :

  • Le cumul des allocations chômage et de son activité d'auto entrepreneur : chaque mois l'auto entrepreneur s'actualise. Il touche ses droits auxquels l'administration soustrait ce que l'activité professionnelle a rapporté. Attention, les sommes ne peuvent pas dépasser l'ancien salaire du bénéficiaire. Lors de l'actualisation, il doit indiquer son chiffre d'affaires brut ainsi que le nombre d'heures travaillées. A la fin de l'actualisation, il ne faut pas oublier d'indiquer qu'il est toujours à la recherche d'un emploi. Attention, l'auto entrepreneur doit effectuer une démarche en plus pour toucher les allocations chômage. Il doit pour cela envoyer à son agence Pôle Emploi une copie de sa déclaration mensuelle de chiffre d'affaires à l'Urssaf. L'envoi peut se faire via une photo lisible du document.
  • Le système de l'Aide à la reprise ou création d'entreprise (Arce) : avec ce système, Pôle Emploi verse un capital qui peut servir à la création de l'entreprise. Le montant de l'Arce correspond à 45% des droits restants. La somme est versée en deux fois. Une fois lors de l' inscription à Pôle Emploi, une fois 6 mois plus tard. Pour recevoir les 55% des droits restants, l'auto entrepreneur doit s'actualiser chaque mois (comme le cas présenté ci-dessus).

Ces deux dispositifs ne peuvent être cumulés. Mais ils donnent droit à l'Accre, une exonération de charges sociales valable sur trois ans.

Actualisation Pôle Emploi : le cas de l'intermittent

Les allocations chômage des intermittents sont calculées sur la base du nombre d'heures travaillées au cours de périodes déterminées, en fonction du salaire de référence. Si l'intermittent n'a exercé aucune activité professionnelle pendant ce laps de temps précis, le nombre de jours indemnisables n'est autre que le nombre de jours du mois civil, soit entre 28 et 31 selon les mois. Les activités prises en compte peuvent être :

  • Salariées ou non (auto-entreprise, freelance, société...)
  • Conservées lors de l'ouverture de droit ou reprises après
  • Exercées en France ou dans l'EEE.

A noter qu'il est impératif de mentionner toutes les activités lors de l'actualisation Pôle Emploi. Il est possible de cumuler les revenus issus de droits d'auteurs et droits voisins ainsi que ceux des bourses d'artiste avec les allocations chômage. Ces revenus n'ont d'ailleurs pas à être déclarés. Les revenus salariaux accessoires versés par les sociétés de perception et de répartition des droits (SPRD) doivent, eux, figurer dans l'actualisation mensuelle.

Actualisation Pôle Emploi et heures travaillées

Lors de votre actualisation, si vous déclarez une activité, vous devez envoyer vos bulletins de salaire sur lesquelles vous devez inscrire votre nom et votre numéro d'identifiant. Vous devez aussi indiquer les sommes brutes touchées et le nombre d'heures travaillées. Pour l'envoi, vous pouvez envoyer une photo lisible des documents ou les scanner. Vous pouvez aussi vous rendre dans votre agence Pôle emploi. Cette démarche permet à l'administration de calculer le montant des allocations auxquelles vous avez droit.

Avec le Covid, quels services sont les plus résiliés ?

ven, 10/07/2020 - 16:42

S'il y a bien une chose dont personne (ou presque) n'avait envie d'être privé pendant le confinement, c'est de connexion Internet. La preuve par les chiffres, avec ceux dévoilés en exclusivité pour le JDN par Bemove*, société spécialiste de la mobilité, des contrats domestiques et de l’énergie. Les résiliations de box Internet ont diminué de 3% pendant le confinement (mars-avril) par rapport à la période qui l'a précédé (janvier-février) et augmenté de 56% après le confinement (mai-juin) par rapport à la période pré-confinement.

La palme des services les plus résiliés revient toutefois aux contrats de location, dont les résiliations pendant et après le confinement bondissent respectivement de 110% et de 167% par rapport à janvier-février. Des progressions liées à la saison des déménagements, explique Bemove. Deuxième secteur dans lequel les ruptures d'abonnement ont le plus augmenté après les mesures de confinement par rapport à la période qui les ont précédées, celui des forfaits mobiles (+70%), suivi des titres de transport. "La hausse des résiliations pendant et après confinement est liée à la réduction des déplacements, souligne notre partenaire. La hausse plus importante après le confinement s'explique, comme pour les baux locatifs, par la saisonnalité.

A noter également une baisse de 30% des résiliations des services d'esthétique/coiffure, à mettre sur le compte de la fermeture des instituts, donc du courrier en attente au guichet et de la non prise en compte des demandes de résiliations. Les salles de sport (ou autres abonnements liés aux loisirs de proximité) ont quant à elles enregistré des résiliations pendant la période de confinement et après. En cause ? La crainte de contracter le Covid, avance Bemove, et le souci de faire des économies.

* Société éditrice de Resilier.com et Lettre-resiliation.com et filiale de CCM Benchmark, éditeur du JDN.

Doctolib, un super service ou un super cauchemar ?

ven, 10/07/2020 - 15:39
Préambule

Vendredi 19 juin 2020, le juge des référés du Conseil d’État a retoqué (source : Conseil d'État) le Health Data Hub, la plateforme française des données de santé, pointant notamment la logique actuelle des certifications HDS (Hébergement des Données de Santé).

Le Conseil d’État relève une faille (source : CNIL) béante du système, qui concerne la collecte et la conservation de ces données :

- les datas de santé des patients peuvent être entreposées chez un hébergeur non certifié si l’activité de ce dernier n’est pas dans le domaine médical. On croit rêver !

Par exemple, un hôpital psychiatrique pourrait proposer à la scientologie d’héberger des informations sur les faiblesses des malades ; une assurance vie pourrait gérer les données sensibles des maisons de santé françaises.

Enfin, la chaîne de valeur de sécurité des données personnelles de santé n’est pas complètement certifiée. Les hébergeurs, infogérants, éditeurs de logiciels ne sont pas soumis aux mêmes types de certifications, les éditeurs s’en dispensent selon les vides juridiques liés à l’immaturité des lois.

Bref, il est urgent de faire travailler nos députés et sénateurs.

Doctolib, un service puissant et apprécié des utilisateurs

Depuis quelques, années la start-up Doctolib a pris une position dans un domaine que L’État aurait du aborder dans le cadre du service public :  

- la gestion des rendez-vous médicaux entre les particuliers et le corps médical, la consultation vidéo et la gestion de documents (ordonnances, imageries, etc.)

Un partenariat a été signé entre les CHU et Doctolib, lequel facilite la vie et le travail de nombreux de nos concitoyens. Il permet d'optimiser la prise de rendez-vous et de prévenir le patient par SMS ou par courriel, ce qui évite bien des oublis.

La consultation vidéo en période de COVID a été d’une utilité considérable.

Les médecins se félicitent pour la plupart de l’utilisabilité de ce service qui est mieux conçu que celui de la Carte Vitale, ou d’ApiCRYPT.

Doctolib fait désormais partie du Next 40 au même titre que Blablacar, Deezer et 37 autres «pépites» et bénéficie ainsi d’un accompagnement spécifique de l’État pour croître plus rapidement, notamment vers l’Allemagne et reste de l’Europe. L’objectif est une entrée en bourse, et si possible un jour au Cac 40.

BPI France est présente à son capital depuis quelques années et a participé en 2019 par l’intermédiaire de son département Large Venture à un tour de table de 150 millions d’Euros.

J’ai fait une sorte de rêve

J’avais pris l’avion pour New York, l’hôtesse nous avait donné la petite fiche verte à remplir pour présenter à la douane américaine.

Name : ok

Last Name : ok

Passport number ok,

Puis, cette question est arrivée comme une gifle : Do you have a physical or mental discorder ?

Zut alors, dois-je parler de mes antihypertenseurs, antidépresseurs, benzodiazépines… Bizarre, ça ne les regarde pas. Et si je conduis et que j’ai un accident, que va-t-il se passer ?

Je me suis réveillé avec encore dans la tête l’image de Trump qui me poursuivait dans l’aéroport avec son club de golf.

Doctolib ne respecte pas toutes les lois

Dans sa page de politique de  protection des données personnelles, Doctolib écrit au dernier paragraphe de l’introduction :

- « Les données personnelles de santé des utilisateurs sont hébergées par trois hébergeurs ayant reçu la certification HDS (Hébergeur de Données de Santé), et un hébergeur ayant reçu la certification HADS (Hébergeur Agréé Données de Santé), validée par l’ANS (Agence du numérique en santé). »

En revanche, Doctolib n’annonce pas la couleur du nom de l’hébergeur (Art 28.2 et28.4 du RGPD), pourtant obligatoire en vertu du RGPD.

Dans son article (source : FranceTVInfo) sur Doctolib  , la journaliste Marjelaine Koch mentionne que l’hébergeur de Doctolib serait Amazon Web Service.

Par ailleurs, en parcourant les offres d’emplois de Doctolib, j’ai trouvé une annonce (source : Doctolib) pour des compétences Microsoft Azure. Que fait Doctolib avec Azure, le cloud de Microsoft ?  

Nos données Doctolib semblent donc être hébergées par des entreprises américaines ou, via leurs filiales en Europe ; ces dernières sont soumises de plein droit au Patriot-act, au Cloud-act, etc. Nos rendez-vous, nos documents et imageries médicales sont-elles à disposition de la NSA, de la CIA et du FBI ?

Comment ces données sont-elles chiffrées, qui peut les lire, nous n’en savons rien. Depuis quelques jours sur le site de Doctolib, on nous parle d’un partenariat (source ZDNet) avec la start-up française Tanker concernant le chiffrement ; c’est sans doute une bonne direction mais cela n’exclut pas de respecter la loi sur le nom de l’hébergeur. 

Doctolib ne cite pas nom plus le lieu de l’hébergement ; il semble que sur ce point, l'entreprise se rapproche des règles du RGPD car cette mention ne serait pas obligatoire à partir du moment ou la localisation est en Europe. Mais comme on ne sait pas qui héberge, et encore moins où tout cela est hébergé, il est difficile de leur faire confiance. Le minimum à faire serait la création d’un code de bonne conduite. Une députée comme Olivia Grégoire pourrait initier ce type de charte renforcée auprès du groupe LREM ; c'est urgent.

Un autre principe que service Doctolib ne respecte pas : le principe de consentement (source : CNIL)

Quand on prend rendez-vous à l’hôpital par téléphone sans avoir de compte Doctolib, on reçoit un SMS de Doctolib ; le consentement du patient est bien forcé par l’hôpital avec la complicité de Doctolib; ne pas utiliser Doctolib pour gérer son rendez-vous devient un problème (source : La Dépêche) ; ne pas ouvrir un compte Doctolib place par défaut l’usager en dehors d’un suivi médical optimal.

De plus, l’accès aux données personnelles et le droit à l’oubli ne sont pas respectés

Nous devrions pouvoir demander à Doctolib d’effacer nos données. Le statut cette entreprise est conçu de telle sorte que l’obligation de conservation des données de santé de 10 à 20 ans par le corps médical puisse la dédouaner. 

La position de Doctolib en tant qu’inter-médiateur la soumet pourtant à une réelle responsabilité. Lors du dernier arrêt du 5 juin 2020, le tribunal judiciaire de Paris considère Airbnb, co-éditeur de son service ; c’est un précédent qui ne manquera pas de concerner Doctolib sur ses devoirs.

Hélas, actuellement Doctolib a bien construite son irresponsabilité sur les données qu’elle collecte, Elle n’est même pas co-responsable comme le souligne Guillaume Desgens-Pasanau, ancien Directeur juridique de la CNIL. Cela leur permet de se soustraire au droit de consultation de nos propres données en abandonnant cette responsabilité au corps médical (source : FranceTV Info).

Pour récupérer nos données ou les effacer, il faudrait s’adresser à chaque médecin et à chaque hôpital ; ça n’a pas de sens et c'est juste impossible pratiquement.

Confiance et valeurs morales

Il y a aussi le problème des métadonnées. On nous dit que Doctolib vaut 1 milliard d’euros, tant mieux pour ses actionnaires.  Mais comment une telle valorisation est-elle possible si ses seuls clients sont à ce jour 30.000 médecins inscrits et les établissements de santé ? Cela veut-il dire que le bigdata fait partie du modèle économique de Doctolib ?

Comment garantir l’anonymisation et pseudonymisation de nos données chez Doctolib ; c’est tellement simple pour un pirate de recouper des ID avec des médecins. 

Du coté des investisseurs de Doctolib

Ni Doctolib ni ses investisseurs ne défendent correctement la souveraineté nationale et l’économie française. Il y a de nombreuses entreprises françaises capables d’héberger des données de santés sur du Cloud. Orange, Atos, Sigma, Claranet, Adista, ainsi que de nombreux acteurs OpenSource. Pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups : localiser en France chez des français et aider les opérateurs de notre pays avec de nouveaux contrats.

Je me demande bien comment BPI France a mené sa « due diligence » sur Doctolib, les flous juridiques sont tellement flagrants. De plus, comment se fait-t-il que BPI France n’ai pas de convention qui oblige les entreprises qu’elle aide, à travailler avec des acteurs français, quel gâchis. 

Les investisseurs dont PKM devraient pousser cette entreprise à plus de transparence ; et dans un premier temps à agir pour la création d’un code de conduite, qui serait le brouillon d’une législation plus mûre.

En conclusion, j’appelle le législateur à refondre d’urgence son approche sur les lois des données sensibles de santé et conseil aux investisseurs de Doctolib à devenir pro-actif, plus transparents et à mieux respecter ses usagers. A défaut, la confiance des patients et/ou des médecins pourrait s’envoler.

Pire, une décision pourrait venir entacher l’image et ralentir cette jeune entreprise très utile mais bien opaque.

Wifi : le rôle essentiel du réseau à l'heure du coronavirus

ven, 10/07/2020 - 15:37

[Mise à jour le 10 juillet 2020 à 15h37] "90% des étudiants dans le monde ont été impactés par la fermeture des écoles et ont pu continué leurs études en accédant à leurs cours par le Wifi. De même avec les entreprises en télétravail. Pendant la crise sanitaire, le Wifi a été utilisé tous les jours", souligne Kevin Robinson, responsable marketing de l'Alliance Wifi. Pour lui, le coronavirus a mis en avant l'aspect critique du Wifi et va accélérer ses usages, notamment en santé. "La moitié du trafic Internet passe par le Wifi et la demande en data ne va faire que s'accroître", assure-t-il. 

Sommaire Qu'est-ce que le Wifi ?

Le Wi-Fi, ou Wifi, est un réseau local lancé en 1999 qui utilise des ondes radioélectriques pour relier entre eux, sans fil, plusieurs appareils informatiques dans le but de faciliter la transmission de données. Le terme est une abréviation de Wireless Fidelity qui peut être traduite en français par "fidélité sans fil". Régi par les normes IEEE 802.11, le Wifi est principalement utilisé pour relier des appareils (ordinateurs portables, PDA, etc.) à des liaisons haut débit. On le retrouve en particulier dans le domaine d'Internet avec des appareils nomades connectés au réseau Wifi plutôt que par un câble Ethernet.

Au-delà de ses avantages, le Wifi fait souvent l'objet de critiques. Beaucoup mettent en avant les problèmes de confidentialité liés à une utilisation d'un réseau Wifi. À noter que dans d'autres pays en Europe ou dans le monde, le Wifi est aussi connu sous le terme générique WLAN pour Wireless Local Area Network.

Est-ce qu'on dit le Wifi ou la Wifi ?

Entre la technologie Wifi et le réseau Wifi, beaucoup sont ceux qui s'interrogent sur le genre du pronom. Selon le Larousse, Wifi un nom masculin et invariable, qui désigne le réseau sans fil. De manière générale, les termes informatiques sont masculins. Phil Belanger, un membre fondateur de l'Alliance Wi-Fi, a expliqué que cette confusion proviendrait de la proximité du mot avec hifi, qui est employée au féminin et est souvent associée à "la chaîne hifi".

Le Wifi chez la SNCF et dans ses trains

Début septembre 2019, SNCF Gares & Connexions a annoncé vouloir simplifier l'accès à Internet en gare grâce à un portail plus intuitif et plus rapide d'utilisation. Elle a fait appel à l'opérateur Hub One pour connecter d'ici la fin de l'année près de 400 gares françaises. Le Wifi est également déployé dans les trains. Après les TGV Inoui, la SNCF a annoncé la mise en place du réseau dans plusieurs voitures. Par exemple, les usagers de la ligne SNCF Bordeaux-Marseille via Toulouse bénéficieront du Wifi dans toutes les rames à compter de septembre 2020. La SNCF a aussi commandé 28 nouvelles rames pour ses lignes Intercités Paris-Toulouse et Paris-Clermont, qui intégreront le réseau lors de leur entrée en service en 2023. Les gares représentent l'un des principaux cas ciblés pour l'usage du Wi-Fi 6.

Quelles sont les caractéristique du Wifi 6 ?

Le Wifi 6, basé sur la norme IEEE 802.11 ax, est la nouvelle génération de connexion sans fil, qui fait suite à la norme 802.11ac lancée en 2014. Il a été lancé en septembre 2019 pour pallier les problèmes de latence ou d'interférences lorsqu'un grand nombre d'objets est connecté. Son principal avantage est d'offrir un haut débit de 10 Gbit par seconde et une latence inférieure à 1 milliseconde. Les vitesses de transfert de données seront quatre fois supérieures à la norme précédente. "Nous arrivons à offrir plus de bande-passante, avec des canaux à 160 MHz, en dirigeant les ondes dans l'espace", explique Guillaume de Saint Marc, directeur de l'innovation chez Cisco en France. Le Wifi 6 doit apporter une meilleure connectivité dans les lieux d'affluence (gare, aéroport, stade), et améliorer les cas d'usage où le temps de réponse doit être court, comme les jeux vidéo, le streaming vidéo en 4K ou la réalité virtuelle.

"Le Wi-Fi 6 n'est pas juste une évolution du Wi-Fi 5, c'est un nouveau concept." 

Ce ne sont pas les seuls atouts du Wifi 6. Cette norme apporte aussi une couverture étendue de 200 mètres et des capacités accrues de 12 Mbit/s par m². Le Wifi offre par ailleurs une sécurité renforcée qui s'appuie sur le protocole WPA3. "Nous avons travaillé sur la robustesse du cryptage et un processus d'authentification plus fort", détaille Guillaume de Saint Marc. Cisco a commencé de premières expérimentations avec des clients, dont l'United States Golf association pour lequel 400 points d'accès ont été connectés en Wifi 6 dans le cadre du tournoi de golf US Open. "Nos entreprises clientes nous demandent si elles doivent se lancer tout de suite. Les déploiements vont prendre du temps mais pour les bâtiments neufs, il est essentiel de le prévoir dès à présent", estime Diego Vega, head of engineering chez WiredScore.

"Le Wifi 6 n'est pas juste une évolution du Wifi 5, c'est un nouveau concept. C'est pour cette raison que nous avons modifié l'appellation", souligne Kevin Robinson, responsable marketing de l'Alliance Wifi. Avec le Wifi 6, Cisco vise une connexion en roaming : "Nous voulons permettre de passer d'un réseau Wifi à l'autre de manière automatique",  affirme Guillaume de Saint Marc. Concrètement, des entreprises partenaires pourront partager leurs connexions à leurs salariés par reconnaissance automatique de leurs appareils, sans que ces derniers aient besoin de rentrer le code d'accès.

Wifi et 5G 

Le Wifi 6 délivre des performances similaires à la 5G, en terme de débit, de latence ou de densité sur le réseau. Pour l'Alliance Wi-Fi, le déploiement du Wifi 6 va ainsi accélérer l'essor de la 5G. "Les deux technologies sont complémentaires, l'une opérant en indoor, l'autre en outdoor. Le Wifi 6 étant déjà disponible, il donne aux entreprises un aperçu en indoor des capacités qu'aura la 5G", explique Kevin Robinson. Le Wifi 6 et la 5G fonctionneront de manière combinée dans de nombreux usages, dans les véhicules autonomes notamment, mais aussi pour les applications d'entreprises en mobilité. 

Rôle du Wifi 6 pour l'IoT Le Wifi 6 apporte des bénéfices comparables à ceux de la 5G. © Alliance Wi-Fi

Le Wifi 6 a pour but d'augmenter les performances du réseau pour un plus grand nombre d'objets. Mais surtout, cette nouvelle génération permet de réduire la consommation des batteries des objets connectés. "Le but de l'IoT est de permettre aux entreprises d'oublier les capteurs, or le Wifi 5 était contraignant en consommant trop d'énergie", rappelle Diego Vega, de WiredScore. Le capteur ne devient désormais actif que lorsqu'il doit recevoir une transmission de données, puis se remet en sommeil. "Cette action est possible grâce à la fonction Target Wake Time (TWT)", explique Kevin Robinson, de l'Alliance Wifi. Une autre spécificité du Wifi 6 est d'allouer des ressources en fonction des besoins des devices avec la technologie OFDMA, augmentant ainsi l'efficacité du réseau.

L'Alliance Wi-Fi s'attend à un nombre de 50 milliards de connexions IoT en 2020 et mise sur une adoption de masse de la nouvelle norme 6. "Le Wifi est la technologie de communication la moins chère dans l'IoT, elle permet de mutualiser différents services, c'est donc un choix intéressant d'un point de vue économique", reconnaît Diego Vega, de WiredScore.

L'Alliance LoRa s'intéresse à la complémentarité de son réseau IoT avec le Wifi et collabore avec l'Alliance Wireless Broadband sur des cas d'usage conjoints dans les secteurs du smart building, de la smart home et des véhicules connectés.

L'Alliance Wi-Fi

L'Alliance Wi-Fi a été créée en 2000 pour fournir et certifier des solutions de connectivité Wifi. Elle réunit plus de 800 membres à travers le monde, dont les français Orange, Somfy, Netatmo ou encore Devialet. L'Alliance a certifié plus de 20 milliards de devices Wifi, dont 14 milliards sont actifs. "Il y a presque deux appareils Wifi par personne, cela démontre le succès de la technologie", se réjouit Kevin Robinson, de l'Alliance, en soulignant que le Wifi est présent partout, y compris sur l'ISS où il connecte la tenue et les équipements des astronautes à la station quand ils interviennent dans l'espace. "S'y ajoutent 4 milliards de produits par an", indique Guillaume de Saint Marc. Selon l'Alliance, la valeur économique produite par le Wifi s'est élevée en 2018 à 2 000 milliards de dollars, dont 499 milliards de dollars aux Etats-Unis et 44 milliards en France.

"La technologie n'a pas reçu de nouvelles spécifications de spectre depuis sa création en 1999"

Le 16 septembre 2019, la Wifi Alliance a lancé le programme de certification lié au nouveau standard, qui garantit l'interopérabilité entre les produits Wifi de différents fabricants. Selon IDC, 1,6 milliard d'appareils Wifi 6 devraient être livrés en 2020.

Parmi les prochains défis de l'Alliance : l'allocation de spectre pour le Wifi. "La technologie n'a pas reçu de nouvelles spécifications de spectre depuis sa création en 1999", souligne Kevin Robinson. Le renforcement de la sécurité reste aussi un sujet de préoccupation, l'Alliance contribue à y répondre avec le programme "Wifi easy connect", qui vise à connecter un objet au réseau de manière sécurisée. Autre chantier de taille : la réglementation. L'Alliance Wi-Fi travaille sur les différentes régulations pour rendre disponible sa technologie dans l'ensemble des pays. 

Sept formations au deep learning et au machine learning

ven, 10/07/2020 - 12:25

En quelques années, l'intelligence artificielle, c'est-à-dire l'ensemble des théories et techniques de simulation de l'intelligence humaine sur des machines, s'est imposée comme une technologie incontournable dans de nombreux domaines. Autrefois cantonnée au monde de la recherche et des sciences dures, des applications concrètes ont dernièrement vu le jour, jusqu'à franchir les portes des entreprises.

Dans le vaste champ de l'IA, deux méthodes ont une notoriété particulière : le machine learning et le deep learning. Le premier se fonde sur des approches mathématiques et statistiques pour donner aux ordinateurs la capacité d' " apprendre " à partir de données, c'est-à-dire accomplir des tâches pour lesquelles ils n'ont pas été spécifiquement programmés. Le second, aussi appelé apprentissage profond, est une branche du machine learning, qui consiste en un ensemble de méthodes d'apprentissage automatique permettant de créer des modèles à partir d'un grand nombre de données, ce qui permet de concevoir des algorithmes capables d'émettre des prédictions.

L'intelligence artificielle et les data sciences peuvent servir à détecter des opportunités business ou anticiper les besoins clients, et de nombreux logiciels professionnels sont aujourd'hui orientés en ce sens. Mais certaines entreprises veulent pouvoir construire et personnaliser leurs propres algorithmes, ce qu'il reste difficile de faire sans la formation adéquate.

Udemy, place de marché internationale dédiée à la formation et l'apprentissage, propose sept séries de cours à distance, accessibles intégralement en ligne, portant sur le deep learning, l'intelligence artificielle et plus globalement les data sciences.

Il est à noter qu'actuellement, de nombreux cours sont proposés avec une réduction de 75% sur leur prix initial. Ils comportent tous la garantie satisfait ou remboursé dans les trente jours, et sont accessibles indéfiniment sur tous supports : ordinateur, tablette, smartphone, télévision. Ils permettent d'obtenir un certificat de fin de formation, et les étudiants ont accès à un soutien direct des formateurs grâce à une section de questions – réponses sur chaque formation. Par ailleurs, chaque cours est divisé en plusieurs sessions de quelques minutes, afin de rendre l'ensemble plus digeste et plus facilement assimilable.

Le Deep Learning de A à Z

-         18,5 heures de vidéo disponibles

-         25 contenus téléchargeables

-         176 sessions

-         Offre spéciale : jusqu'à 75% de  baisse des prix

Branche particulière de l'intelligence artificielle, le deep learning permet de répondre à des enjeux complexes et d'entraîner des algorithmes afin qu'ils soient capables d'émettre des prédictions. Ce cours propose de se confronter à ce champ d'étude pour agir concrètement et concevoir ses propres algorithmes. Il s'adresse aux débutants et ne requiert qu'un niveau lycée en mathématiques, mais peut aussi intéresser les personnes déjà familiarisées avec ce domaine. Il initie notamment à l'utilisation des réseaux de neurones artificiels, aborde l'apprentissage supervisé et non supervisé, et propose de nombreux exercices pratiques ancrés dans la vie d'une entreprise : prédiction du départ d'un client, détection de fraude, système de recommandation…

Intelligence Artificielle de A à Z

-         14 heures de vidéo disponibles

-         108 sessions

-         Offre spéciale : jusqu'à 75% de  baisse des prix

Tout le monde a entendu parler de l'intelligence artificielle, mais ne sait pas nécessairement comment cela fonctionne vraiment, ni ce qu'on peut en faire concrètement en entreprise. Cette formation a pour objectif de mieux comprendre l'IA, et surtout de la manipuler. Les participants reçoivent des bases théoriques et surtout créent des projets pratiques, ils apprennent à concevoir leurs propres intelligences artificielles, et ce, sans avoir de connaissances préalables en codage – seul un niveau de lycée en mathématiques est requis. Le cours montre comment coder avec Python, explique en détail chaque ligne de code et donne accès aux templates de code pour pouvoir les réutiliser lors de projets ultérieurs.

Les Data Sciences de A à Z

-         19,5 heures de vidéo disponibles

-         7 contenus téléchargeables

-         207 sessions

-         Offre spéciale : jusqu'à 75% de  baisse des prix

Le métier de data scientist est en plein essor et un nombre croissant d'entreprises y recourt. Ce cours, qui est une traduction d'un formation anglophone existant depuis un certain temps sur Udemy, a pour ambition de faire découvrir de façon très pragmatique cette profession a tous ceux qui souhaiteraient s'engager dans cette voie ou sont amenés à travailler avec des data scientists et veulent une meilleure compréhension des projets. Aucune connaissance préalable n'est requise, la formation enseigne entre autres à nettoyer et préparer les données pour les analyses, les visualiser, créer des modèles, faire des prédictions et, présenter ses résultats. Elle propose différentes approches et insiste sur les difficultés auxquelles sont confrontés les data scientists et les moyens d'y remédier : données corrompues, anomalies, irrégularités…

Machine Learning avec Python : La formation complète

-         14 heures de vidéo disponibles

-         43 contenus téléchargeables

-         172 sessions

-         Offre spéciale : jusqu'à 75% de  baisse des prix

Le machine learning est une des branches particulièrement utilisées de l'intelligence artificielle, qui permet de programmer des machines pour qu'elles apprennent automatiquement à partir de jeux de données. Ce cours propose d'apprendre de façon concrète à monter des programmes de machine learning en recourant au langage de programmation Python. Il est recommandé d'avoir des notions de Python pour suivre ce cours, qui explique pas à pas les notions relatives au machine learning afin d'initier les néophytes. Il permet de créer ses propres modèles de prédiction et de classification, chaque étape est détaillée afin de comprendre le fonctionnement du machine learning et les participants travaillent concrètement sur différents exercices.

Data Science : Analyse de données avec Python

-         10 heures de vidéo disponibles

-         26 contenus téléchargeables

-         116 sessions

-         Offre spéciale : jusqu'à 75% de  baisse des prix

La data science demande entre autres d'être capable d'analyser un grand nombre de données complexes. Cette formation apprend à utiliser le langage de programmation Python pour faciliter l'analyse de données. Avoir des notions de ce langage est un avantage mais le cours inclut des rappels sur son utilisation. Il se concentre sur trois bibliothèques scientifiques de Python particulièrement utilisées en data science. Le cours se veut très pratique, avec de nombreux exercices qui permettent de manipuler les trois bibliothèques et différents jeux de données pour mieux visualiser l'utilisation de ces techniques dans le monde réel. Analyser, trier, manipuler les données issues de plusieurs sources, les mettre en forme et les exploiter pour différents projets forment le cœur de ce cours.

Python : Formation complète pour débutant (cas réels inclus)

-         7 heures de vidéo disponibles

-         18 contenus téléchargeables

-         120 sessions

-         Offre spéciale : jusqu'à 75% de  baisse des prix

Python est un langage de programmation très utilisé en informatique, et particulièrement présent dans les data sciences et le machine learning. Cette formation s'adresse donc aux novices complets afin de leur apprendre à coder en utilisant ce langage, dans une optique de data science. Elle initie à la manipulation de données grâce à Python de façon pratique en présentant les différentes syntaxes de ce langage. Elle comprend des éléments théoriques pour comprendre les principes du traitement de données et la manipulation de différents jeux de données, et propose surtout de nombreux exercices pratiques et projets concrets issus du monde réel pour pouvoir appliquer immédiatement les notions apprises.

Introduction au Machine Learning               

-         7 heures de vidéo disponibles

-         8 contenus téléchargeables

-         55 sessions

-         Offre spéciale : jusqu'à 75% de  baisse des prix

Le machine learning est un sujet complexe, et quand on s'y intéresse il est parfois compliqué de savoir par où commencer. Ce cours propose une base aux débutants et ne requiert qu'un niveau lycée en mathématique. Il explique étape par étape les modèles utilisés en machine learning afin de les comprendre et surtout les appliquer et les intégrer dans un projet. Les modèles présentés dans la formation se basent sur des problèmes business que l'on trouve dans le monde réel. Le cours est divisé en quatre parties, chacune correspondant à une branche du machine learning : préparation des données pour faciliter l'apprentissage (data preprocessing), prédiction de valeur (régression), prédiction de catégorie (classification), identification de segments (clustering). Il donne également accès aux templates de codes afin de pouvoir les réutiliser lors de projets ultérieurs.

3 activités marketing qui méritent d'être combinées!

ven, 10/07/2020 - 11:17
Activités de marketing de base : SEO, SEO et encore SEO

Les activités marketing d'une entreprise qui souhaite accroître sa visibilité sur Internet commencent très souvent par le référencement. Une optimisation du site web et un renforcement des liens bien menés peuvent apporter des résultats satisfaisants. Toutefois, il ne s'agit pas d'effets immédiats. Le travail des spécialistes du référencement permet d'accroître la visibilité de l'entreprise sur Internet. Des activités correctement menées se traduisent par le fait que le site web s'affiche dans les résultats de recherche sous un nombre croissant de phrases, grâce auxquelles les informations le concernant atteignent un plus grand nombre de clients potentiels. Il est très important de choisir les bons mots clés, c'est-à-dire ceux après lesquels vos clients potentiels peuvent rechercher votre produit ou service sur Internet. Le référencement est un élément très important de la stratégie marketing d'une entreprise qui veut exister sur Internet et qui prend au sérieux le positionnement de son site web. Cependant, le référencement lui-même n'est pas encore une stratégie marketing global. 

Le marketing de contenu

Actuellement, les activités de référencement sont accompagnées de marketing de contenu. Même si une personne grâce au référencement vous trouvera dans le moteur de recherche, vous devez quand même intéresser la personne qui sera sur votre site. Les internautes sont de plus en plus souvent attentifs à la manière dont le contenu est présenté sur le site, à la fiabilité et à l'intérêt des messages, ainsi qu'à l'adaptation de la présentation du site à leurs besoins. Les activités marketing de l'entreprise liées au marketing de contenu visent principalement à créer un contenu clair et transparent qui répondra aux besoins des clients potentiels. Si le destinataire trouve votre article, le lit et trouve tout ce dont il a besoin, il y a de fortes chances qu'il se rende sur les sous-pages suivantes et qu'un jour il revienne sur votre site pour faire un achat ou utiliser le service.

Activités de marketing des entreprises dans les médias sociaux

Personne n'a besoin d'être persuadé que les médias sociaux ont un grand pouvoir de nos jours. Les sites de réseautage social offrent aux entreprises de nombreuses possibilités. L'un des plus intéressants est le marketing viral. Une campagne virale bien préparée donne des résultats rapides et ses coûts sont relativement faibles par rapport aux résultats obtenus. Les profils d'entreprises sur les sites de réseaux sociaux permettent également une interaction avec les destinataires des produits ou services de l'entreprise, ce qui accroît sa crédibilité et permet de construire une image de marque positive.

Que donne la combinaison des activités de marketing ?

Nous avons déjà écrit à plusieurs reprises sur la manière d'utiliser des activités de marketing particulières pour promouvoir l'entreprise. Nous allons maintenant présenter pourquoi il est utile de les combiner pour obtenir des résultats encore meilleurs dans un délai plus court.

Les activités de marketing valent la peine d'être combinées, car :

  • Le site est visible à de nombreux endroits : le référencement vous aide à apparaître dans les résultats de recherche, un contenu précieux peut être mis à disposition par le biais d'autres portails spécialisés, ce qui vous permettra d'obtenir des liens vers les sites. De plus, en gérant des sites de réseaux sociaux, vous êtes visible parmi des centaines, voire des milliers de passionnés qui recherchent toutes sortes d'informations dans les médias sociaux.
  • Vous touchez un plus grand groupe de clients potentiels : votre site web est visible dans le moteur de recherche, vous êtes présent dans les médias sociaux et vous pouvez choisir le public cible. Grâce au marketing viral, la publicité de votre entreprise touche encore plus de personnes, ce qui implique une augmentation des bénéfices, du nombre d'abonnés ou de visites sur le site (selon le but de la campagne).
  • Développez plus rapidement la notoriété de votre marque auprès des clients : grâce aux interactions sur les sites de réseaux sociaux et au contenu de haute qualité du site, vous développez plus rapidement la notoriété de votre marque. C'est très important, surtout dans les industries hautement compétitives. Les clients se souviennent plus rapidement de la marque et du produit, et sont plus susceptibles de revenir sur le site.

Bien sûr, ce n'est pas la fin de la ligne. Pour chaque entreprise, vous devez choisir un ensemble de méthodes et d'activités de marketing sur mesure. Chaque entreprise est différente, ainsi que l'intensité de la concurrence et les budgets disponibles. Lorsque vous postulez à une entreprise spécialisée dans le marketing en ligne, présentez-lui ses objectifs afin que les spécialistes puissent vous aider à choisir les méthodes qui conviendront le mieux à votre entreprise.

Les actions de marketing : comment mesurer leur efficacité ?

Il s'agit d'un processus indispensable à la conduite des activités marketing d'une entreprise pour en vérifier l'efficacité. Après tout, si nous voulons que nos efforts ne soient pas vains et que les avantages promis deviennent réels, il vaut la peine de prendre le temps de tirer des conclusions et d'améliorer continuellement la stratégie. L'efficacité des activités de marketing peut être mesurée de plusieurs façons, et tout dépend également du type de ces activités ou des spécificités de l'entreprise. L'une des façons de procéder consiste à examiner les coûts alloués à une campagne publicitaire donnée. 

À quoi ressemblera l'ère post-cookiepocalyptique... Et comment l'expliquer à tous les non-initiés ?

ven, 10/07/2020 - 11:09

Avant le confinement, la communauté adtech fut bouleversée par la décision de Google d’interdire les cookies tiers (aussi appelés third party cookies) dans le navigateur Chrome dès le début de l’année 2022. Bien que Firefox et Safari (qui représentent 30 % du marché) aient déjà banni les cookies depuis quelques temps déjà, l’annonce de Chrome a fait l’effet d’un tremblement de terre de par sa position dominante sur le marché des navigateurs. 

Jusqu’à présent, la plupart des commentaires se sont concentrés sur les conséquences pour notre industrie. Mais nous avons tous des amis, de la famille, des connaissances en dehors de notre petite bulle médiatique, et cet article pourrait vous aider à leur expliquer pourquoi vous vous sentez peut-être exalté ou vulnérable en ce moment. Et avant de commencer, veuillez noter que cet article suppose le pire scénario possible... Celui où les cookies tiers disparaitraient complètement et où rien ne les remplacerait. Beaucoup d’experts travaillent sur de possibles alternatives viables... Mais quoi qu’il arrive, le monde de l’adtech tel que nous le connaissons est en train de changer. 

Limitation des fréquences

La plupart des annonceurs établissent un plan afin de déterminer à qui ils veulent adresser leurs publicités et combien de fois ils veulent que cette audience les voient. Ce comptage est effectué grâce aux cookies tiers : à chaque fois que la pub est chargée par un navigateur, ils renvoient un signal à l’adserver. La campagne cesse une fois l’exposition cible atteinte. Et donc, dans l’univers post-cookiepocalyptique...

Vous pourriez voir mille fois la même pub ennuyeuse alors qu’une autre personne dans la catégorie cible ne la verrait pas une seule fois.

Cela ne semble pas si grave, jusqu’à ce que vous réalisiez à quel point les publicités numériques sont mauvaises. Pour chaque bonne pub, il y a mille pubs médiocres. Et vous pourriez bien être la personne qui ne voit que cette publicité médiocre. Encore et encore. Jusqu’à ce que vous chantiez le jingle à vos proches, encore et encore.

Bilan : Préparez-vous à la lassitude de revoir sans cesse la même publicité en boucle. 

Action pour... les agences de création : Par pitié, faites de meilleures publicités ! 

Le reciblage disparaît

Ces publicités qui vous suivent partout sur Internet ? Vous les avez déjà vues. Vous regardez une veste sur le site Web d’un grand magasin et tout à coup, vous voyez partout des publicités pour cet article. Vous cliquez sur l’une d’elles et regardez attentivement la veste. Vous essayez de tenir bon, vous fermez la page et ouvrez un site sérieux afin de lire des actualités sur les effets néfastes de la fast-fashion sur l’environnement et... BAM ! Il y a une autre publicité pour cette veste, juste là. C’est un signe ! C’est le destin ! Et vous achetez la veste ! 

Il semble presque impossible de faire perdurer le reciblage dans un monde post-cookies tiers. Actuellement, l’annonceur travaille avec un partenaire qui dépose un cookie dans votre navigateur lorsque vous visitez la page d’un article pour la première fois. Ce partenaire peut ensuite utiliser ce signal afin de savoir qu’il doit essayer de vous servir une publicité quand vous visitez d’autres sites Web. Cela suppose qu’il puisse voir son cookie sur les sites Web d’autres personnes.

Bilan : Ces publicités manqueront-elles à quelqu’un ? Seuls les irréductibles qui résistent jusqu’à obtenir les frais de port gratuits après le millième affichage de la publicité.

Action pour... les participants à la conférence : Réjouissez-vous du fait que personne ne se plaigne de la fin du reciblage.

Exclusion des convertisseurs

Dans ce dernier scénario, vous savez que lorsque vous achetez enfin l’article, vous cessez soudainement de voir les publicités correspondantes ? C’est aussi grâce aux cookies tiers. La plupart des campagnes publicitaires utilisent actuellement des cookies tiers non seulement pour mieux cibler les destinataires des publicités, mais aussi pour savoir à qui ne PAS les diffuser. Ainsi, si vous vous êtes récemment inscrit à un service ou si vous avez acheté un produit, les annonceurs s’assureront souvent d’arrêter de vous servir les publicités correspondantes dans le but d’arrêter de payer. Cependant, contrairement à l’exemple ci-dessus, il n’y aura désormais plus la possibilité de cibler ni celle d’arrêter de cibler. Cela signifie qu’il ne sera pas possible d’interrompre la campagne pour les personnes qui ont fait un achat.

Avez-vous déjà remarqué que votre banque, votre site de pari ou votre fleuriste proposent de meilleures offres aux nouveaux clients qu’aux clients existants ? Ces dernières années, vous l’avez probablement remarqué uniquement si vous lisez les astérisques des termes et conditions.

Bilan : Probablement assez ennuyeux.

Action pour… les marques : Réfléchissez au moyen d’offrir des avantages attrayants aux clients existants comme aux nouveaux clients ! Ou rallongez simplement les termes et conditions (action pour... les avocats ?)

Suivi de la conversion post-affichage 

Pour entrer dans le vif du sujet, lorsque les annonceurs mettent en place une campagne de publicité à la performance dans le but d’optimiser les conversions en ligne, les trading desks qui gèrent ces campagnes travaillent souvent sur une fenêtre de conversion post-clic et post-affichage. Lorsque vous visualisez une pub, celle-ci dépose un cookie dans votre navigateur afin d’indiquer que vous l’avez vue. Si vous procédez ensuite à une conversion (achat, téléchargement, etc.), vous verrez une page de remerciement qui déposera également un cookie dans votre navigateur. L’entreprise qui vous a servi la pub que vous avez vue obtient ainsi un crédit pour la vente, même si vous n’avez pas cliqué sur la pub (personne ne clique sur les pubs).

Sans les cookies tiers, il sera impossible de compter ces conversions post-affichage.

Bilan : Les mesures de performance deviennent plus difficiles. 

Action pour… les marques axées sur la performance : Vous feriez mieux de plancher sur le sujet car vous devrez expliquer au CEO pourquoi vos budgets doivent augmenter... 

Intérêt et ciblage démographique

De nombreuses entreprises échangent des données sur votre âge, votre sexe et vos intérêts. Les termes que vous recherchez, les sites Web et leurs sous-sections que vous visitez, ainsi que les mots clés qui figurent sur ces pages. Ces entreprises peuvent ensuite aider les annonceurs à diffuser des publicités plus pertinentes en fonction de ce qui vous intéresse. Supposons que vous soyez à la recherche de vacances et que vous lisiez un certain nombre d’articles de voyage sur différents sites Web. Lorsque vous consultez vos e-mails / lisez les nouvelles / visitez un site Web non lié aux voyages, vous êtes plus susceptible de voir une pub de voyage basée sur votre activité récente.

De même, les sites sur lesquels vous avez communiqué votre âge et votre sexe peuvent regrouper ces informations vous concernant avec les informations similaires provenant de nombreuses autres personnes, et vous inclure dans un segment que les annonceurs peuvent utiliser afin de cibler les publicités.

Avec la fin des cookies tiers, cela ne sera plus possible. On parle beaucoup du passage des annonceurs à un ciblage plus contextuel (voir une pub de voyage lorsque vous lisez un article de voyage). Toutefois, les contenus thématisés sont limités et une grande partie des contenus que vous consommez sur Internet sont difficilement catégorisables (e-mails, actualités, etc.), de sorte qu’il est difficile de savoir ce qui se passera dans ces environnements. Je pense qu’il y aura plus de publicités dans les contenus thématiques spécifiques et moins de publicités de qualité dans les environnements plus difficiles à catégoriser. 

Bilan : Eh bien. Je ne suis pas certaine que les personnes lambda se soucient du niveau de pertinence de la publicité, elles se soucient davantage de son caractère intrusif. 

Action pour… les entreprises de ciblage contextuel : Aiguisez vos talents de présentateur et contournez ces agences média !

Qu’est-ce qui reste identique ?

Les cookies internes (aussi appelés first party cookies) ! Les cookies internes permettent aux sites Web que vous visitez de se rappeler qui vous êtes lorsque vous y retournez. Donc, si vous cochez toujours la case pour enregistrer votre mot de passe, ou si le site Web optimise son contenu afin de s’assurer que vous voyez des éléments plus pertinents, cela devrait perdurer.

De la même manière, cela signifie que si une marque utilise le logiciel de Google (DV360) pour acheter des publicités sur YouTube (propriété de Google), elle devrait pouvoir limiter la fréquence des publicités que vous voyez. Même chose si elle fait de la publicité directe sur Facebook via leur plateforme de libre-service.

Si vous êtes un acheteur de médias heureux de revenir aux IO, alors l’achat de publicités contextuelles sur le site d’un éditeur et directement auprès de cet éditeur sera toujours faisable.

Et nous voyons certains propriétaires médias astucieux, qui prennent une longueur d’avance, font des recherches et même des tests afin d’effectuer des transactions sur la base de leurs propres données internes. Les éditeurs avec lesquels nous travaillons étudient déjà la possibilité de proposer l’intégralité de leur offre actuelle sans utiliser de cookies. Cependant, les deux années à venir passeront très vite.

Mais en réalité, très peu de choses resteront les mêmes. C’est pourquoi tant de gens sont bouleversés. Très peu de plateformes programmatiques sont prêtes pour l’achat sans cookies, que cela soit dû à l’application du RGPD ou au retrait des cookies tiers de Chrome prévu pour le début de l’année 2022. La plupart des plateformes d’achat et de vente ont été conçues il y a 10 ou 15 ans, lorsque la seule façon imaginable de faire fonctionner les publicités était d’utiliser des cookies comme pierre angulaire. 

Les nouvelles plateformes côté demande (DSP), telles que Beeswax, ont été construites sur une infrastructure à locataire unique et d’une manière agnostique sur le plan de l’identité (« ID »), qui ne repose pas sur la technologie des anciens cookies. Cela permet aux acheteurs d’acheter sur la base de leurs propres ID ou en fonction de leurs propres objectifs, grâce à des algorithmes personnalisés utilisant des signaux basés sur l’inventaire considéré. D’autres DSP pourraient revenir en arrière et refaire ce travail, mais il s’agit d’un changement architectural fondamental. 

A l'heure de la crise : il ne suffit pas de poster 3 messages de remerciement et une citation inspirée pour tirer son épingle du jeu

ven, 10/07/2020 - 11:02

Les marques sortent peu à peu la tête de l’eau depuis la fin du confinement mais beaucoup rencontrent encore des difficultés. Et si la solution venait des utilisateurs? 

Les forces du changement étaient déjà à l’œuvre avant le Covid-19. Une étude de Roland Berger annonçait en 2019 l’avènement de l’ère de la considération. Une nouvelle donne où marques et utilisateurs se retrouvent dans une relation de proximité, d’égal à égal autour de valeurs de transparence, de sens et d’éthique, de bienveillance. Une ère où marques et utilisateurs font communauté. Loin de stopper le vent du changement, la crise que nous traversons semble rendre inéluctable l’avènement d’un nouveau paradigme dans la relation marques/utilisateurs. 

Une société réévaluée : l’utilité collective et le retour à « l’essentiel »

L’urgence de la situation a poussé toute une société à décider du jour au lendemain de ce qui est de première nécessité et de ce qui ne l’est pas. Chacun a revu son échelle de valeur et réévalué son environnement à l’échelle de l’essentiel et de l’utilité. Notre quotidien menacé et bouleversé nous a poussé à remettre en question ce qui était acquis et, plus encore, de passer du discours à l’action. 

Une nouvelle donne pour les marques : respecter les valeurs avant tout

Les marques n’échappent pas à cette réévaluation. Pas de valeur, pas de prise en compte de son impact social et environnemental, pas de salut à l’heure où tout le monde se serre les coudes pour survivre collectivement. Chacune est renvoyée à sa raison d’être. De nombreuses entreprises que nous n’attendions pas forcément sur ce registre se sont mobilisés pour participer à l’effort national : Renault a fabriqué des respirateurs, LVMH s’est mis au gel hydroalcoolique en flacon et Petit Bateau aux  masques. 

La responsabilité de chacun pousse à l’action collective positive, mais ne négligeons pas la force de l’opinion qui a de nouvelles attentes vis-à-vis des marques. Kantar révèle dans son baromètre Covid-19 sur l’évolution des comportements des consommateurs et les implications pour les marques que 67% des Français (77% à l’international) attendent que les marques communiquent sur leur utilité dans leur nouvelle vie quotidienne et 62% (75% à l’international) qu’elles les informent des efforts mis en œuvre pour faire face à la situation. Utilité, proximité, action et transparence – nous y sommes. Les marques doivent désormais se saisir de ce que ce nouveau contexte apporte et passer à l’action. Surtout lorsque 66% des consommateurs se disent prêts à rompre toute relation avec une marque qui ne respecte pas leurs valeurs (Roland Berger).

Les communautés de marque : une nouvelle ère collaborative

Les points de vente physiques fermés, les chaînes logistiques du e-commerce désorganisées du jour au lendemain, les marques se sont tournées très naturellement vers les communautés d’utilisateurs organisées pour garder le contact. L’enjeu principal était bien de continuer à exister au-delà de son activité marchande pour garder captif le consommateur pour les temps meilleurs.  

La communauté est donc devenue le vecteur principal de communication entre marques et utilisateurs; Ils discutent ensemble, ils donnent leur avis. 

Mais la crise a changé la donne ici aussi. La communauté est devenue le lieu où on attend la marque dans des actions concrètes, au-delà des marques d’intention.

Certaines marques l’ont bien compris et en changeant leurs usages ont pu tirer profit de ce potentiel. Elles ont pris les devants en organisant les prises de paroles ; en offrant elles-mêmes des espaces d’échange avec leurs utilisateurs. Elles ont accepté de sortir d’une position « top-down » favorisée par les réseaux sociaux - je poste un message vous réagissez - pour établir une relation d’égal à égal par la conversation. Une dimension collaborative s’installe alors, des projets co-créés naissent. 

C’est ce qu’on fait par exemple Cocolis et Make it by Leroy Merlin qui se sont engagées dans cette démarche au début du confinement. 

Fortement challengées par le contexte, elles ont fait le choix d’engager la discussion avec leur communauté d’utilisateurs pour se réinventer, repenser leur service autour de valeurs partagées par leurs plus fidèles utilisateurs. Tout le monde en sort gagnant : les utilisateurs peuvent avoir une prise directe sur l’action des marques, les marques innovent au plus près des attentes de ceux qu’elles servent, et comme 1+1 ne font pas 2, un lien fort et durable, dépassant largement la relation transactionnelle naît entre eux.

A l’heure où les consommateurs attendent du sens et de l’action, il ne suffit plus de poster 3 messages de remerciement et une citation inspirée pour tirer son épingle du jeu. Il faut créer de l’échange, s’impliquer et accepter d’impliquer ses communautés. 

Considérer ses clients pour être une marque considérée et reconnue. 

"Ma petite entreprise mérite une communication intégrée"

ven, 10/07/2020 - 11:01

J’ai récemment rencontré le dirigeant d’une petite ESN et naturellement, le sujet de la communication et du marketing a fini par être mis sur la table. Du point de vue de ce chef d’entreprise, la communication n’est pas un levier de croissance pertinent pour les petites structures avec un effectif ne dépassant pas les 10 ou 15 salariés : coûts trop élevés, production chronophage et maigres résultats. Même sous une forme rationalisée - que j’appelle intégrée - il peinait à en percevoir les bénéfices. Mais sa réticence est loin d’être un cas isolé et il m’arrive régulièrement d’être confronté à un discours similaire auprès d’autres décideurs.

Pourtant, la communication intégrée présente de solides atouts sur lesquels TPE et PME de l’IT peuvent s’appuyer afin d’accélérer leur développement. J’ai donc pris la décision de présenter ici cette forme de communication pas toujours bien comprise, mais pourtant très efficace. L’objectif ? Mettre fin à certaines idées reçues tout en proposant des explications claires sur le sujet.

Les principaux objectifs de la communication pour une TPE/PME de l'IT

Tout d’abord, il est primordial de savoir pourquoi communiquer et donc de définir des objectifs en conséquence. Voici les trois principaux que l’on retrouve fréquemment : 

  • Améliorer sa notoriété et son image de marque. Pour parvenir à vendre, une entreprise doit parvenir à se faire connaître auprès de son public cible. Pour cela, elle doit communiquer intelligemment afin que son nom finisse par se graver dans les esprits. Mais être visible ne suffit pas, il faut également (mais surtout) avoir une bonne réputation auprès des clients afin que ces derniers deviennent des ambassadeurs de la marque et la recommandent autour d’eux.
  • Augmenter le trafic sur le site. Aujourd’hui, la plupart des acheteurs potentiels se renseignent sur le web avant de prendre leur décision. Le site internet d’une entreprise doit donc pouvoir attirer suffisamment de trafic afin d’apporter une réelle valeur ajoutée. C’est d’ailleurs un indicateur qui, à mon sens, devrait être suivi de manière journalière !
  • Générer des leads qualifiés. Cet objectif est un classique de la communication, mais attention : de nos jours, c’est la qualité des contacts qui prime sur la quantité ! Ici l’enjeu est de récolter autant d'informations que possible sur des personnes potentiellement intéressées par les logiciels ou services IT proposés par la société.
La communication intégrée, qu’est-ce que c’est au juste ?

Avant de poursuivre, j’aimerais évoquer le terme de “communication intégrée” un peu plus en détail, de manière à dissiper certaines zones d’ombre.

Une stratégie de communication intégrée se base sur la production d’un contenu “matrice” (article, success story…) qui sert ensuite de base pour la création de contenus “objet” (mails, infographies, communiqués de presse…) répondant à des objectifs différents. C’est une approche particulièrement adaptée aux TPE et PME, puisqu’elle permet de mettre en place des stratégies de communication poussées à moindre coût. Attention cependant à ne pas confondre déclinaison et duplication. La communication intégrée ne repose en aucun cas sur le fait de copier des textes, l’idée est de les adapter en ne conservant qu’un socle commun (le sujet en général) à chaque réutilisation.

La pluralité des canaux utilisés est la seconde composante majeure dans la communication intégrée. En effet, une société ne peut plus uniquement compter sur son site internet pour communiquer. Blog, presse, réseaux sociaux ou encore newsletters sont par conséquent régulièrement mis à profit.

Communication intégrée ou multicanal : quelles différences ?

Puisque je parlais à l’instant de multicanal, d’aucuns pourraient ainsi penser (à tort) que la communication intégrée n’est au final qu’un synonyme de communication multicanal. Il existe pourtant une différence significative entre ces deux méthodes : 

La communication multicanal se base sur un fonctionnement en silos. Cela veut dire que ce sont les canaux qui dictent la communication. Différents contenus sont ainsi produits de manière indépendante, sans liens les uns avec les autres.

En communication intégrée, tout repose sur ce que l’on pourrait appeler un arbre de déclinaisons. Ici, on part d’un contenu principal qui sert de base à différentes déclinaisons. Cette approche permet de conserver une bonne cohérence dans la communication ainsi que de réaliser des économies d'échelle conséquentes.

Quel ROI pour la communication intégrée ? 

Intéressons-nous maintenant aux bénéfices que votre entreprise peut retirer de la communication intégrée.

Tout d’abord, un plan de communication efficace permet de clairement délimiter les sujets à traiter et les types de contenus à produire. Les formats trop onéreux et/ou trop longs à réaliser se voient donc éliminés d’office. Par la suite, un ou plusieurs contenus “matrice” à forte valeur ajoutée sont conçus pour servir de base aux contenus “objet”. Cette déclinaison intelligente permet donc d’obtenir une large de gamme de contenus pertinents à destination de canaux variés, le tout en un temps record.

Je considère que la communication intégrée est une vraie opportunité pour les dirigeants de TPE et de PME, particulièrement dans l'IT, car elle évite une gestion chronophage sans négliger la qualité finale. En outre, c’est un mode de fonctionnement moins coûteux que celui de la communication multicanal, par exemple.

Vous allez donc rapidement vous retrouver avec un grand nombre de contenus complémentaires, mais surtout efficaces, sans avoir été contraint de débourser des sommes astronomiques. Néanmoins, la communication d’entreprise - qu’elle soit internalisée ou externalisée - doit respecter un cadre bien précis. J’attire donc votre attention sur le fait qu’il est impératif de conserver une visibilité globale sur les actions mises en place et les résultats obtenus. Pour ce faire, produire des bilans aux KPIs fournis (comme le nombre de visites sur le site, le nombre de contacts, l’audience sur les réseaux sociaux…) de manière régulière (ou les demander à votre prestataire) reste la méthode à privilégier. 

Internaliser ou externaliser, comment choisir ?

Décider de passer à la communication intégrée est une chose, mettre cette résolution en pratique en est une autre. Il n’est pas rare qu’un dirigeant s’interroge sur la manière de mener à bien son projet : tout réaliser en interne ? Déléguer à un prestataire ? La mise en application d’une stratégie de communication intégrée demande de multiples compétences : gestion de projet, rédaction, référencement, graphisme, relationnel ou encore développement web. Votre entreprise doit donc être capable de réunir des profils bien distincts, ce qui nécessite souvent de recruter de nouveaux collaborateurs (sans oublier la variété d’outils nécessaires à leur métier qui pourra vite atteindre un coût rédhibitoire) : pas évident, et surtout peu pertinent, pour un éditeur de logiciel ou une ESN de petite taille. 

Le recours à l'externalisation sera donc souvent le plus judicieux, tant d'un point de vue ROIste que de la faculté à faire monter rapidement en puissance sa communication. 

À partir de là, le choix de votre prestataire devient la priorité. Ici, le défi est double : en effet, l’agence doit être à la fois généraliste sur les compétences (rappelons-le : une communication intégrée efficace demande de maîtriser l'ensemble des canaux marketing), mais suffisamment affûtée sur votre coeur de métier (l'IT !) de façon à bien comprendre les spécificités liées à votre marché.

La 5G à l'assaut du monde : pourquoi c'est du sérieux ?

ven, 10/07/2020 - 10:48
Au commencement était la 1G

Revenons un instant sur l’ampleur des avancées réalisées en quelques décennies seulement. Tout commence dans les années 1980 avec la naissance de la 1G. La première génération de réseau assure alors une vitesse maximale de transfert de 2,4 kbit/s et permet uniquement de passer des appels. Place ensuite à la 2G, qui fait son apparition en 1991. Plus rapide, cette deuxième génération atteint 50 kbit/s et, grande nouveauté, prend aussi en charge SMS et MMS. 

Très vite, c’est au tour de la 3G de faire de nouveaux heureux. Avec des taux de transferts atteignant 2 Mbit/s, cette 3e génération de réseau sonne le coup d’envoi de l’Internet mobile. Nous sommes alors en 1998 et les utilisateurs peuvent désormais transférer des données ou passer des appels en visioconférence. Enfin, à la fin des années 2000, la 4G repousse encore les frontières du possible avec des débits compris entre 10 et 100 Mbit/s. Consultation d’e-mails, appels FaceTime, vidéos en streaming, YouTube... tous ces apanages de la vie moderne sont nés avec la 4e génération de réseau mobile.

En comparaison avec sa grande sœur, la 5G promet des gains significatifs en termes de latence et de bande passante, ce qui devrait se traduire par une accélération des transferts de données et une augmentation du nombre d’objets connectés. Qualcomm, le leader des puces mobiles, estime ainsi que les téléchargements pourraient être jusqu’à 20 fois plus rapides qu’avec la 4G, permettant aux utilisateurs mobiles de charger une vidéo 4K en seulement quelques secondes. Mais les implications de la 5G sont loin de se résumer à des questions de débit.

La révolution 5G au pas de charge 

L’IoT se définit comme un réseau d’objets connectés à Internet. Devant cette nouvelle tendance, de nombreux secteurs se sont déjà lancés dans l’aventure et la liste de ces objets ne cesse de s’allonger : du grille-pain intelligent à la smart TV, en passant par les jouets ou les systèmes de sécurité connectés. 

Vous l’aurez compris, la 5G va permettre l’essor d’une "flotte connectée" et des avancées inédites dans nos sociétés.

L’une des grandes nouveautés à venir concerne la mise en place d’un réseau automobile intelligent. Si la voiture autonome n’en est qu’à ses balbutiements, la 5G devrait néanmoins permettre aux nouveaux véhicules de communiquer entre eux. Ils pourront ainsi s’informer des problèmes de circulation ou encore négocier les priorités à un stop ou sur une voie d’insertion.

La 5G s’invitera également dans les foyers avec des améliorations de connectivité utiles pour la sécurité des personnes en situation de handicap. Les personnes atteintes de surdité pourront par exemple bénéficier d’implants cochléaires connectés, tandis que des capteurs placés dans les domiciles alerteront les secours en cas d’accident.

PME

Avec l’explosion des objets connectés, c’est un nouveau terrain de jeu qui s’ouvre pour les petites et moyennes entreprises. Et pour cause, l’e-commerce offre aux PME des perspectives de croissance extrêmement lucratives. Le cabinet Statista estime ainsi que les "revenus issus du commerce en ligne atteindront 6 540 milliards de dollars américains d’ici la fin de l’année 2022". La forte interconnectivité de la 5G, en particulier, rendra ici possible un grand nombre d’innovations.

Santé

Nos systèmes de santé devraient eux aussi subir d’importantes transformations. Un mot d’abord sur les machines à IRM, qui produisent des fichiers d’images pouvant atteindre jusqu’à 1 Go. L’envoi de ces fichiers grève considérablement les infrastructures réseau actuelles. Au final, les analyses médicales tournent au ralenti, ce qui réduit d’autant les capacités d’accueil des centres d’imagerie. Là encore, la 5G devrait tomber à point nommé.

Autre grand chantier à l’horizon : la télémédecine, qui promet une ouverture sans précédent de l’accès aux soins, devrait poursuivre son embellie. Les analystes tablent ainsi sur une croissance de 16,5 % entre 2017 et 2023. Or, qui dit croissance dit bien sûr développement des infrastructures sous-jacentes.

Mentionnons enfin les mutations liées à l’intelligence artificielle. Les algorithmes employés utilisent une vaste quantité de données pour prévoir les risques et les diagnostics de certains patients. Et leur vitesse de calcul est intimement liée à la rapidité du réseau. La 5G permettra aux machines d’apprendre plus vite et contribuera donc à la santé du plus grand nombre.

Agriculture

La 5G devrait aussi donner un coup de fouet à l’un des plus vieux secteurs : l’agriculture.

Au moyen de colliers intelligents connectés à la 5G, les éleveurs pourront surveiller en temps réel la localisation et la santé de leurs bêtes. Ils pourront également s’informer de leur alimentation, de leur sommeil et d’éventuels problèmes de santé. Ce dernier point permettra entre autres de limiter la propagation des infections. Pour les éleveurs, les gains d’efficacité seront indéniables.

Dans un monde en pleine expansion, l’automatisation jouera un rôle capital. Prenez par exemple les besoins de production alimentaire qui, selon des études, devraient grimper de 70 % entre 2009 et 2050. La 5G sera une pièce maîtresse dans le nouvel édifice de la production automatisée. Du tracteur autonome (pour travailler le sol) jusqu’au drone (pour inspecter les cultures), la 5G et les innovations qu’elle permet redessineront chaque facette du secteur agricole.

Théories du complot et autres défis potentiels liés à la 5G

Devant un tableau aussi flatteur, difficile d’imaginer que la 5G ait pu déclencher de tels incendies. Mais la nature humaine est ainsi faite et, lorsqu’un accident survient, des coupables sont désignés. La pandémie du Covid-19 s’est accompagnée d’un vent de confusion sur la situation sanitaire et les causes de la maladie. Il n’en fallait pas plus pour que la raison et la logique le cèdent à la frayeur.

Le 20 janvier 2020, une frange complotiste soutient que la 5G serait responsable du virus et avance cette preuve irréfutable : la pandémie a éclaté à Wuhan juste après la construction de tours 5G. Aucune source crédible n’a bien sûr pu confirmer ces déclarations qui sont surtout l’expression de peurs.

Malheureusement, les rumeurs de ce genre se propagent parfois très vite. C’est ainsi qu’au mois d’avril, des complotistes européens ont mis le feu à des tours de télécommunications. Une mésaventure qui pourrait bien retarder la diffusion de connaissances techniques si précieuses, notamment dans le domaine médical, en dépit des pas de géants faits par la 5G ces dix dernières années. 

Il existe pourtant, à côté des allégations creuses évoquées ci-dessus, des préoccupations légitimes autour de la 5G. Sur le terrain de la cybersécurité notamment, où l’essor de l’IoT s’accompagne d’une pléthore d’appareils connectés aux protocoles de sécurité pas toujours fiables, ce qui en fait des cibles idéales pour les hackers.

Certains pensent peut-être que le piratage de leur smart TV est sans grande incidence ? Qu'ils se détrompent. Si leur ordinateur reconnaît leur téléviseur comme un appareil de confiance, alors les hackers auront toutes les raisons de s’y intéresser. Au reste, la vitesse du réseau 5G jouera en leur faveur pour leur dérober des informations. Une raison plus que suffisante pour ne pas baisser la garde.

Devant l’expansion de ce nouvel univers connecté, la cybersécurité devra rester une préoccupation centrale.

Pour ce qui est du déploiement de la 5G, la Chine a expédié l’affaire avec brio. En 2016, le système d’intelligence artificielle AlphaGo éblouissait la planète en triomphant du champion du monde de go à Séoul, en Corée du Sud. À noter que le jeu de stratégie asiatique, créé il y a 2 500 ans, est bien plus complexe que les échecs.

L’information n’aura pas échappé au gouvernement chinois qui, voyant dans cette IA le reflet de la puissance américaine, a rapidement annoncé son intention de prendre la tête du secteur d’ici à 2030.

Beaucoup craignent toutefois l’arrivée d’une guerre froide technologique, guerre dont le vainqueur imposerait son hégémonie.

Perspectives

Malgré les incertitudes qui planent sur notre avenir, une chose est certaine : la 5G et l’IA joueront un rôle prépondérant dans notre monde. Les nouvelles technologies ont le pouvoir de nous donner plus de liberté même si, comme toute grande avancée, elles peuvent parfois servir des ambitions destructrices. Le boom technologique n’est pas prêt de ralentir et il nous appartient d’avancer avec prudence. Il serait aussi tout à notre avantage de préserver les relations internationales, plutôt que de les réduire en pièces.

IoT industriel : il est temps de prendre conscience des risques de cybersécurité

ven, 10/07/2020 - 10:39

Dans le passé, les données des systèmes financiers ou des soins de santé étaient une cible particulièrement attractive pour les pirates informatiques. Mais avec la transformation digitale des industries, l'environnement de l'industrie manufacturière est de plus en plus préoccupant. Pour autant, l'industrie ne peut plus se passer de la digitalisation. Les services informatiques doivent donc relever le défi de minimiser les risques de sécurité et de protéger les systèmes critiques de l'entreprise contre les attaques ennemies, le sabotage et l'espionnage.

Un défi que les industriels sont tenus de relever

Un système de production se compose de nombreux systèmes et n'est sûr que si son maillon le plus faible est sécurisé. Les composants matériels et logiciels mis en œuvre, tels que les automates, les PC et les scanners, ne sont généralement pas protégés contre les attaques internes ou externes. Ces vulnérabilités des installations de production et des systèmes informatiques connexes sont soumises à un cycle de vie sensiblement plus long que celui de l'informatique de bureau en raison des différences de durée de vie et de cycles de travail du matériel. Le matériel informatique de bureau est techniquement obsolète après cinq ans et sera soit échangé, soit mis hors ligne.

Cependant, le matériel informatique dédié à la production a souvent une durée de vie supérieure à 20 ans et ne peut pas être simplement remplacé par de nouveaux systèmes. Il est souvent impossible d'intégrer une solution de cybersécurité dans un contrôle de production vieux de 15 ans en raison de leur intégration profonde dans les systèmes de production et du problème que des systèmes d'exploitation dépassés comme Windows 2000 ou Windows XP ne sont plus pris en charge par les logiciels de sécurité informatique modernes. Les serveurs IHM (interface homme-machine), sont une cible fréquente des attaques via des vulnérabilités non corrigées, dont les connexions mal sécurisées entre les systèmes DMZ et SCADA sont utilisées pour insérer des logiciels malveillants.

Les systèmes de contrôle industriel (PLC), qui sont utilisés dans l'industrie manufacturière, le secteur de la production d'énergie ou d'autres domaines, fonctionnent avec les systèmes de surveillance et d'acquisition de données correspondants. Les vulnérabilités de l'environnement de ces industries, qui pourraient paralyser des usines dernier cri, sont dues à l'absence d'audits informatiques appropriés, qui pourraient identifier un problème potentiel, comme une cyber-attaque. Les solutions de sécurité informatique ne doivent pas interférer avec la capacité de performance en temps réel des équipements de contrôle industriels !

Des portes d’entrée grandes ouvertes

La plupart des hackers tentent de saboter les équipements industriels en modifiant les paramètres des ventilateurs de l'unité centrale, en influençant les programmes des robots automatiques ou en perturbant les systèmes de surveillance. De nombreuses attaques sont menées contre des personnes ou des groupes, pour semer le chaos, extorquer de l'argent ou attirer l'attention pour des raisons politiques.

Le risque d'une menace au sein de la propre organisation n'est pas moins dangereux. Les employés de l'entreprise utilisent différents dispositifs pour le transport de données commercial, mais aussi à des fins de divertissement privé, comme les jeux en ligne ou les services de streaming. C'est ainsi que des logiciels malveillants peuvent pénétrer à l’insu du personnel dans le système PLC.

L’exemple du téléphone Android infecté

Imaginons un scénario d'attaque par des hackers : une grande entreprise industrielle exploite des systèmes vieux de plus de 15 ans, dont le système de contrôle est basé sur Windows XP. Afin d'installer les mises à jour, les systèmes industriels sont équipés d'un port USB qui représente une interface non protégée avec le système SCADA.

Ces interfaces USB ne sont pas seulement utilisées par les employés pour l'installation des mises à jour mais aussi, par exemple, pour écouter de la musique ou recharger des téléphones portables. Le téléphone portable infecté d'un employé est donc capable de transmettre le virus au système SCADA, et de stopper complètement le fonctionnement normal de l'usine.

Les conséquences peuvent être multiples : l’outil de production peut être détruit, une machine peut être endommagée, les données produites par ces machines peuvent être corrompues ou volées, ou bien le robot de production effectue des mouvements aléatoires qui peuvent mettre en danger les employés à proximité.

Mais trois pistes existent pour malgré tout protéger l’IoT industriel des pirates. La première est le contrôle des dispositifs et des applications exécutés par le système, ce qui rend difficile l’accès des pirates aux biens. Un second est un audit poussé du système informatique, afin d’identifier les points faibles, allant de la surface d’attaque aux dommages qui peuvent être causés en cas d’attaque réussie. Enfin, il faut avoir un plan de rétablissement du site industriel afin de pouvoir rapidement reprendre les activités si une attaque avait réussi à paralyser l’appareil de production.

De par leur longévité accrue et des contraintes physiques, les sites industriels font face à des défis de sécurité informatique uniques. Un attaquant peut facilement s’appuyer sur des systèmes informatiques anciens pour s’infiltrer, et ensuite prendre le contrôle de l’appareil de production et causer de lourds dommages. Cependant, de bonnes pratiques peuvent grandement réduire ces risques.

iOS 14 : la bêta publique est disponible, comment l'installer ?

ven, 10/07/2020 - 10:18
Sommaire

[Mis à jour le vendredi 10 juillet 2020 à 10h18] Dévoilé le 22 juin dernier lors de l'événement annuel d'Apple à destination des développeurs (la WWDC), iOS 14 faisait depuis l'objet d'une bêta réservée aux développeurs. Le groupe de Cupertino est passé à l'étape suivante. Il propose désormais une bêta publique du nouvel opus ouverte à tous, de même pour iPadOS 14. Des préversions qui ne nécessitent pas d'ouvrir un compte de développeur sur le site d'Apple (coûtant 99 dollars). De nouvelles bêtas publiques des deux systèmes vont désormais sortir chaque semaine, l'objectif pour Apple étant de corriger les derniers bugs. Pour installer la bêta d'iOS 14 ou d'iPadOS 14, mieux vaut utiliser un iPhone ou un iPad d'appoint car l'utilisation d'une préversion engendre des risques de crash et de pertes de données. Les bêtas  d'iOS 14 et d'iPadOS 14 sont téléchargeables par profil de configuration sur le site d'Apple, après avoir ouvert un compte gratuit. Avant toute installation, il est recommandé de vérifier que l'iPhone ou l'iPad utilisé est présent dans la liste des terminaux compatibles dressée par Apple. Une notification est envoyée une fois le téléchargement achevé.  Ensuite, on pourra lancer l'installation en se rendant dans le menu Réglages > Général > Mise à jour logicielle. iOS 14 et iPadOS 14 devraient être lancés en versions définitives en septembre prochain. 

iPhone Apple SE 64Go BLACK489,00 €Voir les offres iOS 14 : quelles sont les nouveautés ?

Avec iOS 14, le système mobile d'Apple fait le plein de nouveautés. Parmi les plus saillantes présentées par le groupe à l'occasion de la WWDC 2020, on relève  :  

  • Des widgets sur l'écran d'accueil. L'écran d'accueil d'iOS 14 est équipé de widgets déplaçables et redimensionables de manière dynamique. Une fonctionnalité qui s'inspire des écrans tuilés des Windows Phone.
  • App Library. Un nouveau mode regroupe et affiche automatiquement les applications par catégories : applications récemment installées, classement alphabétique, par genres, applications recommandées en fonction des habitudes de l'utilisateur et l'heure de la journée...  
  • Siri. Comptant 25 milliards de requêtes par mois, l'assistant vocal d'Apple fait l'objet d'un lifting. Son interface graphique est épurée. Prenant en charge la dictée vocale hors connexion, le nouvel opus est taillé pour puiser dans un plus grand nombre de sources. 
L'écran d'accueil d'iOS 14 permet de redimensionner les icônes d'application. © Apple
  • Translate. Une nouvelle application de traduction permet de traduire à la volée des messages vocaux dans 11 langues, parmi lesquelles l'allemand, l'anglais, l'arabe, le français et le russe.  La gestion de la traduction sera prise en charge directement sur le terminal pour protéger les données personnelles de l'utilisateur. 
  • Image par Image.  Les vidéo en cours de lecture, y compris les FaceTime,  pourront s'afficher en petits formats en surimpression de l'écran d'accueil ou d'une autre application ouverte en parallèle. 
  • iMessage. A l'instar de Slack , la messagerie instantanée d'iOS va permettre de mentionner un utilisateur dans une conversation. Une fonction standard qui était très attendue. Autres nouveautés : la possibilités d'épingler une conversation, d'ajouter des images à des messages de groupe, ou encore une bibliothèque de Memojis enrichies, 
Les FaceTime et vidéos en cours de lecture pourront s'afficher en vignette dans iOS 14 pour permettre l'utilisation en parallèle d'une autre application. © Apple
  • App Clips. App Clips est dessiné pour accéder à un contenu ou une fonctionnalité d'une application sans avoir à l'installer. Un dispositif qui est disponible de longue date sur Android. L'utilisateur n'aura qu'à scanner un QR code pour accéder au "bout de l'application" désiré (qui ne devra pas dépasser 10 Mo) avant d'installer l'application s'il le souhaite. 
  • Apple Maps. Apple annonce une refonte de l'application cartographique d'iOS. Au programme des nouveautés : l'introduction de guides touristiques, un mode de calcul d'itinéraires pour les vélos et les véhicules électriques (en fonction des bornes de recharge à proximité) ou encore une fonction géolocalisant les points d'intérêt situés aux alentours.   
  • CarKey. Apparue dans le code source d'iOS 13.4, l'API CarKey est taillée pour piloter à distance le verrouillage, le déverrouillage et le démarrage d'une voiture. Le tout via le protocole NFC (pour near field communication). L'interface doit permettre également de partager le droit d'utiliser son véhicule avec des proches. Pour l'heure, le dispositif est compatible uniquement avec un modèle de BMW.
Apple annonce une mise à jour profonde de Maps . © Apple Quelles sont les nouveautés d'iPadOS 14 ?

A l'occasion de la WWDC 2020, Apple a aussi levé le voile sur iPadOS 14, dont le lancement est également attendu pour septembre prochain. La nouvelle version du système conçu pour les tablettes d'Apple introduit plusieurs évolutions graphiques, notamment dans l'application Photos ou dans l'assistant Siri. Parmi ses nouveautés les plus saillantes, on relève la fonction Scribble qui convertit un texte manuscrit au stylet en caractères, ou encore un moteur de recherche entièrement refondu (rebaptisé Universal Search) conçu pour lancer des recherches à la fois web et local (applications et fichiers).

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iOS 14 : quelle est la date de sortie ?

iOS 14 a été présenté en avant première lors de la WWDC 2020 le 22 juin. Elle est disponible en bêta publique depuis le 9 juillet. La préversion est disponible en téléchargement sur le site d'Apple après avoir ouvert un compte. La date de sortie de la version définitive d'iOS 14 devrait intervenir, elle, comme les versions précédentes du système mobile courant septembre. 

OS 14 et iPadOS 14 : quels sont les iPhone et iPad compatibles ?

A la différence d'iOS 12 dont la rétrocompatibilité matérielle était limitée, iOS 14 prendra en charge l'intégralité des iPhone et iPad compatibles avec iOS 13. Il sera disponible sur les l'iPhone 6S et SE jusqu'aux iPhone de toute dernière génération (2020).

Google Nest : des photos de la prochaine enceinte connectée diffusées ?

ven, 10/07/2020 - 09:38
Sommaire

[Mis à jour le 10 juillet 2020 à 9h38] La prochaine enceinte connectée de Google pourrait être plus allongée. Des photos diffusées par le média Android TV Guide font état d'un appareil plus grand de 20 cm que le Google Home et Home Max, avec 22 cm de haut. La nouvelle enceinte aura le même tissu coloré utilisé sur les Nest Mini et Nest Hub, ainsi que la même base en silicone antidérapant. Elle aura également une prise d'alimentation de 30 watt et un bouton servant à éteindre son micro. Le géant américain a confirmé qu'une nouvelle enceinte Google Nest était en préparation mais n'a pas indiqué de date de sortie sur le marché. 

Recently certified by the FCC, here is our first look at GXCA6, the new @Google Nest Speaker, replacing the original Google Home. pic.twitter.com/Ltp1quPFqc

— Android TV Guide (@androidtv_rumor) July 9, 2020

Avec Google Nest, le géant américain cherche à s'imposer dans le secteur de la maison intelligente. Après avoir réuni les équipes de Google Home et Nest, puis renommé ses produits, Google Nest perfectionne ses appareils domotiques. Le Google Home Mini par exemple, une petite enceinte connectée destinée à étendre la portée de Google Assistant, sera rebaptisée Nest Home Mini et équipée d'un haut-parleur plus imposant et d'un port jack pour la relier à un autre terminal et offrir une meilleure qualité du son. 

Création de Google Nest

Nest Labs, connue pour son thermostat connecté, a été créée en 2010 par deux anciens employés d'Apple. Ces derniers, après avoir participé à la création de l'iPod, décident de lancer leur entreprise à Palo Alto, en Californie, et de la spécialiser autour de deux objets connectés dédiés à la maison intelligente : un thermostat destiné à surveiller et contrôler la température du foyer depuis son smartphone et une alarme à incendie détectant la fumée et le taux de CO2 dans l'atmosphère.

Matt Rogers et Tony Fadell, les deux dirigeants, se lient dès 2011 avec Google, qui rachète la jeune entreprise en janvier 2014 pour 3,2 milliards de dollars, l'une de ses plus importantes acquisitions. La marque commune est renommée tout simplement Nest.

A peine devenue une filiale de Google, Nest acquiert en juin 2014 la start-up Dropcam pour intégrer sa technologie aux produits Nest. La caméra Nest Cam est ainsi élaborée par les deux équipes, en même temps que Nest s'implante sur le marché français. Mais le cofondateur de l'entreprise, Tony Fadell, s'attire les foudres de l'équipe nouvellement arrivée en déclarant que de "nombreux salariés de Dropcam n'étaient pas aussi performants qu'espéré". Les crispations entre les dirigeants des deux entreprises se font ressentir jusqu'à la démission de Tony Fadell en 2016. En 2015, passée sous le giron d'Alphabet (devenue la structure ombrelle du groupe), Nest réalise un chiffre d'affaires de 340 millions de dollars.

En 2018, l'entreprise connaît un revirement de situation en redevenant une filiale de Google. Elle est incorporée à Google Hardware, la division matérielle du groupe qui développe Google Home et ChromeCast, pour profiter des synergies, notamment dans l'intelligence artificielle. L'entreprise voit alors le départ de son deuxième cofondateur, Matt Rogers.

Lors de l'édition 2019 de sa keynote Google I/O, la firme de Mountain View annonce la création de Google Nest, pour réunir tous les produits Nest et Google Home. Le Google Store rassemble depuis cette date les clés Chromescast, la borne Google Wifi, les enceintes Google Home et les produits Nest donc (caméras de surveillance, thermostats connectés, détecteur de fumée, sonnette vidéo) et l'enceinte connectée Google Nest Hub, la dernière-née.

Google Nest Hub Le Google Nest Hub est commercialisé en France depuis mai 2019. © Google Nest

En octobre 2018, Google dévoile son Google Home Hub, une enceinte intelligente dotée d'un écran et disponible en quatre couleurs. Produit phare de l'entreprise, le Google Home Hub est renommé Google Nest Hub en mai 2019, au moment où le groupe rebaptise Nest en Google Nest. Le produit est arrivé en France le 28 mai 2019, après une première commercialisation aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Australie. Vendu au prix de 129 euros, le Google Nest Hub vient concurrencer sur le marché le Smart Display de Lenovo, fonctionnant aussi avec Google Assistant, et l'Echo Show d'Amazon.

Concrètement, le Google Nest Hub est une enceinte connectée enrichie d'un écran tactile de 7 pouces dont la luminosité s'adapte à l'ambiance de la pièce. Il permet à l'utilisateur d'afficher une vidéo qui complète les informations fournies par Google Assistant pour répondre à sa requête. Par exemple, l'utilisateur peut lancer sur son Google Nest Hub une vidéo Youtube sur une recette de cuisine pour aller plus loin que la liste des ingrédients demandés à Google Assistant.

Quand il n'est pas utilisé, le Google Nest Hub peut servir de cadre numérique. Il diffuse alors les clichés tirés de l'application Google Photos. Au niveau de la sécurité, le Google Nest Hub peut se combiner avec la sonnette vidéo Hello et afficher la personne ayant sonné à la porte.

Une deuxième version, le Google Nest Hub Max, est commercialisée depuis le 9 septembre 2019, toujours aux Etats-Unis, en Angleterre et en Australie dans un premier temps. Cette enceinte mesure 10 pouces (au lieu de 7 pouces) et intégre une caméra pour des fonctions de reconnaissance faciale. Avec elle, Google Nest entend développer les appels vidéo et la surveillance de l'habitat à distance à partir de ses enceintes connectées.

Works with Nest

La plateforme Works with Nest a vu le jour au CES de 2015, où Nest avait annoncé une quinzaine de partenariats pour rendre ses produits compatibles avec le plus d'objets connectés possibles, et contrer Apple et son outil HomeKit sur le marché de la maison connectée. Les lampes connectées Philips Hue ou le réveil Aura de Withings pouvaient ainsi communiquer avec les produits Nest pour permettre à l'utilisateur de régler un scénario. Par exemple, les lampes pouvaient devenir rouge lorsqu'un incendie était décelé par le détecteur de fumée de Nest.

Avec le rassemblement de Nest et Google Home sous la marque Google Nest, les produits Nest cessent d'interagir avec les solutions smart home d'autres marques. La plateforme Works with Nest a été arrêtée le 31 août 2019 pour laisser place au programme Works with Google Assistant. Cette dernière, centrée sur la voix et le toucher avec Google Home et Google Nest Hub, n'est pas focalisée sur l'écosystème des partenaires. Les services avec Philips Hue, IFTTT, Logitech Harmony, Lutron lights, August Home et Wemo switches sont ainsi interrompus. A noter également que les comptes Nest disparaîtront progressivement pour faire place aux comptes Google. IFTTT appelle ainsi les utilisateurs à ne pas déconnecter leurs produits Nest du programme IFTTT et de ne pas migrer leur compte vers Google pour continuer à utiliser son service après le 31 août. Cela suppose néanmoins que les utilisateurs ne pourront pas bénéficier des nouvelles fonctionnalités de Google. 

Thermostats Nest

Nest s'est lancé sur le marché en développant son savoir-faire autour du thermostat connecté. La première génération de ses Nest Learning a été commercialisée en octobre 2011, suivie d'une deuxième génération en octobre 2012 et d'une troisième en septembre 2015.

En août 2017, Nest lance le Thermostat E, une version en plastique qu'elle veut plus accessible à 219 euros (contre 249 euros pour le Nest Learning 3e génération).  Ce nouveau modèle est vendu en France en octobre 2018 avec quelques ajustements pour le rendre compatible avec la plupart des systèmes de chauffage central grâce à son boîtier Heat Link E, à brancher sur les chaudières.

Ce Thermostat E est doté de multiples capteurs pour mesurer la température, le taux d'humidité de la pièce, la lumière ambiante afin d'adapter la luminosité de l'écran, et dispose d'un détecteur de présence pour éteindre le chauffage pendant l'absence des utilisateurs. Contrôlable à distance via son application, le thermostat est également réglable par commande vocale avec l'Assistant Google. Par contre, Google a supprimé l'application Nest de l'Apple Watch et de Wear OS, il n'est donc plus possible de contrôler son thermostat depuis les montres connectées. La firme de Mountain View justifie ce choix par un nombre insuffisant d'utilisateurs.

Pour diffuser ses thermostats intelligents dans les habitations, Google Nest a annoncé le 23 juillet 2019 un partenariat avec la start-up Leap. Les clients Nest dotés de la climatisation centrale peuvent obtenir gratuitement une enceinte intelligente Google Nest Hub en échange de leur inscription au programme Nest Rush Hour Rewards, qui prodigue des conseils pour amener les clients à réduire leur consommation d'énergie en fonction des signaux de prix émis par Leap.

Caméras Nest

Google Nest propose quatre modèles de caméras pour l'intérieur et l'extérieur. La première, la Nest Cam Indoor, a été mise au point en juin 2015, un an après le rachat de la start-up Dropcam pour bénéficier de son savoir-faire. La version outdoor est achevée en juillet 2016. L'année suivante, en juin 2017, Nest lance sa Nest Cam IQ, un modèle haut de gamme de la Nest Cam Indoor, qui est doté de fonctions imperméable en septembre 2017 pour sa version outdoor et de Google Assistant en 2018.

Pour garantir le respect de la vie privée, les caméras Google Nest maintiennent allumé un témoin lumineux quand elles filment. © Google Nest

Sur ce marché des caméras de surveillance grand public, Google Nest essaie de se démarquer en faisant valoir la qualité de sa prise de vue. Sa Nest Cam IQ est équipée d'un capteur de huit millions de pixels, d'un zoom et de fonctions de suivi intelligent. 

Seul bémol : une faille de sécurité a été détectée en février 2019, quand des hackers se sont adressés à des utilisateurs par l'intermédiaire de leur caméra de sécurité Nest. L'entreprise a recommandé à ses utilisateurs de changer leur mot de passe et d'activer l'identification à deux facteurs. 

Nest Secure

Nest Secure est le système connecté de Nest dédié à la sécurité résidentielle. Cette solution élaborée en septembre 2017 comprend trois modules : le Nest Guard, une base qui centralise les informations envoyées au système et qui comprend une alarme ; les Nest Tag, les appareils qui permettent d'activer ou de désactiver l'alarme ; et les Nest Detect, les détecteurs de mouvements et d'ouverture et de fermeture de portes et fenêtres.

En février 2019, alors que les caméras étaient victimes de piratage, une mise à jour de la solution de sécurité résidentielle de Nest a révélé la présence d'un microphone niché dans l'appareil Nest Guard. La révélation a fait scandale auprès des utilisateurs car aucun élément de la fiche technique ne le mentionnait. Google s'est justifié en indiquant que le "Nest Guard dispose effectivement d'un micro qui n'était pas activé par défaut", un élément essentiel pour profiter d'une future intégration de l'Assistant Google.

Nest Hello

Avec ses caméras, Nest surveille de l'intérieur de l'habitat, mais son Nest Hello lui permet aussi de garder un œil sur l'extérieur de la maison. L'entreprise a présenté en septembre 2017 un interphone connecté, disponible en France depuis juin 2018 au prix de 279 euros.

Compatible avec Google Assistant pour permettre à l'assistant vocal de prévenir l'habitant de la présence d'un visiteur, la sonnette Nest Hello envoie également des notifications par mobile quand quelqu'un se présente devant la porte, même sans sonner. La caméra détecte en effet les variations sonores et les mouvements pour envoyer une notification mobile ou un e-mail. Une fonction qui lui permet aussi de détecter un colis déposé devant la porte. La caméra présente dans la sonnette reconnaît par ailleurs les visages. Les contacts enregistrés dans Google avec leur photo sont ainsi identifiés quand ils sonnent chez l'utilisateur.

Fans du télétravail et surchargés : le déconfinement de 25 000 salariés en une infographie

jeu, 09/07/2020 - 19:25

Finalement, ce n'était pas si terrible que ça. Le télétravail, déployé massivement et à la hâte à la mi-mars, a fait des heureux. 84% des collaborateurs souhaitent le maintenir de façon durable, d'après une étude menée par Jubiwee entre le 11 mai et le 26 juin 2020 auprès de 25 000 collaborateurs parmi les 100 000 que comptent ses clients. Parmi ces derniers :  Covéa, Engie, ENI, L'Oréal, Mazars, SNCF, STMicroelectronics, mais également le ministère de l'Intérieur ou encore l'école d'ingénieurs ESIEA. La fréquence de télétravail souhaitée la plus mentionnée est de 2 à 3 jours par semaine. On apprend aussi que 15% des salariés s'estiment en surcharge de travail depuis le déconfinement, contre 8% pendant les mesures de restriction. Découvrez les autres enseignements de cette étude dans l'infographie ci-dessous.

Jubiwee propose depuis fin 2016 aux managers une application web et une API permettant de connaître le ressenti de leurs salariés en temps réel.

Présent partout, connu nulle part, le fonds Hedosophia a infiltré la fintech mondiale

jeu, 09/07/2020 - 17:49

Qui peut se permettre de détenir une part substantielle à la fois de Lydia et Qonto, respectivement 40 et 104 millions d'euros levés cette année ? Le géant chinois Tencent... mais pas que. Les deux fintech françaises comptent aussi comme actionnaire commun Hedosophia, un fonds d'investissement britannique créé en 2012, spécialisé dans la tech avec environ 1 milliard de dollars de capitaux sous gestion. Selon nos informations, il a investi dans une trentaine de start-up dont au moins 15 fintech situées en Europe, aux Etats-Unis et en Chine. Vous n'en avez pas entendu parler ? Normal, car il ne communique jamais. "Ils sont très secrets", confirme le dirigeant d'une fintech britannique. "On a du mal à trouver des infos sur eux", avoue un investisseur français. "Ils ont investi dans une boîte de notre portfolio mais nous n'avons pas l'autorisation de dire laquelle. Ils cultivent la discrétion", raconte un autre. Une stratégie peu commune dans le monde du private equity.  "Comme très peu de gens les connaissent, personne ne les contacte, c'est un parti pris différent et audacieux", salue cependant Louis Chatriot, CEO de la solution de paiement fractionné Alma dans laquelle Hedosophia n'a pas manqué d'investir en mars dernier.  

Premier actionnaire de N26

Une audace qui semble payer. Dans leur portefeuille, on retrouve une star du secteur : N26. Hedosophia est le premier actionnaire de la néobanque allemande comme l'atteste un document du registre du commerce allemand. Le fonds britannique détient à ce jour 15,1% du capital de la start-up, selon nos calculs, devant le fonds de Peter Thiel, Valar Ventures (12,3%), et l'un des fondateurs (11,2%). Une pole position qui interpelle alors qu'Allianz et Tencent étaient mentionnés comme les "principaux investisseurs" de la levée de 160 millions de dollars de N26 en mars 2018 dans le communiqué de l'époque. Même discours lors de la levée de 300 millions de dollars auprès notamment d'Insight Venture Partners et du fonds singapourien GIC en janvier 2019 (qui de surcroît ont réinjecté 170 millions de dollars six mois plus tard). Malgré les dizaines de millions mis au pot, ces quatre investisseurs possèdent donc chacun moins de parts que Hedosophia. 

Autre fait surprenant, d'après le rapport annuel 2018 du Fonds d'investissement européen (FEI), Hedosophia a co-investi avec le FEI dans N26 à hauteur de 7,8 millions d'euros cette année-là. Encore une fois, aucune mention dans le communiqué. Contactée, la banque européenne d'investissement, dont dépend le FEI, n'a pas souhaité en dire plus sur sa relation avec le fonds britannique. Dans le rapport annuel 2019 du FEI, Hedosophia n’apparaît pas. 

Le nom Hedosophia ne figure pas non plus dans la liste des actionnaires de N26. Le fonds se cache derrière l'intitulé HS Investments, qui correspond à un limited partnership, structure classique au Royaume-Uni. Celle-ci associe un limited partner, qui paie en général pour l'investissement et n'est souvent plus visible après la création de l'entité, et un general partner, sorte de "gérant" de l'entité. D'après le registre de commerce britannique, il y a plusieurs structures d'investissement enregistrées au Royaume-Uni, toutes reliées à Hedosophia Services Limited, société basée à Londres, elle-même détenue par Hedosophia Group Limited, société basée à Guernesey. Cette île anglo-normande ne dévoile pas publiquement le propriétaire véritable des entreprises enregistrées dans sa juridiction mais compte le faire en 2023.

"Hedosophia et Orange Digital Ventures regardent régulièrement ensemble des dossiers d'investissement en Europe"

Le JDN a toutefois pu retrouver la trace d'un limited partner français : Orange Digital Ventures. Le fonds de l'opérateur télécom est entré dans le partnership en mars 2020, deux mois avant l'annonce de la levée de fonds de 100 millions d'euros de la martketplace allemande d'épargne Raisin. Orange Digital Ventures faisait partie des nouveaux investisseurs selon la communication officielle . "Nous sommes un co-investisseur d'Hedosophia dans Raisin et nous regardons régulièrement ensemble des dossiers d'investissement en Europe", nous confirme Orange Digital Ventures. 

C'est aussi sous le nom de HS Investments que Hedosophia a investi dans Lydia, lors de son dernier tour de table de 40 millions d'euros. D'après deux annonces légales publiées en janvier et février 2020, on retrouve les noms HS Investments FT Limited et HS Investments FL Limited, aux côtés des investisseurs historiques de la fintech tricolore que sont Xange ou encore New Alpha. Interrogé sur ce fonds, Cyril Chiche, le patron de Lydia, n'a pas souhaité commenter. La néobanque pour professionnels Qonto fait aussi partie des heureuses élues de ce portfolio fintech. D'après le rapport annuel du FEI, Hedosophia a co-investi avec le fonds européen 10,3 millions d'euros dans Qonto, lors de son tour de table de 20 millions d'euros en septembre 2018.

Hedosophia sur le site du registre du commerce de Guenersey. (Cliquez pour zoomer) © Capture d'écran JDN

Cette fois-ci, la société de gestion britannique a investi sous l’appellation Hedosophia Gamma. On retrouve ce nom sur le registre du commerce de Guernesey et sur des formulaires du gendarme financier américain, la SEC. Le fonds britannique investit donc aussi outre-Atlantique mais, pour l'heure, impossible de savoir dans quelle entreprise. Comme au Royaume-Uni, Hedosophia semble compter plusieurs structures d'investissement aux US. 

Notre discrète société de gestion a aussi une empreinte en Asie. On retrouve une entité dans le registre du commerce hongkongais, depuis décembre 2015, sous le nom de Hedosophia Services (HK) Limited. Et un bureau en Chine, dont la responsable est une certaine Rhianna Huang, à en croire son profil Linkedin. La Chine regorge d'énormes fintech dont les plus connues sont WeChatPay (Tencent) et Alipay (Ant Group)... qui fait d'ailleurs parti du portfolio de Hedosophia. Selon nos informations, il s'agit d'une participation inférieure à 1% du capital (sachant que le groupe vise une valorisation de 200 milliards pour son IPO).  Le fonds britannique a également participé, selon Thelegal500, à la levée de fonds de 2 milliards de dollars de Lufax, spécialisée dans la gestion de patrimoine. A ce jour, toujours selon nos informations, Hedosophia a fait une seule incursion en dehors de la Chine, des Etats-Unis et de l'Europe : le Brésil, avec un investissement dans le prestataire de paiement StoneCo. Hedosophia compte d'ailleurs des investisseurs institutionnels au Brésil, mais la majorité proviennent d'Europe et des Etats-Unis.  Mais pas de Chine. Un grand assureur français fait partie de la liste des investisseurs.  

Hedosophia sur le site de la SEC. (Cliquez pour zoomer) © Capture d'écran JDN

Mais qui donc peut bien se cacher derrière ce fonds tentaculaire ? La réponse : un dénommé Ian Osborne, fondateur de deux cabinets de conseil, très discrets eux aussi au vu de leurs pages web pour le moins sommaires : Osborne & Partners et Connaught. Ce dernier vise à "conseiller les leaders politique et business sur des problématiques internationales et sur tous les aspects de leur réputation." Avec ses deux cabinets, Ian Osborne a œuvré pour "8 des 15 entreprises privées de la tech les plus valorisées au monde", précise un document de la SEC. Ian Osborne a aussi été partner et managing director du méga fonds de capital-risque DST Global et conseiller du parti conserveur britannique, indique VanityFair. Contacté, Ian Osborne a indiqué au JDN que Hedosophia ne faisait aucun "commentaire public" (Quelle surprise !). 

Au total, Hedosophia compte 15 salariés répartis dans trois bureaux (Londres, Los Angeles et Pékin), d'après nos informations. Parmi eux, un Portugais, Philippe Teixeira da Mota , partner. Passé par HEC, il a travaillé chez JP Morgan avant de rejoindre Hedosophia en 2014. C'est lui qui séduit les fintech françaises… qui succombent très souvent. "Je l'ai trouvé hyper bon et hyper pertinent", confie Louis Chatriot, qui l'a rencontré en début d'année. "Philippe est un mec extraordinaire", s'enthousiasme de son côté le CEO d'une fintech britannique. Contacté, Philippe Teixeira da Mota n'a pas répondu à notre demande d'interview.

"Ils sont vraiment bons en fintech, en particulier quand on est une fintech qui grossit vite"

Plus largement, l'équipe Hedosophia a très bonne réputation dans le secteur. "Ils paient chers, sont bons et ont une vraie expertise", confie un VC français. "Ils sont vraiment bons en fintech, en particulier quand on est une fintech qui grossit vite. C'est particulièrement agréable car en France, il y a peu de VC qui connaissent bien le secteur", souligne le CEO d'Alma. Cette expertise leur a permis de ne pas investir dans Wirecard, actuellement en plein scandale financier.   

Les scale-up et licornes sont une spécialité de Hedosophia. En septembre 2017, la société de gestion s'est associée à Social Capital pour créer une SPAC (special purpose acquisition company), c'est-à-dire une société dédiée spécifiquement à une acquisition. Baptisé Social Capital Hedosophia, cette structure a levé 600 millions de dollars au New York Stock Exchange (NYSE) dans le but de racheter une société dont la valorisation est comprise entre 3 et 20 milliards de dollars,  rapportait le Financial Times.

L'heureux gagnant n'a pas été une fintech. En février dernier, Social Capital Hedosophia a annoncé le rachat de 49% de Virgin Galactic, l'entreprise de Richard Branson qui souhaite proposer des vols dans l'espace au grand public (valorisée d'ailleurs "seulement" 1,5 milliard de dollars). Selon le Financial Times, d'autres SPAC signées Social Capital Hedosophia doivent voir le jour. Discrètement ?

Les investissements vérifiés de Hedosophia dans la fintech... et les rumeurs (liste non exhaustive) Stat-up Statut Pays d'origine Activité Acorns Rumeur Etats-Unis Gestion de patrimoine Alma Vérifié France Paiement  Ant Financial Vérifié Chine Services financiers divers  Joko Rumeur France Cashback Lufax Vérifié Chine Gestion de patrimoine Lydia Vérifié France Paiement mobile N26 Vérifié Allemagne Néobanque Nubank Rumeur Brésil  Néobanque  Oscar Health Rumeur Etats-Unis Assurtech Qonto Vérifié France Néobanque BtoB Raisin Vérifié Allemagne Marketplace financière Stash Rumeur Etats-Unis Gestion de patrimoine StoneCo Vérifié Brésil Paiement 

Le coronavirus rapproche (un peu) les véhicules autonomes de PSA et Renault

jeu, 09/07/2020 - 16:53

L'adversité rapproche. Face aux lourdes conséquences économiques de la crise du coronavirus sur leur activité, Renault et PSA ont initié une collaboration dans le véhicule autonome. Les deux constructeurs participent à un projet commun sous l'égide de Vedecom (un institut de recherche financé par les grands noms du transport français), dont le but est de créer un standard d'homologation des véhicules autonomes. L'équipementier Valeo y est également associé, ainsi que Navya et Transdev sur la partie navettes autonomes.

"L'objectif principal est de trouver comment valider tous les systèmes d'intelligence artificielle du véhicule autonome", explique Philippe Watteau, directeur général de Vedecom. "Concrètement, nous allons partir des usages les plus fréquents de cette IA dans les situations à risques : freinage d'urgence, queues de poisson, changement de voie, détection de l'environnement…", détaille-t-il. Il faut donc générer un ensemble de scénarios de conduite et définir les réactions attendues de la part des IA des différents constructeurs, via des règles informatiques communes. En somme, le résultat final doit être le même, peu importe la technologie utilisée. Ce travail doit produire un outil capable d'évaluer les réactions d'une IA de conduite autonome sur les trois formats de tests utilisés par la filière : en circuit fermé, en simulation informatique et en conditions réelles. 

Un projet à vocation européenne

Le but de ce projet est d'établir un standard commun à la filière française qui pourra être poussé à l'échelle européenne. L'industrie automobile allemande, historiquement plus soudée que l'écosystème français, marqué par la forte rivalité entre Renault et PSA, travaille aussi sur son propre standard à vocation européenne. Derrière les standards se cachent souvent des enjeux économiques, chaque acteur cherchant à imposer une vision la plus proche de la sienne afin de simplifier l'homologation de ses technologies pour avoir l'avantage sur ses concurrents dans la course à la commercialisation. "Nous sommes en contact avec les constructeurs japonais, qui sont très en phase avec ce que nous faisons, et allemands, qui commencent à marquer un réel intérêt", assure Philippe Watteau. Mais il faudra trouver un "terrain d'entente franco-allemand" pour imposer un standard à l'échelle européenne, reconnaît-il. 

Cette collaboration pourrait aussi préfigurer un plus grand rapprochement entre Renault et PSA. Pour l'instant, il n'est pas question de mettre en commun leurs technologies de conduite autonome à travers ce projet. "Mais se mettre d'accord sur la manière d'intégrer l'IA à un système amène naturellement à partager l'IA. Ce sera peut-être l'étape suivante", estime Philippe Watteau. Le coronavirus a accentué une situation déjà difficile pour les deux constructeurs. 

Pris en étau entre les coûteux objectifs de réduction des émissions de leurs véhicules, de transition vers l'électrique et de passage à des modèles économiques davantage serviciels pour anticiper une éventuelle chute de leurs ventes, le constructeurs doivent aussi consacrer des milliards d'euros qu'ils n'ont pas à la recherche sur le véhicule autonome. Ce qui a provoqué une vague mondiale d'alliances entre concurrents. Mais pas en France. Renault-Nissan a seulement annoncé il y a un an une collaboration avec Waymo (filiale d'Alphabet) pour développer des services de véhicules autonomes en France et au Japon, qui n'a à ce jour produit aucun résultat concret. De son côté, PSA est à la recherche de partenaires avec lesquels mutualiser ses efforts depuis l'année dernière, mais n'a pour l'instant rien annoncé en ce sens. Et si le meilleur partenaire se trouvait sous son nez depuis le début ?

PS5 : prix, date de sortie, manette, jeux... Ce que l'on sait

jeu, 09/07/2020 - 11:30
Sommaire

La Playstation 5, ou PS5, est la prochaine génération de console de Sony, après la PS4 sortie en 2013. Annoncée en juin 2020, sa sortie est attendue pour les fêtes de fin d'année. Si le prix de la PS5 est encore inconnu, Sony a déjà dévoilé son design, ses accessoires (notamment la manette) et plusieurs jeux. Le point sur ce que l'on sait et ce que l'on ignore encore sur cette console.

Quelle est la date de sortie de la Playstation 5 ?

La date de sortie de la PS5 est fixée à fin 2020, durant la saison des fêtes, sans davantage de précisions pour le moment. En 2013, la PS4 était sortie le 29 novembre en Europe.

Quel est le prix de la PS5 ?

Le prix de la PS5 n'a pas encore été annoncé par Sony. Ce qui nourrit de nombreuses spéculations chez les joueurs sur un prix plus élevé que celui de la PS4. Lorsque Sony avait dévoilé sa précédente console en juin 2013, son prix de 399 euros (et 399 dollars) avait été immédiatement révélé. Selon Bloomberg, citant des sources en interne, le coût de fabrication de la PS5 est de 450 dollars, ce qui nécessiterait de vendre la console à 470 dollars pour réaliser les mêmes marges que sur la PS4. Mais toujours selon Bloomberg, Sony envisage de vendre la console à pertes, afin de s'aligner sur les prix de son concurrent Microsoft, qui se prépare à sortir la Xbox Series X (dont le prix n'est pas encore connu), et compte sur les abonnements à son service de jeu en réseau et sur les ventes de jeux dans son magasin en ligne pour réaliser des bénéfices. En juin, une fiche produit Amazon de la PS5 avec lecteur Blu-Ray a été accidentellement mise en ligne. Elle annonçait un prix de 499 euros et une date de sortie au 20 novembre 2020.

Manette de la PS5 La manette de la PS5. © Playstation

Comme à chaque sortie de console, Sony met aussi à jour sa manette. Baptisée DualSense, la manette de la PS5 est plus légère et aura une meilleure autonomie que celle de la PS4, selon Sony. Ses gâchettes arrière devraient permettre différentes intensités de pression, ce qui pourra trouver des applications dans certains jeux. Pour la première fois, les boutons "triangle", "rond, "carré" et "croix", inchangés depuis la PS1, perdent leurs couleurs. La manette dispose d'un micro intégré, ce qui permettra de parler sans avoir de casque. Sony a également conçu une station permettant de connecter deux manettes à la verticale pour les charger, sans que l'on sache pour l'instant si elle sera vendue séparément de la console. Son prix de vente n'est pas encore connu (une seule manette est fournie à l'achat de la console). A noter que les manettes de PS4 seront compatibles avec la PS5.

Digital Edition

La PS5 Digital Edition est une version de la console sans lecteur Blu-Ray. Cela veut dire que tous les jeux de la console devront être achetés en version numérique et téléchargés. Moins coûteuse à produire, on peut supposer que cette version de la console sera moins chère. D'autant que Sony y trouve aussi un intérêt économique : l'absence de lecteur Blu-Ray rendra impossible les prêts de jeux entre joueurs ainsi que les achats de jeux neufs et d'occasion. Elle incitera aussi davantage à acheter ses jeux sur le magasin en ligne de Sony depuis la console.

La PS5, disponible en précommande ?

La PS5 n'est pas encore disponible à la précommande et Sony n'a pas donné de date pour le début des achats anticipés. En France, aucun marchand ne propose de précommander la console pour le moment, mais plusieurs d'entre eux, comme Amazon ou Micromania, s'y préparent. 

La PS5 est-elle compatible avec les jeux de PS4 ?

Sony a expliqué que les jeux de PS4 seraient compatibles avec la PS5, qu'il s'agisse de jeux physiques ou numériques. Cependant, chaque jeu devra être adapté individuellement par son éditeur et selon son bon vouloir.

PS5 VS Xbox Series X

La PS5 fera face à la concurrence de la Xbox Series X, la nouvelle console de Microsoft, qui sortira elle-aussi en fin d'année 2020. Premier élément de comparaison : le prix. Désavantage à confirmer (une fois les prix officiels connus) pour la PS5, qui coûtera probablement plus cher que la Xbox Series X, en raison de composants plus onéreux. Il faudra également attendre de connaître le prix des deux versions au rabais des consoles, la PS5 Digital Edition et la Xbox Series S. Mais là aussi, l'avantage pourrait être du côté de Microsoft. Car là où Sony a seulement enlevé le lecteur Blu-Ray, Microsoft a fait de même, mais a aussi choisi de brider les performances de cette version plus abordable, ce qui réduit fortement le coût de ses composants. 

En termes de performances, des différences existent entre les deux consoles. Le processeur de la PS5 (3,5 GHz) est un peu moins puissant que celui de la Xbox Series X (3,8 GHz). Même chose pour la carte graphique : 12 TFLOPS en performance brute chez Xbox, 10,28 chez Playstation. Leurs RAM (mémoires vives) sont en revanche identiques, à 16 Go. La PS5 possède un plus petit disque dur que la Xbox (825 Go contre 1 To), mais il est plus rapide, ce qui devrait permettre des chargements plus courts des jeux. Pour le catalogue de jeux, l'avantage est du côté de Sony, la PS5 possédant déjà de nombreuses exclusivités, là où Xbox se contente de sa franchise phare développée par Microsoft, Halo.  

Les jeux sur la Playstation 5

Plusieurs dizaines de jeux ont déjà été annoncés par Sony. Certains sont des rééditions de titres déjà sortis sur PS4, tandis que d'autres seront développés spécifiquement pour la PS5. Certains de ces jeux seront exclusifs à la PS5 (non disponibles sur des plateformes concurrentes), soit parce qu'ils sont développés par Sony, soit grâce à des accords d'exclusivité signés avec des éditeurs. Certains seront disponibles au lancement de la console, d'autres plus tard. Le prix des jeux de PS5 devrait augmenter : certains éditeurs ont déjà annoncé des titres à 70 ou 75 euros, contre 60 sur PS4.

Jeux exclusifs annoncés sur PS5 :
  • Astro's Playroom (préinstallé sur la PS5)
  • Demon's Souls
  • Destruction AllStars
  • Godfall
  • Gran Turismo 7
  • Horizon : Forbidden West
  • Project Athia
  • Ratchet and Clank: Rift Apart
  • Recompile
  • Returnal
  • Sackboy : A Big Adventure
  • Spider-Man : Miles Morales.
Autres jeux annoncés sur PS5 :
  • Anima : Song From the Abyss
  • Assassin's Creed Valhalla
  • BugSnax
  • Chivalry 2
  • Chorus
  • Control
  • Cris Tales
  • Cyberpunk 2077
  • Deathloop
  • Destiny 2
  • Dirt 5
  • Dustborn
  • FIFA 21
  • Fortnite
  • Ghostwire: Tokyo
  • Goodbye Volcano High
  • Grand Theft Auto 5
  • Haven
  • Heavenly Bodies
  • Hitman 3
  • Jett: The Far Shore
  • Kena - Bridge of Spirits
  • Little Devil Inside
  • Madden 21
  • Maquette
  • Metal: Hellsinger
  • NBA 2K21
  • Observer : System Redux
  • Oddworld Soulstorm
  • Outriders
  • Paradise Lost
  • Planet Coaster: Console Edition
  • Pragmata
  • Quantum Error
  • Resident Evil Village
  • Sherlock Holmes : Chapter One
  • Solar Ash
  • Stray
  • The Lord of the Rings : Gollum
  • Tom Clancy's Rainbow Six Siege
  • Vampire : The Masquerade – Bloodlines
  • Warframe
  • Warhammer : Chaosbane
  • Worms Rumble
  • WRC 9

L'IA est-elle véritablement absente de la crise ?

jeu, 09/07/2020 - 10:25

L'IA a nourrit beaucoup de fantasmes ces dernières années et était attendue comme la solution miracle qui allait résoudre la crise sanitaire et économique entraîné par le Covid-19. Beaucoup ont déplorés son absence ces derniers mois. Pourtant, l'IA souffre en réalité d'un grand manque de confiance généralisé à son égard et il est grand temps de lui redonner la place qu'elle mérite.

L’IA absente de la crise ?

Depuis plusieurs années l’IA a fait couler beaucoup d’encre. En 2018, le gouvernement a été clair : ce ne sont pas moins de 1,5 milliard d’euros qui seront investis pour son développement d’ici 2022[1]. Capable de remplacer l’humain dans de nombreuses tâches, l’IA fait gagner du temps, crée des emplois et est une source indéniable de croissance économique. Elle s’installe au sein de nombreuses entreprises dans divers domaines : santé (diagnostics de maladies, mises au point de nouveaux médicaments, etc) , finance (détection d’opérations frauduleuses, agents conversationnels pour répondre aux clients), et même dans le domaine juridique dans le cadre d’analyse de jurisprudence.

L’IA a de nombreux mérites, mais en ce temps de crise beaucoup ont déploré son absence notamment au sein des entreprises. En effet, toutes les tâches telles que la gestion de documents, traitement des demandes au sein des banques et assurances, etc, auraient pu être facilitées par l’IA évitant ainsi aux citoyens d’attendre plusieurs semaines pour leurs démarches administratives souvent urgentes au vu du contexte. Beaucoup se sont alors posés la question légitime de savoir si l’IA n’avait pas été surestimée ces dernières années et si elle était réellement capable d’avoir un véritable impact ? En réalité, bien que la situation actuelle puisse amener à douter des promesses de l’IA, la vérité se trouve ailleurs.

Il est grand temps de faire confiance à l’IA

L’IA a créé beaucoup de fantasmes mais il faut bien comprendre qu’elle n’a rien de magique. Il s’agit de prédictions basées sur des modèles mathématiques s’appuyant sur l’apprentissage de données. La qualité des algorithmes dépend surtout de la qualité des données qui lui sont fournies. Difficile alors pour l’IA de quantifier la probabilité d’un virus de type Covid.

De la même manière une fois l’épidémie en place, sans bonnes données difficile de modéliser une IA. D’ailleurs au vu de la qualité/fiabilité des données remontées par les divers gouvernements comment une IA pourrait-elle aider correctement si son enseignement est erroné ?

Dans le contexte complexe actuel avec la multiplicité des sources et des formats de données, ces dernières ne permettent pas de tirer pleinement parti de l’IA. Cette situation entraîne par conséquent un manque de confiance en l’IA. De nombreuses entreprises ont du mal à accepter l’approche purement mathématique (algorithmes basés sur les probabilités, statistiques et autres notions complexes difficilement palpables) qui est l’essence même de l’IA. Pourtant, la décision humaine est tout aussi incertaine, voire plus encore. Par exemple, dans le cas de la reconnaissance d’images ou d’informations, le l’apport de l’IA est indéniable, mais les entreprises préfèrent encore laisser faire ce travail par l’humain.

Cette attitude dénote un état d’esprit plus général au sein des entreprises : celui de la méfiance. C’est d’ailleurs ce qui a été observé ces derniers mois à l’égard du télétravail qui peine à se démocratiser en France. Beaucoup de métiers auraient pu le mettre en place depuis longtemps, mais il a fallu attendre une période de crise pour s’y mettre avec contrainte et sans aucune préparation. C’est pareil pour l’IA. Espérons néanmoins qu’il n’y aura pas besoin d’attendre une autre crise pour réaliser que cela doit devenir une priorité dès aujourd’hui.

Une stratégie d’entreprise indispensable

La crise n’étant pas terminée, il faut se préparer à la mutation de nos sociétés. La digitalisation, la robotisation et l’implémentation de l’IA doivent évidemment devenir enfin des priorités. Mais comment faire alors que de nombreux blocages existent encore et que beaucoup d’entreprises ont des infrastructures informatiques obsolètes, un manque de compétence des collaborateurs et la pensée que l’IA ou l’automatisation sont insuffisamment matures et trop incertaines pour être déployées à l’échelle ?

La solution : une prise de conscience généralisée et la mise en place d'une véritable stratégie d’entreprise pour permettre à l’IA et à l’automatisation de prendre enfin leurs places et devenir de réels catalyseurs et moteurs du monde de demain. Lancer des projets pilotes (ou POC), c’était le monde d’hier ! Aujourd’hui l’urgence est à notre porte et les entreprises qui veulent rebondir sur la crise qui s’annonce doivent mettre en place les organisations adéquates et utiliser les solutions qui ont déjà fait leurs preuves et qui ne demandent qu’à être exploitées à grande échelle. Reconnaissance d’image et/ou faciale, analyse linguistique ou de sentiments, automatisation de processus sont effet dans les starting-blocks … alors qu’attend-ton ?

L’IA n’est pas absente de la crise actuelle. Elle souffre particulièrement et surtout du manque de confiance général de la société à son égard. Il est grand temps de lui donner toute la place qu’elle mérite tout en accélérant le processus d’automatisation au sein des entreprises. Il est évident que la crise actuelle amènera de grands changements dans la société : ressources humaines, finances, administration, personne ne sera épargné. Devenir efficace et simplifier les processus au sein des entreprises doit devenir une priorité pour éviter la panique et l’improvisation générale de ces derniers mois.

[1] Le Figaro, La France va investir 1,5 milliard d’euros pour l’IA d’ici 2022, 29 mars 2018.

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